"Il faut casser les grandes banques !"

16/11/11 à 10:38 - Mise à jour à 10:38

Source: Trends-Tendances

Pour le patron de la Réserve fédérale à Dallas, la crise financière a exposé les menaces posées par le gigantisme de certaines banques. Sa solution : nouer un "accord international qui casserait ces établissements en plusieurs autres de taille plus gérable".

"Il faut casser les grandes banques !"

© Reuters

Richard Fisher, l'un des dirigeants de la Federal Reserve, a plaidé mardi en faveur d'un "accord international" qui "casserait" les plus grandes banques de la planète : "Je crois qu'il est trop dangereux d'autoriser que des banques soient trop grosses pour qu'on puisse les laisser faire faillite !", a déclaré le président de l'antenne de la banque centrale américaine à Dallas, lors d'un discours à New York.

Richard Fisher a dit être "favorable à un accord international qui casserait ces établissements en plusieurs autres de taille plus gérable", "pas uniquement pour les autorités chargées de les surveiller, mais aussi pour les directions de ces institutions". L'homme avait lancé un appel identique en mars 2010 déjà.

La crise financière a exposé les menaces posées par le gigantisme de certaines banques

La crise financière a exposé au grand jour les menaces posées par le gigantisme de certaines banques et institutions financières, dont bon nombre ont dû être renflouées aux Etats-Unis et en Europe à coups de centaines de milliards de dollars d'argent public en 2008 et 2009 pour éviter des faillites qui auraient pu s'avérer dévastatrices pour le système financier mondial.

Aux yeux de Richard Fisher, la loi de réforme de Wall Street promulguée aux Etats-Unis en juillet 2010, et les efforts du Comité de Bâle sur le contrôle bancaire (CBCB) pour renforcer les normes de fonds propres des banques multinationales systémiques vont dans la bonne direction. Mais tout cela risque fort de s'avérer insuffisant face à la "résistance" des plus grandes banques, que les autorités de surveillance de la finance seraient bien mal avisés, selon lui, de laisser l'"emporter" sur leurs efforts.

Trends.be, avec Belga

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