Armes wallonnes : attention, dossier sensible

12/12/11 à 10:02 - Mise à jour à 10:02

Source: Trends-Tendances

La police fédérale belge a passé commande de 20.000 pistolets Smith & Wesson MP 9 aux Etats-Unis ? Les dents wallonnes grincent face au camouflet infligé à la FN Herstal. Les armes wallonnes sont, plus que jamais, un dossier épineux.

Armes wallonnes : attention, dossier sensible

La police fédérale belge a passé commande aux Etats-Unis de 20.000 pistolets Smith & Wesson MP 9, soit huit fois plus qu'annoncé voici six mois, indique ce dimanche La Dernière Heure. Le député wallon et sénateur de Communauté Richard Miller (MR) juge "incompréhensible" que la FN Herstal ait pu rater un contrat de cette importance (lire ci-après).

Toujours en matière d'armes wallonnes, le gouvernement régional planche depuis avril 2010 sur une réforme de la procédure d'autorisation de l'exportation d'armes. Le projet fait apparemment débat entre les composantes PS, Ecolo et cdH de la coalition... et suscite toujours l'opposition farouche des 3.000 travailleurs et des 30 entreprises du secteur.

Un dossier des plus sensibles : on voit en effet, sur le graphique ci-dessus, que si le nombre de licences a quasiment doublé depuis 2004 (de 618 à 1.137), le montant a, lui, chuté entre 2009 et 2010.

20.000 Smith & Wesson pour la police : "Incompréhensible que la FN passe à côté !"

Richard Miller juge donc "incompréhensible" que la FN Herstal ait pu rater un contrat de l'importance de celui décroché par la société américaine Smith & Wesson avec la police fédérale belge. Le député interrogera Jean-Claude Marcourt, ministre wallon de l'Economie, et relaiera le dossier au Sénat.

Lors d'une question posée en mai dernier à l'ancienne ministre de l'Intérieur, Annemie Turtelboom, Richard Miller s'était entendu dire que la FN n'avait formulé "aucune réaction" au contenu d'un document reprenant diverses remarques relatives aux qualités et manquements des armes proposées par les soumissionnaires du marché. Or, la "fiabilité" des armes figurait parmi les critères d'évaluation.

"Cet échec, dans le chef d'une entreprise dont l'actionnariat est la Région wallonne, n'est pas seulement dommageable en termes de manque à gagner, mais aussi en termes d'image, a réagi dimanche Richard Miller après publication de La Dernière Heure. Avec l'expérience qui est celle de l'entreprise liégeoise, on peut difficilement croire que des différences qualitatives puissent être telles qu'elles justifient le choix de l'arme américaine par les autorités fédérales" belges.

Trends.be, avec Jean-Christophe De Wasseige et Belga

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