"J'habite dans une rue qui commence à Uccle et finit à Ixelles. Selon la commune, le macadam est différent, l'éclairage est différent, les arbres sont différents et cela me fait marrer. Bruxelles est d'ailleurs la seule ville où je m'arrête régulièrement pour prendre des photos et je ris!". Il y a 20 ans, le Français Christian de La Villehuchet a rejoint la Belgique pour relever un défi professionnel et, depuis, ce pays n'a jamais cessé de le su...

"J'habite dans une rue qui commence à Uccle et finit à Ixelles. Selon la commune, le macadam est différent, l'éclairage est différent, les arbres sont différents et cela me fait marrer. Bruxelles est d'ailleurs la seule ville où je m'arrête régulièrement pour prendre des photos et je ris!". Il y a 20 ans, le Français Christian de La Villehuchet a rejoint la Belgique pour relever un défi professionnel et, depuis, ce pays n'a jamais cessé de le surprendre. Aujourd'hui global chief integration officer du groupe Havas, il s'en amuse régulièrement sur son compte Instagram avec des clichés décalés qu'il affuble du mot-clé #OnlyinBelgium. "Bruxelles est la ville la plus exotique d'Europe, poursuit-il. Non pas qu'il y ait des palmiers, mais tout y est contraste, surtout d'un point de vue architectural. Il y a un vrai foisonnement de cultures et de nationalités dans cette capitale que j'ai rebaptisée The world village!". Egalement CEO de Havas Belgique, Christian de La Villehuchet estime avoir réussi son intégration au sein de la population belge et dit n'en tirer aucun mérite: "Les gens sont ouverts et extraordinairement accessibles, qu'ils soient patrons ou simples commerçants. A Bruxelles, on peut tisser un réseau beaucoup plus rapidement qu'à Paris où les barrières se multiplient dès que l'on tente d'entrer en contact avec le responsable d'une entreprise ou d'une institution." Pour Christian de La Villehuchet, cette ouverture d'esprit noir-jaune-rouge se remarque aussi dans le fameux compromis à la belge que ce manager du groupe Havas préfère qualifier de "consensus à la belge": "Le mot compromis implique un certain renoncement, tandis que le mot consensus suppose un esprit d'adhésion. Les Belges trouvent toujours un terrain d'entente. C'est dans leurs gènes et cela se ressent d'ailleurs dans leur management qui est plus horizontal et plus collaboratif qu'en France. Ils sont très pragmatiques et beaucoup plus à l'écoute parce que la diversité fait partie intégrante de l'identité du pays. En Belgique, on travaille davantage 'avec' que 'pour'."