L'énergie, nerf du conflit entre l'Union européenne et la Russie. Si sur le champ de bataille, les affrontements se font à distance entre les deux blocs, ce n'est pas le cas sur le terrain économique, loin de là. Pour preuve les récents chiffres publiés par l'agence de statistiques européennes Eurostat, qui vient de dévoiler les montants et provenances des importations en énergie de l'Union européenne ces derniers mois.

Et ce que l'on peut dire, c'est que la Russie a perdu beaucoup de terrain. Avant le début du conflit en Ukraine fin février 2022, la part de la Russie dans les importations énergétiques de l'UE était plutôt stable. Ainsi, au premier trimestre 2022, cette part se situait entre 26% et 28% (soit la plus importante pour l'Union européenne).

Mais Vladimir Poutine, qui a lui-même décidé de fermer les vannes en plus des sanctions européennes, a donc fait baisser ces chiffres. Les importations russes ont fortement diminué entre le premier et le deuxième trimestre 2022, et plus précisément entre le mois d'avril et mai. Une tendance qui s'est poursuivie les mois suivants, entrainant une diminution globale de la part de la Russie dans les importations énergétiques de l'UE de 10 points de pourcentage (pp) entre le premier et le troisième trimestre 2022, passant à 15%. Soit une perte de 6,1 milliards d'euros pour la Russie.

Evidemment, d'autres grandes économies mondiales ont bénéficié de ce recul pour augmenter leurs exportations à destination de l'Union européenne.

Le Royaume-Uni et les Etats-Unis en profitent

Au début du premier trimestre 2022, les importations en provenance du Royaume-Uni et des Etats-Unis combinées ne dépassaient pas celles de la Russie. Mais le basculement a lieu au mois de mars, juste après l'invasion de l'Ukraine donc. L'écart ne va ensuite qu'augmenter.

Ainsi, au premier trimestre 2022, les Etats-Unis représentaient 9% des importations en énergie de l'UE et le Royaume-Uni, 6%. Au troisième trimestre, ces chiffres atteignent respectivement 12% et 7,5%. En part combinée, les États-Unis et le Royaume-Uni avaient un taux d'importation supérieur de 1,4 pp par rapport à celui de la Russie au deuxième trimestre 2022. Une différence qui s'est accrue pour atteindre 4,8 pp au troisième trimestre.

Enfin, d'autres pays comme la Norvège et l'Algérie ont également augmenté leurs exportations. En espérant que cela suffise...

L'énergie, nerf du conflit entre l'Union européenne et la Russie. Si sur le champ de bataille, les affrontements se font à distance entre les deux blocs, ce n'est pas le cas sur le terrain économique, loin de là. Pour preuve les récents chiffres publiés par l'agence de statistiques européennes Eurostat, qui vient de dévoiler les montants et provenances des importations en énergie de l'Union européenne ces derniers mois.Et ce que l'on peut dire, c'est que la Russie a perdu beaucoup de terrain. Avant le début du conflit en Ukraine fin février 2022, la part de la Russie dans les importations énergétiques de l'UE était plutôt stable. Ainsi, au premier trimestre 2022, cette part se situait entre 26% et 28% (soit la plus importante pour l'Union européenne). Mais Vladimir Poutine, qui a lui-même décidé de fermer les vannes en plus des sanctions européennes, a donc fait baisser ces chiffres. Les importations russes ont fortement diminué entre le premier et le deuxième trimestre 2022, et plus précisément entre le mois d'avril et mai. Une tendance qui s'est poursuivie les mois suivants, entrainant une diminution globale de la part de la Russie dans les importations énergétiques de l'UE de 10 points de pourcentage (pp) entre le premier et le troisième trimestre 2022, passant à 15%. Soit une perte de 6,1 milliards d'euros pour la Russie.Evidemment, d'autres grandes économies mondiales ont bénéficié de ce recul pour augmenter leurs exportations à destination de l'Union européenne.Au début du premier trimestre 2022, les importations en provenance du Royaume-Uni et des Etats-Unis combinées ne dépassaient pas celles de la Russie. Mais le basculement a lieu au mois de mars, juste après l'invasion de l'Ukraine donc. L'écart ne va ensuite qu'augmenter. Ainsi, au premier trimestre 2022, les Etats-Unis représentaient 9% des importations en énergie de l'UE et le Royaume-Uni, 6%. Au troisième trimestre, ces chiffres atteignent respectivement 12% et 7,5%. En part combinée, les États-Unis et le Royaume-Uni avaient un taux d'importation supérieur de 1,4 pp par rapport à celui de la Russie au deuxième trimestre 2022. Une différence qui s'est accrue pour atteindre 4,8 pp au troisième trimestre. Enfin, d'autres pays comme la Norvège et l'Algérie ont également augmenté leurs exportations. En espérant que cela suffise...