Peeters : "je me demande quelle mouche a piqué Didier Reynders"

04/02/13 à 10:30 - Mise à jour à 10:30

Source: Trends-Tendances

Le ministre-président flamand Kris Peeters a co-signé avec ses homologues régionaux du Commerce extérieur Jean-Claude Marcourt (PS) et Benoît Cerexhe (cdH) une lettre adressée au ministre des Affaires Etrangères Didier Reynders pour dénoncer ses intentions de créer des postes de conseillers en diplomatie économique.

Peeters : "je me demande quelle mouche a piqué Didier Reynders"

© Belga

Selon le quotidien De Morgen qui a publié l'information dans son édition de lundi, les trois ministres régionaux soulignent que la politique économique est du ressort des Régions depuis des années. L'envoi de ce courrier est motivé par le fait que Didier Reynders traîne des pieds pour se concerter sur cette question avec les Régions et par l'ouverture lundi des Journées diplomatique au cours desquelles le ministre fédéral exposera ses priorités, a expliqué lundi Kris Peeters sur les ondes de Radio Een (VRT).

Kris Peeters a souligné que Flanders Investment and Trade (FIT), l'agence flamande en charge des exportations gère 70 agences dans le monde et est présente aux côtés de ses homologues wallonnes (AWEX - Agence Wallonne à l'EXportation ) et bruxelloises (BIE - Brussels Investment and Export) dans vingt autres pays. Il déplore que l'on ne tire pas au maximum sur la même corde pour attirer des investisseurs en Belgique.

Selon le ministre-président flamand, la création de postes de conseillers en diplomatie économique ne sera pas indolore financièrement. Les conseillers diplomatiques fédéraux soutiennent déjà bien les représentants des Régions. Lors d'une interview sur Radio Een il a déclaré ce matin : "ce que veut créer Didier Reynders c'est une doublure de ce qui existe déjà. Je me demande quelle mouche a piqué Reynders. Davantage de fonctionnaires fédéraux ne feront qu'entraîner de coûts supplémentaires. Ce que souhaite faire Reynders n'est pas une bonne idée. Nous ne devons pas investir de l'argent dans ce projet."

Reynders défend son projet "gratuit" de conseillers économiques en dépit des critiques

Le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, a défendu lundi son projet de créer des postes de conseillers en diplomatie économique au sein des ambassades de Belgique à l'étranger, critiqué par les trois Régions, qui y voient une atteinte à leurs compétences, assurant qu'il s'agissait d'un "malentendu".

"Je crois qu'il y a un malentendu. Nous allons désigner des conseillers en diplomatie économique dans les différents pays qui sont des chefs d'entreprise (locaux) dans leur pays, qui ne coûteront pas un euro à la Belgique", a-t-il affirmé à la presse en marge de l'ouverture à Bruxelles des "journées diplomatiques" réunissant chaque année les chefs de postes diplomatiques et consulaires belges à l'étranger (ambassadeurs, consuls généraux et représentants permanents). "Ce sont des conseillers qui vont entourer nos ambassades et les conseillers des Régions" (largement compétentes pour ce qui concerne le commerce extérieur)", a ajouté M. Reynders. "Gratuitement, il n'y a aucun coût à cette opération", a-t-il assuré.

Le chef de la diplomatie a souligné que nombre d'entreprises lui demandaient, ainsi qu'au Premier ministre, Elio Di Rupo, de défendre leurs intérêts lors de visites à l'étranger. "Nous allons continuer", a-t-il ajouté en substance.

Nos partenaires