Pourquoi l'appelle-t-on le Bel20 ? Notre graphique sur la " belgitude " des 20 plus grandes entreprises cotées à Bruxelles (en page 20) est éloquent : seules cinq d'entre elles affichent un actionnariat connu majoritairement belge et, à l'autre bout de l'échelle, neuf n'ont pas 10% d'actionnaires belges. Notre économie est-elle définitivement rangée sous d'autres pavillons nationaux ? Comme souvent, la réponse mérite des nuances. A commencer par une nuance boursière fondamentale. Une part significative des actions de ces 20 entreprises sont détenues par des petits actionnaires, par nature anonymes mais parmi lesquels il serait logique de retrouver pas mal de citoyens belges. Certes, ils ne se déplacent pas forcément aux assemblées générales et ne pèsent aucunement sur les choix stratégiques, mais à tout le moins, ils permettent de conserver une partie des dividendes dans le pays.
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