La plateforme de trading Robinhood prépare son entrée en Bourse à Wall Street. Elle vient de déposer son prospectus à la SEC, l'autorité américaine des marchés. Cette application, qui n'est pas encore présente en Belgique, revendique 18 millions d'utilisateurs actifs. C'est deux fois plus qu'il y a un an. La moyenne d'âge des utilisateurs est de 30 ans, la moitié sont des investisseurs débutants.

Ce qui séduit les jeunes dans ce type de plateforme, c'est l'expérience utilisateurs. En quelques clics sur son smartphone, le client peut acheter et vendre des actifs financiers, sans frais de transaction. Le "Robin des bois" du trading promet de ne pas ponctionner de commission chez ses clients. La plateforme se rémunère par d'autres moyens, notamment des abonnements premium. Le public jeune trouve avec ce type d'application une première porte d'entrée vers le trading. Robinhood revendique près de 80 milliards de dollars d'actifs traités sur sa plateforme. Si elle réussit son entrée en Bourse, la société pourrait atteindre une valorisation de 40 milliards de dollars, d'après un analyste de Bloomberg.

Prudence

Robinhood a aussi un côté sombre: elle a été condamnée à une amende de 70 millions de dollars pour avoir transmis des informations trompeuses à ses clients, et a joué un rôle trouble dans l'affaire Game-Stop. Elle est également fortement exposée aux cryptomonnaies. Ces actifs financiers non régulés, extrêmement volatils, représentaient au premier trimestre 2021 plus de 17% du montant total des transactions.

A côté de Robinhood, quantité d'autres plateformes de trading en ligne se sont développées. Certaines sont des arnaques complètes dont il faut se méfier absolument. La FSMA vient d'ailleurs de compléter sa liste de plateformes suspectes sur son site internet. D'autres, comme Robinhood, se positionnent en outils d'investissement "parallèles" en misant tout sur le public jeune. C'est le cas d'eToro (20 millions d'utilisateurs, 34 ans en moyenne) ou de la plateforme d'échange de cryptomonnaies Coinbase (56 millions d'utilisateurs).

Chez Febelfin et Assuralia, on constate aussi cet attrait des plateformes de trading auprès des jeunes. Pour tenter de les aiguiller vers des comportements d'investissement plus "traditionnels", les deux fédérations viennent de lancer une nouvelle campagne d'information. Le "Club Invest" vise à donner des outils aux apprentis traders. "Le but est de permettre aux investisseurs de faire un choix éclairé", explique Rodolphe de Pierpont, porte-parole de Febelfin. La campagne se décline sur les réseaux sociaux via des vidéos accessibles au grand public.

Les deux fédérations espèrent ainsi réorienter les investisseurs débutants vers des acteurs établis, soumis à la réglementation belge. Notamment vers les banques, qui multiplient les offensives vers un public jeune avec leurs propres applications de trading, comme Belfius et sa nouvelle offre Re=Bel.

Du côté de Febelfin, on ne fait aucun commentaire sur les plateformes Robinhood ou eToro. Mais on met en garde sur le marché dérégulé des cryptomonnaies: "Nous ne ferons jamais de publicité pour des produits spéculatifs sans aucune substance, comme le bitcoin, tacle Rodolphe de Pierpont. Nous invitons les investisseurs à la prudence".

La plateforme de trading Robinhood prépare son entrée en Bourse à Wall Street. Elle vient de déposer son prospectus à la SEC, l'autorité américaine des marchés. Cette application, qui n'est pas encore présente en Belgique, revendique 18 millions d'utilisateurs actifs. C'est deux fois plus qu'il y a un an. La moyenne d'âge des utilisateurs est de 30 ans, la moitié sont des investisseurs débutants. Ce qui séduit les jeunes dans ce type de plateforme, c'est l'expérience utilisateurs. En quelques clics sur son smartphone, le client peut acheter et vendre des actifs financiers, sans frais de transaction. Le "Robin des bois" du trading promet de ne pas ponctionner de commission chez ses clients. La plateforme se rémunère par d'autres moyens, notamment des abonnements premium. Le public jeune trouve avec ce type d'application une première porte d'entrée vers le trading. Robinhood revendique près de 80 milliards de dollars d'actifs traités sur sa plateforme. Si elle réussit son entrée en Bourse, la société pourrait atteindre une valorisation de 40 milliards de dollars, d'après un analyste de Bloomberg. Robinhood a aussi un côté sombre: elle a été condamnée à une amende de 70 millions de dollars pour avoir transmis des informations trompeuses à ses clients, et a joué un rôle trouble dans l'affaire Game-Stop. Elle est également fortement exposée aux cryptomonnaies. Ces actifs financiers non régulés, extrêmement volatils, représentaient au premier trimestre 2021 plus de 17% du montant total des transactions. A côté de Robinhood, quantité d'autres plateformes de trading en ligne se sont développées. Certaines sont des arnaques complètes dont il faut se méfier absolument. La FSMA vient d'ailleurs de compléter sa liste de plateformes suspectes sur son site internet. D'autres, comme Robinhood, se positionnent en outils d'investissement "parallèles" en misant tout sur le public jeune. C'est le cas d'eToro (20 millions d'utilisateurs, 34 ans en moyenne) ou de la plateforme d'échange de cryptomonnaies Coinbase (56 millions d'utilisateurs). Chez Febelfin et Assuralia, on constate aussi cet attrait des plateformes de trading auprès des jeunes. Pour tenter de les aiguiller vers des comportements d'investissement plus "traditionnels", les deux fédérations viennent de lancer une nouvelle campagne d'information. Le "Club Invest" vise à donner des outils aux apprentis traders. "Le but est de permettre aux investisseurs de faire un choix éclairé", explique Rodolphe de Pierpont, porte-parole de Febelfin. La campagne se décline sur les réseaux sociaux via des vidéos accessibles au grand public. Les deux fédérations espèrent ainsi réorienter les investisseurs débutants vers des acteurs établis, soumis à la réglementation belge. Notamment vers les banques, qui multiplient les offensives vers un public jeune avec leurs propres applications de trading, comme Belfius et sa nouvelle offre Re=Bel. Du côté de Febelfin, on ne fait aucun commentaire sur les plateformes Robinhood ou eToro. Mais on met en garde sur le marché dérégulé des cryptomonnaies: "Nous ne ferons jamais de publicité pour des produits spéculatifs sans aucune substance, comme le bitcoin, tacle Rodolphe de Pierpont. Nous invitons les investisseurs à la prudence".