Bekaert souhaite améliorer l'efficacité de son modèle opérationnel et l'efficience des processus à travers l'entreprise. Elle va réorganiser ses activités en Belgique afin de répondre à l'évolution des attentes des clients et du marché. "L'impact de la pandémie de Covid-19 sur les économies et les tendances de demande aura des effets durables importants", prédit l'entreprise.

La réorganisation touchera "les activités d'ingénierie globales, plusieurs départements fonctionnels répondant aux besoins globaux ou locaux du groupe, ainsi que certaines fonctions de soutien et fonctions techniques dans les usines de production à Zwevegem".

Dans le détail, Bekaert prévoit une réduction de 95 emplois (63 ouvriers et 32 employés et cadres) au sein de ses activités d'ingénierie belges, basées à Ingelmunster. Le site "doit devenir un centre de connaissances mondial pour le développement de solutions d'équipement innovantes". Le plan prévoit l'arrêt des activités d'atelier en Belgique et le transfert des activités d'expertise avec un laboratoire de prototypes d'Ingelmunster à Deerlijk.

Dans les bureaux de Zwevegem, 46 employés et cadres devraient perdre leur emploi ainsi que 19 employés et cadres dans les usines de production.

Bekaert affirme cependant disposer de 50 postes vacants au sein de l'organisation d'ingénierie et des sites de production belges. "La direction prendra en considération les candidatures des collaborateurs occupant les postes affectés."

ACV/CSC: "la précédente restructuration est à peine bouclée"

La restructuration annoncée vendredi par Bekaert est une "décision cynique" à quelques jours des fêtes de fin d'année, estime l'ACV/CSC. Le syndicat chrétien souligne par ailleurs que la précédente restructuration, de mars 2019, est à peine bouclée.

"Il n'y a pas de bon moment pour faire une telle annonce, mais en pleine crise du coronavirus et juste avant les fêtes de fin d'année, c'est un coup dur pour les collaborateurs", commente un représentant de l'ACV.

La société avait d'ailleurs déjà annoncé une réorganisation au printemps 2019. "La précédente restructuration n'est pas encore tout à fait terminée qu'une nouvelle est déjà annoncée. La question est donc de savoir ce que représente l'avenir de Bekaert en Belgique. Tout porte à croire que le groupe cherche à y restreindre ses activités", ajoute le syndicaliste.

"La tendance se poursuit", observe pour sa part l'ABVV/FGTB. "Tout doit être déversé jusqu'à la dernière goutte, un bain de sang social en suivant un autre."

Le syndicat socialiste déplore aussi le timing de la décision, à l'approche des fêtes. La section d'Aalter en Flandre orientale, où se trouve également un site de Bekaert, n'est guère rassurée sur le sort de cette implantation. "La direction affirme que nos collaborateurs n'ont pas de souci à se faire mais la confiance est perdue. Ce sont toujours des promesses non tenues et la déception n'en est que plus grande", indique l'ABVV-Metaal Bekaert Aalter dans un communiqué.

Bekaert souhaite améliorer l'efficacité de son modèle opérationnel et l'efficience des processus à travers l'entreprise. Elle va réorganiser ses activités en Belgique afin de répondre à l'évolution des attentes des clients et du marché. "L'impact de la pandémie de Covid-19 sur les économies et les tendances de demande aura des effets durables importants", prédit l'entreprise. La réorganisation touchera "les activités d'ingénierie globales, plusieurs départements fonctionnels répondant aux besoins globaux ou locaux du groupe, ainsi que certaines fonctions de soutien et fonctions techniques dans les usines de production à Zwevegem". Dans le détail, Bekaert prévoit une réduction de 95 emplois (63 ouvriers et 32 employés et cadres) au sein de ses activités d'ingénierie belges, basées à Ingelmunster. Le site "doit devenir un centre de connaissances mondial pour le développement de solutions d'équipement innovantes". Le plan prévoit l'arrêt des activités d'atelier en Belgique et le transfert des activités d'expertise avec un laboratoire de prototypes d'Ingelmunster à Deerlijk. Dans les bureaux de Zwevegem, 46 employés et cadres devraient perdre leur emploi ainsi que 19 employés et cadres dans les usines de production. Bekaert affirme cependant disposer de 50 postes vacants au sein de l'organisation d'ingénierie et des sites de production belges. "La direction prendra en considération les candidatures des collaborateurs occupant les postes affectés."ACV/CSC: "la précédente restructuration est à peine bouclée" La restructuration annoncée vendredi par Bekaert est une "décision cynique" à quelques jours des fêtes de fin d'année, estime l'ACV/CSC. Le syndicat chrétien souligne par ailleurs que la précédente restructuration, de mars 2019, est à peine bouclée. "Il n'y a pas de bon moment pour faire une telle annonce, mais en pleine crise du coronavirus et juste avant les fêtes de fin d'année, c'est un coup dur pour les collaborateurs", commente un représentant de l'ACV. La société avait d'ailleurs déjà annoncé une réorganisation au printemps 2019. "La précédente restructuration n'est pas encore tout à fait terminée qu'une nouvelle est déjà annoncée. La question est donc de savoir ce que représente l'avenir de Bekaert en Belgique. Tout porte à croire que le groupe cherche à y restreindre ses activités", ajoute le syndicaliste. "La tendance se poursuit", observe pour sa part l'ABVV/FGTB. "Tout doit être déversé jusqu'à la dernière goutte, un bain de sang social en suivant un autre." Le syndicat socialiste déplore aussi le timing de la décision, à l'approche des fêtes. La section d'Aalter en Flandre orientale, où se trouve également un site de Bekaert, n'est guère rassurée sur le sort de cette implantation. "La direction affirme que nos collaborateurs n'ont pas de souci à se faire mais la confiance est perdue. Ce sont toujours des promesses non tenues et la déception n'en est que plus grande", indique l'ABVV-Metaal Bekaert Aalter dans un communiqué.