Des fritkots en Chine

18/11/10 à 09:58 - Mise à jour à 09:58

Source: Trends-Tendances

Le patron de Chez Léon s'implante en Chine avec un concept bien belge : la baraque à frites. La première échoppe ouvrira en janvier à Shanghai, dans le quartier Zhabei (nord de la ville).

Des fritkots en Chine

Quatre autres ouvertures sont programmées dans le courant 2011, toujours à Shanghai. Mais Rudy Vanlancker a faim. "Je vise une centaine de fritkots en Chine à l'horizon 2014-2015", lance-t-il.

La première boutique de la chaîne nécessite un investissement de départ de 220.000 euros. La moitié de la mise est apportée par la SRIB (Société régionale d'investissement de Bruxelles), via sa nouvelle filiale Exportbru, créée le mois dernier pour financer des projets portés par une entreprise bruxelloise hors des frontières régionales.

Le succès économique du pavillon belge à l'Expo de Shanghai a donné des ailes à Rudy Vanlancker. Plus de 2.000 paquets de frites y ont été vendus quotidiennement. "Même si le test était un peu tronqué, puisque la clientèle était captive, le paquet assez cher et la qualité pas exceptionnelle, l'expérience a été un succès", assure le patron, qui fixe le seuil de rentabilité de l'entreprise à 500 paquets par enseigne par jour. Sachant que la surface de la boutique est de 15 m2 à peine, le loyer sera modéré. Quant aux dépenses en personnel local, elles resteront elles aussi peu élevées. Le prix du cornet sera compris entre 1 euros pour 90 g et 2 euros pour 250 g.

Le restaurateur bruxellois y croit, d'autant que le concept est facile à répliquer. "J'aurais pu faire des moules ou des fricadelles, mais je préfère rester mono-produit. Je veux ouvrir des baraques à frites, point barre", assume Rudy Vanlancker. Pour porter son projet, il s'est associé avec une entreprise locale gérée par un Chinois et un Français, qui possède déjà une chaîne de pizzerias à Shanghai. Le patron de Chez Léon s'est également assuré la collaboration de Lutosa, qui fournira les pommes de terre surgelées en coupe 10/10 (plus fines qu'en Belgique). Des discussions sont également en cours avec Devos Lemmens pour afficher un menu 100 % belge.

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