La fin des produits raffinés russes

© Getty Images

Depuis ce dimanche 5 février, l’importation de produits pétroliers raffinés russes est interdite. Une suite de l’embargo dont les conséquences sont encore inconnues.

L’importation de pétrole brut russe est interdite depuis le 5 décembre. Comme c’était prévu, cet embargo a connu une suite ce 5 février avec son extension aux produits raffinés (essence, diesel, etc.).

Avant la guerre en Ukraine, la Russie fournissait à l’Union européenne environ 50% de ses besoins en diesel raffiné. Une dépendance alimentée par l’abandon progressif des capacités de raffinage européennes. Il est à noter que cette dépendance est très variable d’un pays à l’autre: la France importe plus de 50% de son diesel raffiné alors que la Belgique, grâce aux raffineries de TotalEnergies et d’ExxonMobil, est autosuffisante puisqu’elle importe et exporte autant de diesel que sa consommation intérieure.

Depuis l’annonce de l’embargo à la fin mai 2022, l’Europe a eu le temps de se préparer et les importations russes ont été réduites de moitié (environ 28%). Elle s’est tournée vers d’autres sources: Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Etats-Unis et Inde. Dans ce dernier cas, tout porte à croire que les produits raffinés ont une origine russe puisque l’Inde est devenue le deuxième client du pétrole brut russe, derrière la Chine.

Le coût du transport

L’impact de cet embargo sur les prix en Europe est encore flou. Si l’optimisme est globalement de rigueur en Belgique, il n’en demeure pas moins que la reprise économique en Chine et les prévisions favorables pour l’Europe pourraient doper la demande et faire monter les prix à la pompe. En outre, la logistique pourrait jouer les trouble-fêtes. Les produits raffinés venant de plus loin, il faut s’attendre à une hausse des prix technique liée au transport. En outre, cette distance pourrait compliquer le jeu, allonger les délais et tendre le marché en cas de forte demande.

Partner Content