Saint-Valentin: riche professionnel cherche riche âme soeur

13/02/13 à 15:50 - Mise à jour à 15:50

Source: Trends-Tendances

L'agence de rencontres exclusives Berkeley International, installée récemment à Bruxelles, aide les riches professionnels trop absorbés par leur travail à trouver l'âme soeur. Un service haut de gamme très personnalisé qui remporte un certain succès dans la capitale de l'Europe.

Saint-Valentin: riche professionnel cherche riche âme soeur

© ThinkStock

L'adage est bien connu, ils ont beau rouler dans une belle voiture et habiter un magnifique loft, l'argent ne fait pas leur bonheur, parfois, il manque à ces professionnels aux revenus élevés une chose essentielle à leur épanouissement: l'amour. Ces traders, entrepreneurs, avocats, banquiers, chirurgiens ou encore célébrités gagnent des dizaines de milliers d'euros chaque mois, mais à force de se jeter corps et âme dans leur job, ils ont délaissé leur vie affective et laissé se détériorer petit à petit leur réseau social.

L'agence de rencontres exclusives Berkeley International est installée à Bruxelles depuis le mois d'août dernier, après avoir ouvert un premier bureau il y a dix ans dans le très chic quartier londonien de Mayfair, suivi par d'autres bureaux à Monaco, Cannes, Melbourne ou encore New York. Elle propose à "des célibataires financièrement indépendants et couronnés de succès", souvent rebutés à l'idée de s'inscrire sur des sites de rencontre ou dans des agences matrimoniales classiques, un petit coup de pouce dans leur quête amoureuse. "Ces personnes aisées qui occupent des fonctions importantes n'ont pas nécessairement l'envie de s'exposer sur le web, nous leur garantissons la discrétion et l'anonymat", confie Geneviève Heintz.

Avec Annemieke Dubois, une autre experte en ressources humaines, Geneviève Heintz dirige le bureau belge situé sur la prestigieuse avenue Louise bruxelloise. Ces deux "chasseuses de têtes de l'amour" proposent aux hauts profils un accompagnement discret, professionnel et très personnalisé étape par étape de la rencontre. Ce service de personal matchmaking qui rencontre son petit succès aux States n'est cependant pas ouvert à tous les porte-monnaie."L'adhésion fonctionne exactement comme dans un club de golf", explique Annemieke Dubois. Ainsi, une première inscription pour une recherche de partenaire en Belgique s'élève à 6000 euros (4000 euros de droit d'entrée et 2000 euros de cotisation annuelle), 15 000 euros au niveau européen et peut monter jusqu'à 25 000 euros quand plusieurs bureaux internationaux sont mis à contribution. Des montants qui ne semblent pas refroidir les célibataires millionnaires de notre royaume, prêts à investir dans ce service assez élitiste.

"Le marché belge a explosé !"

"Quand nous avons débuté nos activités au mois d'août 2012, 15% de nos affiliés, sur les 2600 que nous comptons dans le monde, faisait partie du réseau belge. Depuis notre lancement à Bruxelles, environ 150 nouveaux membres ont sollicité nos services. Ils sont âgés de 24 à 74 ans et la parité homme femme est plutôt bien respectée, ce qui est primordial dans nos activités. Le marché belge a véritablement explosé !", raconte Geneviève Heinz. Et parmi ces nouveaux membres inscrits dans l'agence bruxelloise, une majorité de Belges, mais aussi de nombreux expatriés, capitale de l'Europe oblige, les Flamands étant un peu moins réticents que les Wallons à adhérer au concept.

"On n'achète pas une relation"

La consultante met toutefois en garde les personnes intéressées : "Ceux et celles qui ne recherchent qu'une aventure d'un soir ou épouser un partenaire juste pour son argent peuvent passer leur chemin !". Si les deux entremetteuses ne vérifient pas le compte en banque d'un futur membre, elles réalisent cependant une sélection drastique avant toute inscription. "Nous nous entretenons pendant plus de deux heures avec une personne qui fait appel à nos services et nous vérifions scrupuleusement son identité, si nous avons le sentiment qu'elle n'est intéressée que par l'aspect financier et qu'elle ne partage pas nos valeurs, nous nous nous permettons de lui dire non. La motivation est extrêmement importante, chez nous, on n'achète pas une relation, on essaie de trouver un partenaire pour la vie", insistent-elles.

Résultat : après seulement 6 mois d'activités en Belgique, l'agence évoque déjà de belles rencontres. "Au niveau international, le taux de réussite est de 75 à 90 % grâce à notre cible très spécifique. A Bruxelles aussi, nos inscrits se retrouvent, car ils partagent les mêmes valeurs et la même culture cosmopolite", commente Geneviève, en concluant : "Nous pouvons garantir à nos membres des rencontres très intéressantes, mais pas la chimie, nous ne sommes malheureusement pas des cupidons."

Ca.L

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