Rapport annuel de la BNB - La BNB pour une amélioration du solde primaire et un respect de la trajectoire budgétaire

19/02/16 à 00:50 - Mise à jour à 00:50

Source: Belga

(Belga) Avec un déficit public estimé à 2,8% du PIB en 2015, contre un déficit de 3,1% en 2014, les objectifs budgétaires de la Belgique n'ont "de nouveau" pas été atteints en 2015, souligne dans son rapport annuel la Banque nationale de Belgique (BNB), tout en préconisant une amélioration du solde primaire (hors charge d'intérêts) et un respect de la trajectoire budgétaire conduisant à un retour à l'équilibre structurel en 2018.

Le solde de financement structurel des administrations publiques, c'est-à-dire corrigé de l'influence de facteurs cycliques et temporaires, s'élève pour sa part à -2,5% du produit intérieur brut (PIB) en 2015, contre -2,8% en 2014, soit une baisse de 0,3 point de pourcentage alors que l'objectif était une diminution du déficit budgétaire structurel de 0,7 point de pourcentage en 2015. Si le déficit public s'est réduit, c'est exclusivement grâce aux charges d'intérêts qui baissent, note la BNB. "C'est un point d'attention important. L'objectif budgétaire de 2015 n'est pas atteint et c'est préoccupant", relève son gouverneur, Jan Smets, tout en constatant qu'un "certain retard" a été pris dans la trajectoire vers un équilibre structurel en 2018. "Nous plaidons pour que l'on respecte cette trajectoire, que les efforts soient poursuivis", dit encore M. Smets. Pour la Banque nationale, une poursuite de la consolidation budgétaire est nécessaire "pour créer des marges, pour faire face à des chocs économiques ultérieurs et pour payer la facture du vieillissement de la population". La BNB relève toutefois un point "favorable" dans le fait que les dépenses primaires augmentent moins rapidement en 2014 et 2015 que la croissance économique et ce, notamment, en raison de la suspension de l'indexation. La dette publique était estimée à 106,5% du PIB fin 2015, en légère baisse par rapport à 2014 (106,7%). Cette amélioration résulte d'un remboursement anticipé du bancassureur KBC au gouvernement flamand, ce qui a permis une réduction de l'endettement de la Flandre. (Belga)

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