On a testé pour vous : EVA, la nouvelle sensation d’e-sport qui fait suer les gamers

Une première arène belge EVA (Esports Virtual Arenas) s’est ouverte près de Liège. On a testé cette nouvelle sensation mêlant e-sport et réalité virtuelle (VR), sur un grand plateau de 500 m2. Casque de réalité virtuelle vissé sur la tête et arme en main, l’immersion est totale.  

Avant de se lancer dans l’aventure, Arthur, l’un des deux gérants de la salle nous explique les consignes de base, lors de l’« onboarding ». Positionnés sur la « battle arena », nous sommes ensuite équipés d’un casque de réalité virtuelle ergonomique et léger et d’une arme connectée. Passé les premières appréhensions, l’immersion dans l’univers en réalité virtuelle du jeu « After H » est totale. Nous nous découvrons affublés virtuellement d’une armure high tech blanche souple de la tête aux pieds.

Les décors sont bluffants. Les obstacles qui vont nécessiter de marcher (il est interdit de courir pour éviter aux joueurs de se heurter), d’accélérer et de s’accroupir (mais pas de ramper) n’existent que devant nos yeux. Une session compte 3-4 parties de 6 minutes chacune. Seul ou en équipe de 4, le jeu de tir est très simple : éliminer l’adversaire. On passe par différentes « maps », soit une carte de jeu recréant de façon hyper réaliste un vaisseau spatial, une banquise, la planète Mars ou encore une jungle à la végétation luxuriante. On se laisse distraire par la majestuosité du Grand Canyon, plus vrai que nature – on a presque le vertige – et on se fait tuer par l’adversaire.

L’univers virtuel du jeu « After H » d’Eva. PG

Un Grand Canyon plus vrai que nature

On perd très rapidement toute notion d’espace et de temps dans l’arène physique. Quand on se rapproche d’un peu trop près d’une rambarde bien réelle, des signaux d’alerte apparaissent devant nos yeux. Il est aussi possible d’éviter facilement les autres joueurs – équipiers et adversaires – dont la position apparait en permanence dans le casque VR. Lorsqu’un avatar est touché, le joueur est éliminé et doit marcher jusqu’à un point de réapparition. Le jeu n’est donc pas fini pour lui dès le premier « kill ».
En équipe, il est possible de dialoguer avec ses coéquipiers de la meilleure stratégie d’attaque, à la manière d’un jeu en réseau. Avantage de la réalité virtuelle : les équipes peuvent aussi bien s’affronter sur un même plateau qu’à distance, sur deux terrains situés dans des villes différentes. Bon point également: le casque de VR ne donne pas la nausée grâce à l’environnement du jeu conçu à échelle humaine.

Si les habitués des jeux à succès Fortnite ou de Call of Duty se sentent comme des poissons dans l’eau, les novices mettront un peu plus de temps à appréhender cet univers virtuel assez impressionnant. Ils évolueront dans un premier temps à petits pas prudents et se sentiront déjà davantage en confiance après deux sessions de jeu. Niveau activité physique, nous avons parcouru près d’un kilomètre en moyenne en une session d’une trentaine de minutes. C’est certainement mieux que de rester avachi dans son canapé ou sa chaise de gamer, mais sans réellement nous faire suer. Certains joueurs aguerris cumulent toutefois les sessions et parcourent plus de 45 km chaque mois, à en croire les concepteurs d’Eva. Preuves que cela remue : la « EVA League 1« , le tout premier Championnat de France Esport en réalité virtuelle réunissant les 6 meilleures équipes de l’Hexagone a été lancé cette année. En Belgique, le premier tournoi réunissant 12 équipes a été organisé le 1er mai dernier dans une ambiance survoltée.

‘Easy to play, hard to master’

Le concept gagnerait à se développer davantage, car il est un peu répétitif même si les possibilités d’évolution dans les différentes « maps » sont très variées. « Dans l’esport, il y a de la répétition, mais jamais de lassitude. Cela reste de l’entraînement, comme quand vous participez à un match de mini foot », rétorque Jacou Naway, gérant de l’arène liégeoise (lire aussi notre article « EVA, la révolution e-sport à la conquête de la Belgique »). Son fondateur Jean Mariotte abonde dans ce sens :« Comme j’aime dire, c’est ‘Easy to play, hard to master » (Facile à jouer, difficile à maîtriser).

Les fondateurs d’EVA développent leurs jeux en exclusivité. Ils s’engagent à améliorer et développer leur produit de façon continue. Tous les six mois de nouvelles cartes sont créées. Une nouvelle « map » du jeu « After H », avec de nouvelles armes et de nouveaux modes de jeu, est d’ailleurs lancée ce 6 juin. Elle promet un voyage immersif sur la…Lune.

Voyage sur la Lune

Un concept autre que « shooter » serait le bienvenu, pour les plus jeunes gamers notamment. Un nouveau jeu dont le concept est encore tenu secret, mais qui ne sera pas un FPS (first person shooter) est annoncé pour la rentrée. Il sera accessible à tout public, laissent entendre les concepteurs d’EVA. Dans le futur, on imagine aussi pouvoir ressentir des sensations à l’aide de capteurs corporels quand on sera touché par un projectile, à la manière d’un paint ball classique. 

Infos pratiques: « After H Battle arena », « After H Zombies » d’Eva, 19 euros la session de 40 minutes, briefing compris, possibilité d’abonnements. Adresse : Chaussée Verte 96, 4470 Saint-Georges-sur-Meuse

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