Sur Facebook, un événement public nommé "coupe ton compteur" rassemble à l'heure actuelle plus de 70.000 personnes. Son objectif est d'interpeller les fournisseurs et les autorités sur la hausse spectaculaire des prix des énergies depuis plusieurs mois. Les organisateurs sont contre l'idée de ne pas payer les factures d'énergie, en regard des désavantages que cela comporte (pose d'un compteur budget, frais de huissier,...).

A la place, ils invitent plutôt les Belges à couper leur compteur dans la soirée du vendredi 23 septembre, sur une période limitée, de 19h15 à 19h45. "Plutôt que de lancer un courant qui voudrait ne pas payer sa facture, indiquons plutôt aux fournisseurs, tous ensemble que nous pouvons aussi agir sur notre consommation", peut-on lire dans la description de l'événement Facebook.

Une action symbolique

"Depuis plusieurs semaines, on reçoit de la part des autorités et des services publics beaucoup de conseils comme baisser le chauffage, mettre un pull, ou éteindre la lumière quand il fait jour. Ce sont des conseils ridicules. Les gens les appliquent depuis longtemps. C'est de là que m'est venu à l'idée de lancer une action tout aussi ridicule : couper son compteur électrique. C'est une action symbolique", explique à la RTBF Manu Rochet, le carolo qui a lancé l'initiative sur le réseau social.

L'organisateur, prudent, avance que l'objectif n'est pas de "détraquer le système", mais juste "d'envoyer un message suffisamment fort". L'action pourrait tout de même avoir quelques petites répercussions sur le réseau électrique.

Des problèmes sur le réseau ?

Frédérique Boogaerts, porte-parole adjoint d'Orès le gestionnaire de réseaux de distribution en Wallonie, minimise les potentiels risques. Il explique à Trends Tendances : "L'impact sur le réseau de distribution sera limité. Le réseau ne court pas de danger. Néanmoins, des problèmes de tensions pourraient potentiellement arriver via des coupures de courant sporadiques et localisées quand on se rebranche sur le réseau. Ces problèmes peuvent se poser dans certains quartiers. Si on prend une cabine de distribution dans un quartier qui dessert 20 habitations et que 15 personnes participent à l'action, on risque peut-être d'affecter l'ensemble des clients de la zone, participants ou non. Il y aura à un moment une surtension qui va déclencher les disjoncteurs et priver l'habitation de courant. L'installation va simplement se mettre en sécurité."

Le responsable ajoute : "C'est le seul impact qu'on craint, c'est qu'on ait de nombreux appels de personnes qui pensent avoir une coupure de courant générale alors que leur installation se serait simplement mise en sécurité". Le responsable veut passer ce message : si suite à cette action, une coupure de courant survient, il faut d'abord vérifier que le disjoncteur ne s'est pas ouvert et "remonter le compteur" pour retrouver du courant, avant d'appeler ORES.

"On n'est pas inquiet"

Si Elia, le gestionnaire du réseau de transport d'électricité à haute tension, dit, de son côté, surveiller le réseau, en vue de cette action, il ne se montre pas inquiet, à ce stade, quant au bon fonctionnement du système. Jean Fassiaux, porte-parole de l'entreprise explique : "Cela dépendra du potentiel de personnes qui participeront au mouvement.Si on s'en réfère aux participants inscrits sur Facebook, cela est tout à fait gérable. On ne prévoit pas d'impact majeur sur l'équilibre du réseau. Il faudrait beaucoup plus de personnes pour pouvoir impacter vraiment son fonctionnement."

70.000 tentés par l'évènement

Les participants à l'action ce vendredi sont invités par les organisateurs à publier un selfie aux chandelles, bougies, ou lampes de poche avec les hashtag #CoupeTonCompteur et #BGOV afin de montrer leur mécontentement au gouvernement.

A l'heure d'écrire ces lignes, plus de 27.000 personnes avaient déclaré leur intention de participer à l'action, tandis que plus de 44.000 internautes se disaient "intéressés".

