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Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

10/11/15 à 15:26 - Mise à jour à 15:27

'La grossière erreur à ne jamais commettre en Bourse'

En matière de placements boursiers, il y a des choses à ne jamais faire, comme tomber amoureux de son action ou croire que l'on peut acheter au plus bas et vendre au plus haut. Mais surtout, il faut éviter de succomber aux modes.

'La grossière erreur à ne jamais commettre en Bourse'

Un trader et "Pete le Pingouin" à la Bourse de New York. © Reuters

Les investisseurs ont bien souvent un instinct grégaire. Autant ils aiment se distinguer sur le plan vestimentaire ou alimentaire, autant ils se copient et se suivent sans vergogne dans leurs comportements boursiers.

Cela a longtemps été le cas avec les BRICS, acronyme inventé par une banque d'affaires américaine: B pour Brésil, R pour Russie, I comme Inde, C comme Chine et le S final pour South Africa. Tout le monde ou presque a suivi ce concept, qui est d'abord un concept marketing plus qu'un concept vraiment solide sur le plan boursier.

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La grossière erreur à ne jamais commettre en Bourse

En fait, on vendait ces pays émergents, ces fameux BRICS, en disant que ces pays avaient en commun une forte croissance et également une forte population. Bref, le potentiel de plus-values était là car ces pays devaient se moderniser, construire des routes, des hôpitaux, des écoles. Leurs classes moyennes allaient s'enrichir et donc acheter des biens de consommation, comme des smartphones. Et au final, tout le monde s'est rué sur cet Eldorado des BRICS.

Le seul problème, c'est que Goldman Sachs, la banque qui a inventé le concept, vient de fermer son fonds dédié à ces pays BRICS ! En le clôturant, elle avoue presque indirectement que son concept était foireux dès le départ ! La lettre d'information Monfinancier.com nous rappelle que, par exemple, le Brésil est en plein marasme. Il affronte sa pire récession depuis les années 30, sans compter que le gouvernement actuel et les membres du précédent sont empêtrés dans un scandale de corruption gigantesque. Quant à la Russie, elle est également en récession. Et la Chine n'affiche plus la même croissance qu'auparavant, sans compter qu'elle a dû essuyer une tempête boursière immense en août dernier.

Tout cela rappelle aux investisseurs qu'il ne faut jamais suivre une idée, un concept comme des moutons, sauf à vouloir tomber de la falaise. Et sur cette base-là, d'autres se disent que c'est quand la masse se détourne d'un investissement qu'il faut s'y intéresser, à condition d'avoir les nerfs solides et comme horizon autre chose que le mois prochain !

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