Un patron bruxellois sur deux n'a pas confiance dans le gouvernement Picqué

29/12/10 à 07:29 - Mise à jour à 07:29

Source: Trends-Tendances

Les patrons des entreprises implantées à Bruxelles sont relativement méfiants par rapport à l'action du gouvernement régional en place et aux organismes régionaux. Benoît Cerexhe recueille le plus de faveurs, alors que Brigitte Grouwels est la moins appréciée.

Un patron bruxellois sur deux n'a pas confiance dans le gouvernement Picqué

© Belga

Quarante-six pour cent des patrons bruxellois n'ont pas ou peu confiance dans la gestion actuelle du gouvernement régional, ressort-il du baromètre politique de décembre de la fédération patronale bruxelloise (BECI), publié mercredi par L'Echo. Benoît Cerexhe reçoit le plus d'approbation, tandis que Brigitte Grouwels est la ministre la moins aimée des patrons. Le podium des ministres régionaux préférés des patrons bruxellois est composé de Benoît Cerexhe (3,33/5), Jean-Luc Vanraes (3,22) et Charles Picqué (3,12). Bruno De Lille (2,4), Emir Kir (2,37) et Brigitte Grouwels (2,26) ferment quant à eux la marche.

Les organismes bruxellois ont également été jugés. Le dynamisme de Brussels Export et de l'Agence bruxelloise de l'entreprise (ABE) sont fort appréciés. Par contre, la SRIB, l'IBGE et Actiris attirent les critiques. En termes de politique économique, 48% des patrons bruxellois sont satisfaits du gouvernement. "Il manque une lisibilité du gouvernement bruxellois", explique l'administrateur délégué de BECI, Olivier Willockx. "Les patrons ont l'impression que personne ne défend l'action collective comme cela se fait, par exemple, dans le gouvernement flamand de Kris Peeters."

En termes de fiscalité, la baisse des charges sociales patronales est la première priorité des patrons. Ceux-ci se disent prêts à laisser tomber des aides ou des subsides en échange d'une baisse de la fiscalité. Malgré ces charges, 73% des entreprises envisagent de recruter au cours des 12 prochains mois, ce qui montre un retour de confiance au sein du patronat. Si ce développement se fera principalement à Bruxelles, 30% des entreprises envisagent de déménager une partie de leurs activités hors de Bruxelles, dont 13% à l'étranger.

Tendances.be, avec Belga

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