La Belgique sanctionnée ? Rendez-vous en janvier

12/12/11 à 15:25 - Mise à jour à 15:25

Source: Trends-Tendances

La Commission européenne dira en janvier si elle entend ou non sanctionner les cinq pays de l'Union européenne à qui elle a adressé un avertissement début novembre en raison de leur risque de dérapage budgétaire.

La Belgique sanctionnée ? Rendez-vous en janvier

© Bloomberg

La Commission européenne a envoyé des avertissements à la Belgique, Malte, Chypre, la Pologne et la Hongrie en novembre, en vertu des nouvelles règles du Pacte de stabilité renforcé récemment adoptées, afin que ces cinq pays corrigent leur trajectoire budgétaire et présentent des budgets 2012 plus vertueux.

"Depuis lors, ces cinq pays ont pris des mesures nécessaires pour réduire leur endettement, ces réponses sont toutes fraîches", a indiqué Olli Rehn, commissaire européen aux Affaires économiques, lors d'une conférence de presse concernant cet ensemble de mesures baptisé "six-pack". Etant donné que la réponse de ces cinq pays vient juste d'arriver, "je ne peux conclure quant à l'opportunité de ces mesures. Il faudra que nous attendions janvier."

"Pour les pays de la zone euro, des sanctions financières sont au bout du tunnel"

La Belgique a notamment mis sur pied un budget qui devrait lui permettre de réduire son déficit à 2,8 % du PIB en 2012 et d'atteindre l'équilibre en 2015, soit d'être dans les clous définis par le Pacte de stabilité. Celui-ci doit entrer en vigueur mardi et Olli Rehn a promis à plusieurs reprises qu'il utiliserait tous les instruments à sa disposition "dès le premier jour".

"Dès demain, tous les Etats membres en procédure de déficit excessif devront satisfaire aux recommandations envoyées par le Conseil européen (Ndlr, qui représente les Etats de l'UE) afin de corriger les déficits excessifs, a-t-il souligné. Sinon, pour les pays de la zone euro, ce sont des sanctions financières qui sont au bout du tunnel."

Ce dispositif prévoit un volet "correctif", lorsque les pays affichent un déficit public supérieur à 3 % de leur produit intérieur brut, et un volet dit "préventif" avec des sanctions possibles pour les Etats qui se dirigeraient dangereusement vers ce plafond.

Trends.be, avec Belga

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