La Fondation Roi Baudouin est un institut dont l'objectif premier est de mettre en place et de soutenir des projets à visée sociétale. " Nous constatons une nette évolution dans notre secteur ", explique Luc Tayart de Borms, administrateur délégué. " Les fondations avaient pour habitude d'allouer les recettes de leurs investissements financiers à une bonne cause, peu importe la méthode et l'endroit de l'investissement du capital. Nous avons aujourd'hui compris que ce même capital pouvait servir à mener à bien une mission. "

Luc Tayart de Borms

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Il avance, qui plus est, une autre raison à l'importance croissante de l'impact investing : " Nous soutenons souvent des projets dans les pays en voie de développement. Ces dons ou ces aides n'attendaient généralement rien en retour. Pour qu'un projet ait un effet durable, il convient toutefois d'y intégrer la logique économique. "

Pour qu'un projet ait un effet durable, il convient toutefois d'y intégrer la logique économique.

" Pour ce faire, nous investissons en vue d'un retour sociétal. Nous réaliserons, de la sorte, de plus en plus de projets viables économiquement, ou même très rentables ", explique l'administrateur de la Fondation Roi Baudouin.

Quels sont les résultats ?

Cette même philosophie cadre avec la politique belge en matière de coopération au développement. " Notre but premier est de faire en sorte que l'aide devienne, à terme, inutile. Nous aspirons à stimuler la croissance économique dans les pays où nous sommes actifs pour que la population puisse avancer de manière durable ", affirme Alexander de Croo, vice-premier ministre et ministre de la Coopération au développement.

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" La question n'est plus de savoir quel montant nous avons dépensé pour la coopération au développement, mais quels résultats nous avons obtenus ", ajoute De Croo. L'impact investing devient ainsi une pierre angulaire de la coopération belge au développement. La Belgique dispose même d'un véhicule d'investissement spécifique : la Société belge d'Investissement pour les pays en Développement, la BIO.

Alexander De Croo © ISOPIX

" La BIO investit dans des projets locaux qui devraient avoir un impact majeur : des projets d'infrastructure, d'accès à Internet, de financement, de professionnalisation dans le secteur agroalimentaire... La BIO a investi environ 750 millions d'euros dans des entreprises de nos pays partenaires. "

Des opportunités aussi pour les entreprises belges

La BIO parvient ainsi à associer le retour financier à des avancées économiques et sociétales. " Ce qui profite non seulement aux communautés locales, mais aussi aux entreprises belges, à qui l'impact investing offre des possibilités sur ces marchés en plein essor ", continue le ministre.

Les pouvoirs publics, le secteur privé et les ONG doivent unir leurs forces pour contribuer à éradiquer la pauvreté dans le monde.

" Les pouvoirs publics, le secteur privé et les ONG doivent unir leurs forces pour contribuer à éradiquer la pauvreté dans le monde. C'est l'unique moyen d'atteindre les Objectifs de Développement Durable des Nations Unies ", conclut Alexander De Croo.

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