Le pétrole finit sous les 40 dollars le baril pour la première fois depuis 2009

24/08/15 à 21:46 - Mise à jour à 21:46

Source: Belga

Le marché pétrolier, plombé par une nouvelle chute des marchés chinois et des inquiétudes renouvelées sur un éventuel afflux d'or noir iranien, a chuté lundi à New York pour terminer pour la première fois depuis six ans sous les 40 dollars le baril.

Le pétrole finit sous les 40 dollars le baril pour la première fois depuis 2009

Image d'illustration. © Reuters

Le cours du baril de référence (WTI) pour livraison en octobre a perdu 2,21 dollars à 38,24 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), un niveau auquel il n'était pas retombé en clôture depuis février 2009.

"La frousse à propos de la Chine, c'est mauvais pour la Bourse, mais c'est encore pire pour le marché pétrolier mondial", a jugé John Kilduff, d'Again Capital.

Les marchés financiers ont connu lundi une journée noire rappelant les pires heures de la crise de 2008, dans le sillage des places boursières asiatiques, les inquiétudes grandissant face aux possibles effets du ralentissement chinois sur la croissance mondiale.

La Bourse de Shanghaï a, plus particulièrement, perdu environ 8,5%, au moment où s'enchaînent les indicateurs décevants attestant de l'essoufflement de l'économie en Chine, deuxième consommateur mondial de pétrole après les Etats-Unis.

"C'est le coeur du problème en ce qui concerne le pétrole et d'autres matières premières, dans le sens où le pays le plus important pour la demande montre de réels signes de faiblesse", a jugé John Kilduff, estimant que le cours du baril de pétrole pourrait encore chuter d'une grosse dizaine de dollars.

Le marché pétrolier n'obtient pas plus de soutien sur le plan de l'offre, dont le côté excédentaire plombe depuis plus d'un an les prix, qui dépassaient 100 dollars le baril en juin 2014.

"On est toujours préoccupés de la perspective d'un afflux de pétrole iranien, l'activité de forage s'accroît aux Etats-Unis et les raffineries vont bientôt entrer en période de maintenance", ce qui aura tendance à accroître les réserves de brut, a énuméré Bart Melek, de TD Securities.

Au sujet de l'Iran, les investisseurs pétroliers s'inquiètent des conséquences d'une levée des sanctions à la suite de l'accord nucléaire conclu à la mi-juillet.

Lundi, le marché s'est particulièrement préoccupé de cette question, a rapporté Tim Evans, de Citi, pour qui les craintes ont été "renforcées par les derniers propos en date du ministre iranien du Pétrole, Bijan Namdar Zangeneh, selon lequel la production sera augmentée 'à tout prix'".

"Dans le contexte actuel, le marché ne peut que conclure qu''à tout prix' veut dire 'quel que soit le niveau auquel tombent les cours'", a-t-il interprété.

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