Sur Facebook, un événement public nommé "coupe ton compteur" rassemble à l'heure actuelle plus de 70.000 personnes. Son objectif est d'interpeller les fournisseurs et les autorités sur la hausse spectaculaire des prix des énergies depuis plusieurs mois. Les organisateurs sont contre l'idée de ne pas payer les factures d'énergie, en regard des désavantages que cela comporte (pose d'un compteur budget, frais de huissier,...). A la place, ils invitent plutôt les Belges à couper leur compteur dans la soirée du vendredi 23 septembre, sur une période limitée, de 19h15 à 19h45. "Plutôt que de lancer un courant qui voudrait ne pas payer sa facture, indiquons plutôt aux fournisseurs, tous ensemble que nous pouvons aussi agir sur notre consommation", peut-on lire dans la description de l'événement Facebook."Depuis plusieurs semaines, on reçoit de la part des autorités et des services publics beaucoup de conseils comme baisser le chauffage, mettre un pull, ou éteindre la lumière quand il fait jour. Ce sont des conseils ridicules. Les gens les appliquent depuis longtemps. C'est de là que m'est venu à l'idée de lancer une action tout aussi ridicule : couper son compteur électrique. C'est une action symbolique", explique à la RTBF Manu Rochet, le carolo qui a lancé l'initiative sur le réseau social. L'organisateur, prudent, avance que l'objectif n'est pas de "détraquer le système", mais juste "d'envoyer un message suffisamment fort". L'action pourrait tout de même avoir quelques petites répercussions sur le réseau électrique. Frédérique Boogaerts, porte-parole adjoint d'Orès le gestionnaire de réseaux de distribution en Wallonie, minimise les potentiels risques. Il explique à Trends Tendances : "L'impact sur le réseau de distribution sera limité. Le réseau ne court pas de danger. Néanmoins, des problèmes de tensions pourraient potentiellement arriver via des coupures de courant sporadiques et localisées quand on se rebranche sur le réseau. Ces problèmes peuvent se poser dans certains quartiers. Si on prend une cabine de distribution dans un quartier qui dessert 20 habitations et que 15 personnes participent à l'action, on risque peut-être d'affecter l'ensemble des clients de la zone, participants ou non. Il y aura à un moment une surtension qui va déclencher les disjoncteurs et priver l'habitation de courant. L'installation va simplement se mettre en sécurité."Le responsable ajoute : "C'est le seul impact qu'on craint, c'est qu'on ait de nombreux appels de personnes qui pensent avoir une coupure de courant générale alors que leur installation se serait simplement mise en sécurité". Le responsable veut passer ce message : si suite à cette action, une coupure de courant survient, il faut d'abord vérifier que le disjoncteur ne s'est pas ouvert et "remonter le compteur" pour retrouver du courant, avant d'appeler ORES. Si Elia, le gestionnaire du réseau de transport d'électricité à haute tension, dit, de son côté, surveiller le réseau, en vue de cette action, il ne se montre pas inquiet, à ce stade, quant au bon fonctionnement du système. Jean Fassiaux, porte-parole de l'entreprise explique : "Cela dépendra du potentiel de personnes qui participeront au mouvement.Si on s'en réfère aux participants inscrits sur Facebook, cela est tout à fait gérable. On ne prévoit pas d'impact majeur sur l'équilibre du réseau. Il faudrait beaucoup plus de personnes pour pouvoir impacter vraiment son fonctionnement." Les participants à l'action ce vendredi sont invités par les organisateurs à publier un selfie aux chandelles, bougies, ou lampes de poche avec les hashtag #CoupeTonCompteur et #BGOV afin de montrer leur mécontentement au gouvernement.A l'heure d'écrire ces lignes, plus de 27.000 personnes avaient déclaré leur intention de participer à l'action, tandis que plus de 44.000 internautes se disaient "intéressés".