La Belgique attire les investissements étrangers, mais cela ne crée que peu d'emplois

04/06/15 à 15:12 - Mise à jour à 15:12

Source: Belga

En 2014, la Belgique a attiré 198 projets d'investissement, ce qui représente, un record mais la création d'emplois par projet est la plus faible jamais enregistrée, selon la 12e édition du "Baromètre de l'Attractivité" publié jeudi par Ernst & Young (EY).

La Belgique attire les investissements étrangers, mais cela ne crée que peu d'emplois

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Par rapport à 2013, le nombre d'investissements étrangers en Belgique a augmenté de 13%. Sur ces 198 investissements étrangers, environ deux tiers (127) sont totalement nouveaux. La Belgique figure au cinquième rang des pays européens les plus attractifs aux yeux des investisseurs étrangers, derrière le Royaume-Uni, l'Allemagne, la France et l'Espagne.

En Wallonie, le nombre d'investissements étrangers est passé de 36 en 2013 à 55 en 2014. La Flandre a également connu une hausse de 110 à 121 projets d'investissement l'année dernière tandis que Bruxelles a attiré 22 projets, soit sept de moins qu'en 2013, son deuxième plus mauvais score depuis 2005.

"Bruxelles reste malgré tout la deuxième ville belge par ordre d'importance pour les investisseurs étrangers. Selon les personnes interrogées, Bruxelles fait également partie du top six des capitales européennes les plus attractives", souligne le baromètre.

Un bémol toutefois: le nombre moyen d'emplois par projet d'investissement étranger continue à diminuer. Au total, les 198 projets d'investissement ont créé 3.481 emplois en Belgique, ce qui représente en moyenne seulement 17,6 emplois par projet. En 2004, la moyenne était encore de 42,9 emplois par projet d'investissement. La Belgique se situe largement sous la moyenne européenne de 43,5 emplois par projet.

Selon EY, "cette situation s'explique sans conteste par le handicap de notre pays en matière de coûts salariaux et du travail. Une personne interrogée sur deux estime que le coût du travail est trop élevé en Belgique".

Le baromètre indique que les investisseurs perçoivent la pression fiscale élevée en Belgique comme "le problème numéro un", suivi par l'écart salarial par rapport aux autres pays européens.

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