Nous pourrions voir dans peu de temps des agences bancaires ouvertes le samedi après-midi. Comme le révélait voici quelques jours le quotidien L'Echo, les syndicats et les banques sont arrivés à un projet de convention collective (CCT), qui doit encore être approuvé par les instances syndicales et qui devrait permettre plus de souplesse dans les horaires de travail pour les employés qui le souhaitent.
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Nous pourrions voir dans peu de temps des agences bancaires ouvertes le samedi après-midi. Comme le révélait voici quelques jours le quotidien L'Echo, les syndicats et les banques sont arrivés à un projet de convention collective (CCT), qui doit encore être approuvé par les instances syndicales et qui devrait permettre plus de souplesse dans les horaires de travail pour les employés qui le souhaitent. Le porte-parole de Febelfin, Rodolphe de Pierpont, ne désire pas pour l'instant s'étendre sur le sujet car les négociations sont encore en cours. " Mais ce n'est pas un secret, dit-il. Le monde bancaire change, et les attentes des clients également. " Assouplir les horaires était une demande des banques depuis plusieurs années. Et il est vrai que les bases de la convention collective du secteur bancaire (la CCT 310) datent de 1959 et " ne sont plus nécessairement adaptées à l'organisation du travail actuelle ", souligne Jean-Michel Cappoen, secrétaire général du syndicat socialiste Setca et responsable du secteur bancaire. Un exemple : voici un an, BNP Paribas Fortis ouvrait à Bruxelles, rue Neuve, une agence d'un nouveau type, baptisée Be.Connected. Il s'agit d'un point de contact situé sur une artère de grand passage, qui met l'accent sur l'offre digitale de la banque. Mais si la rue Neuve est très animée le samedi après-midi, elle l'est bien moins le matin. Or, la convention collective actuelle ne permet pas aux employés de travailler le samedi au-delà de 13 heures, ce qui signifie que, dans les faits, les agences ferment le samedi midi. Et le cas de BNP Paribas Fortis n'est pas isolé. Certes, pour les banques, la possibilité de travailler le samedi après-midi, le soir ou le week-end existait déjà, rappelle Jean-Michel Cappoen : on peut voir des représentants des banques dans des lieux de concerts, par exemple. Mais il s'agit de travailleurs employés par des sous-traitants (des sociétés de communication ou de marketing, par exemple) qui ne doivent pas se plier aux règles de la CCT 310. Or, le nombre de personnes employées par les banques se réduit continuellement depuis plus de 20 ans. L'assouplissement horaire proposé devrait donc répondre à ces nouvelles demandes de la clientèle en procurant de l'emploi interne. " Mais l'objectif n'est pas d'ouvrir toutes les agences bancaires le samedi après-midi ", tempère encore Jean-Michel Cappoen. Cela coûterait de toute façon trop cher. L'idée est plutôt de réserver cette possibilité de flexibilité horaire aux employés qui le désirent et de fixer un cadre général. "Ensuite, chaque banque négociera un accord particulier au sein de son conseil d'entreprise ", ajoute-t-il. Les affiliés des syndicats devraient se prononcer sur ces modifications au début du mois de février.