Salaire : Carlos Ghosn se rattrape avec Nissan

29/06/11 à 10:28 - Mise à jour à 10:27

Source: Trends-Tendances

Si le PDG de Renault-Nissan est le patron le moins bien payé du Cac 40 en France, Carlos Ghosn est le patron de société cotée le mieux payé du Japon, avec plus de 8 millions d'euros par an.

Salaire : Carlos Ghosn se rattrape avec Nissan

© Bloomberg

Les dirigeants japonais gagnent en général nettement moins que leurs homologues européens et américains, notamment pendant les périodes difficiles où ils ont l'habitude de sabrer leurs rémunérations. Ce n'est clairement pas le cas avec Carlos Ghosn. Car si le patron de Renault n'a empoché "que" 1,3 million d'euros en 2010 en France, il fait plus que se rattraper avec l'Archipel nippon.

Celui qui est aussi PDG du constructeur japonais Nissan a en effet annoncé, mercredi, avoir perçu 982 millions de yens de rémunération (8,4 millions d'euros, au taux de change actuel) pendant l'année 2010-2011, ce qui fait de lui l'un des patrons les mieux payés du Japon... et le patron le mieux payé parmi les sociétés cotées nipponnes.

Carlos Ghosn a dévoilé ce montant lors de l'assemblée générale annuelle des actionnaires, au cours de laquelle les entreprises nippones cotées doivent publier la rémunération de leurs dirigeants gagnant plus de 100 millions de yens par an, a-t-on appris auprès du groupe.

Cette somme en yens, en hausse de 10 % sur un an, recouvre uniquement les rémunérations touchées au cours de l'exercice du 1er avril 2010 au 31 mars 2011 en tant que PDG de Nissan, et ne comprend pas les honoraires perçus en tant que responsable du constructeur français Renault, dont il est également PDG.

Détenu à 43,8 % par Renault, Nissan a multiplié par plus de sept son bénéfice net lors de l'année budgétaire 2010-2011, à 319 milliards de yens (2,8 milliards d'euros), grâce à des ventes record de voitures. Le constructeur s'attend toutefois à un tassement de 15,4 % de ce profit lors de l'année en cours 2011-2012, à cause de la vigueur persistante du yen, de la hausse du coût des matières premières et des conséquences du séisme du 11 mars dans le nord-est du Japon.

Trends.be, avec Belga

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