Lire la chronique d'Amid Faljaoui
Lire la chronique d'Amid Faljaoui
Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

22/05/12 à 09:55 - Mise à jour à 09:55

"Y", comme drachme ?

Personne ne peut dire aujourd'hui avec certitude si la Grèce sortira de la zone euro. Personnellement, j'espère que "non" car malgré tous les propos rassurants tenus par la plupart des politiques européens, une sortie de la zone euro - même de la part d'un tout pays comme la Grèce qui ne pèse que 2% du PIB - serait un saut dans l'inconnu.

Personne ne peut dire aujourd'hui avec certitude si la Grèce sortira de la zone euro. Personnellement, j'espère que "non" car malgré tous les propos rassurants tenus par la plupart des politiques européens, une sortie de la zone euro - même de la part d'un tout pays comme la Grèce qui ne pèse que 2% du PIB - serait un saut dans l'inconnu.

Comme toujours dans ces cas-là, entre le scénario prévu et la réalité, il peut y avoir un monde de différence. Mais la question du jour n'est pas là. Imaginons l'impensable : comment la Grèce passerait-elle de l'euro à son ancienne devise, la drachme.

En principe, rien n'est prévu dans les traités et en bonne logique, il ne faut pas compter sur des autorités officielles pour nous expliquer comment cela se ferait. Comme le fait remarquer le journal Le Figaro, dans les faits, il existe un petit indice qui nous permet d'envisager que quelque chose a été prévu techniquement pour revenir aux anciennes monnaies. Et cet indice, nous l'avons tous dans notre poche et nous ne nous en rendons pas compte, semble-t-il.

Le tour de magie proposé par Le Figaro est simple : "sortez un billet de votre poche et regardez son numéro de série, écrit deux fois. Il est précédé d'une lettre qui va de A à X comme l'alphabet. Cette lettre désigne le pays d'origine du billet. Si la lettre est un U c'est que le billet a été émis au titre de la France. Si c'est un X le billet est allemand Si c'est un M, portugais, si c'est un Z, c'est un billet belge.. Et s'il a un Y.....aie, aie, c'est donc un billet grec. Et c'est là, où cela devient intéressant car selon certains économistes, ce système de lettre dont je viens de vous parler aurait en réalité été conçu sans que jamais la BCE ne l'avoue, pour permettre... un retour en arrière.

En gros, il suffit de décider du jour au lendemain que tous les billets avec un "Y" sont grecs pour qu'ils soient transformés en drachme ! Prudent comme il se doit, Le Figaro pense que c'est sans doute une légende, mais si c'est le cas, elle a la vie dure, car lisez les commentaires des internautes qui suivent les articles sur la sortie de la Grèce et vous verrez que ces internautes parlent de cette fameuse lettre Y ! et comme me le disait un ami néerlandophone : perceptie is realiteit.

Nos partenaires