Ce plan de départs "va être présenté mardi aux représentants du personnel, lors d'une réunion du Comité social et économique (CSE)", a précisé cette source, qui a requis l'anonymat, confirmant des informations publiées par la lettre professionnelle Satellifax et le site Les Jours. Après que Satellifax a évoqué un plan de départs "massif", ce jeudi, Les Jours avaient écrit à leur tour que le groupe voulait supprimer au moins 500 postes, soit "presque 18% des effectifs de Canal+ en France" (2.800 salariés, sur un total de 7.000 dans le monde).

Selon le site, seuls les effectifs en France sont concernés et ceux de Canal+ International, la division qui gère les activités à l'étranger, seront épargnés. Une configuration qui traduit bien la situation difficile de Canal+ France, à la peine, qui contraste avec le dynamisme des activités du groupe à l'international (il est notamment présent en Pologne, en Afrique, au Vietnam, en Birmanie). La filiale du groupe Vivendi doit en effet faire face sur son marché national à un contexte nettement plus ardu ces dernières années, avec d'un côté dans le sport la concurrence de BeIN Sports, SFR (Altice) et bientôt celle de Mediapro.

Et, dans les films et séries, son autre pilier traditionnel, la chaîne cryptée et ses bouquets de chaînes payantes doit faire face à l'essor accéléré des plateformes de vidéo sur abonnement comme Netflix et Amazon Prime. Une double concurrence qui a entraîné une érosion de son parc d'abonnés directs en France et l'a obligé à lancer des services moins chers, comme la plateforme MyCanal et la nouvelle offre Canal+Séries. Le groupe comptait l'an dernier 16,2 millions d'abonnés dans le monde, dont 8,3 millions en France. Mais chez ces derniers, les abonnements individuels directs ont reculé de 300.000 par rapport à 2017, à 4,73 millions, les autres abonnés étant quant à eux issus de partenariats avec des opérateurs de télécoms.