Après quatorze ans dans la finance, Stéphanie Van Beneden traverse un grave burn-out. Quelques mois s'écoulent avant qu'une amie de sa mère lui propose de l'accompagner à un cours de poterie. "Je me suis dit : super, je vais aller faire de la poterie avec des petites vieilles, ça va être génial. Mais, désespérée comme j'étais, je ne pouvais pas me sentir plus mal que je me sentais déjà, et j'y suis allée." Et là, c'est le coup de foudre. Dès le lendemain, Stéphanie court au magasin, dévalise les rayons, et se lance avec passion dans sa nouvelle vie. Plus question de revenir à la finance, c'est une renaissance.

Aujourd'hui, artiste accomplie et épanouie, elle se diversifie un maximum (sculpture, céramique, bougies...) avec comme objectif de vivre à 100 % de son art, dans un domaine qui n'a pas été épargné par la crise sanitaire. "J'étais vendue dans quelques magasins, qui sont évidemment fermés et qui n'ont plus vraiment la pêche. Et le mois de décembre est celui des marchés de Noël, j'en avais tous les week-ends, mais tout a été annulé." Les petits créateurs doivent aujourd'hui se mettre en avant en ligne, via leur propre webshop, ou des e-shops. Ceux-ci sont toutefois tellement nombreux qu'il est difficile de tenir le rythme et de savoir se positionner sur l'un deux. De plus, l'artisanat est un métier d'émotions et de sensations, "les acheteurs potentiels aiment pouvoir toucher une pièce avant de l'acquérir, pour s'imaginer boire leur café dedans le matin, par exemple. Pour l'instant, ce n'est plus possible".

Comment conciliez-vous vie privée et activité professionnelle ?

SVB : "Ce qui est super pratique c'est que j'ai mon atelier qui est chez moi, à la maison. Ca me permet vraiment de pouvoir tout le temps aller à l'atelier, si j'ai dix-quinze minutes ou parfois m'y mettre une après-midi tout en étant chez moi, où je peux aller faire tourner deux machines, etc. Je pense que le fait d'avoir mon atelier chez moi, c'est vraiment comme ça que j'arrive à combiner les deux plus facilement."

Face à la généralisation du numérique, parvenez-vous à vous offrir des moments hors ligne ?

SVB : "Si je pouvais, je ne ferais que ça ! J'adore avoir les mains dans la terre. Dans tout le processus, je crois que c'est quand même la partie que je préfère, c'est la création et c'est le début, les mains dans la terre."

., Stéphanie Van Beneden
. © Stéphanie Van Beneden

Comment vous habillez-vous pour travailler ?

SVB : "J'adore cette question (rires). Le fait d'avoir son atelier chez soi, ça a des avantages et des inconvénients. Mais c'est vrai que, comme quand je travaille je me dégueulasse de partout, je reste souvent en pyjama et puis je me dis que je prendrai ma douche après, quand je m'habillerai. En pyjama ou en tenue confortable, on va dire !"

Comment retirez-vous de la satisfaction de votre travail ?

SVB : "Je crois que pour les sculptures, c'est quand les gens viennent voir mes expos et me disent qu'ils ont l'impression que mes créations les regardent (Stéphanie sculpte des animaux, NDLR), qu'elles sont vivantes. Quand les gens ressentent l'émotion que j'ai réussi à faire transparaitre. Pour la partie céramique, c'est un peu fou, et je l'ai vécu aussi au tout début : le thé ou le petit café du matin est meilleur quand il est servi dans une tasse qu'on a faite soi-même ou dont on connait le créateur. Plein de gens m'envoient des photos de leur café du matin et c'est vraiment gai de se rendre compte qu'on fait partie de la vie quotidienne de ces personnes."

Quel est le plus grand luxe à vos yeux ?

SVB : "Ne plus devoir compter ! Savoir que la fin du mois se passera bien d'un point de vue financier."

Quel sommet professionnel souhaiteriez-vous atteindre ?

SVB : "Vendre mes sculptures dans le monde entier !"

Quelle est la meilleure leçon que vous a enseignée votre carrière ?

SVB : "Je l'ai appris durement, mais la patience, malheureusement. Je pense qu'il n'y a pas de secret, il faut être patient, et ce n'est pas toujours ma meilleure force."

Après quatorze ans dans la finance, Stéphanie Van Beneden traverse un grave burn-out. Quelques mois s'écoulent avant qu'une amie de sa mère lui propose de l'accompagner à un cours de poterie. "Je me suis dit : super, je vais aller faire de la poterie avec des petites vieilles, ça va être génial. Mais, désespérée comme j'étais, je ne pouvais pas me sentir plus mal que je me sentais déjà, et j'y suis allée." Et là, c'est le coup de foudre. Dès le lendemain, Stéphanie court au magasin, dévalise les rayons, et se lance avec passion dans sa nouvelle vie. Plus question de revenir à la finance, c'est une renaissance. Aujourd'hui, artiste accomplie et épanouie, elle se diversifie un maximum (sculpture, céramique, bougies...) avec comme objectif de vivre à 100 % de son art, dans un domaine qui n'a pas été épargné par la crise sanitaire. "J'étais vendue dans quelques magasins, qui sont évidemment fermés et qui n'ont plus vraiment la pêche. Et le mois de décembre est celui des marchés de Noël, j'en avais tous les week-ends, mais tout a été annulé." Les petits créateurs doivent aujourd'hui se mettre en avant en ligne, via leur propre webshop, ou des e-shops. Ceux-ci sont toutefois tellement nombreux qu'il est difficile de tenir le rythme et de savoir se positionner sur l'un deux. De plus, l'artisanat est un métier d'émotions et de sensations, "les acheteurs potentiels aiment pouvoir toucher une pièce avant de l'acquérir, pour s'imaginer boire leur café dedans le matin, par exemple. Pour l'instant, ce n'est plus possible". Comment conciliez-vous vie privée et activité professionnelle ?SVB : "Ce qui est super pratique c'est que j'ai mon atelier qui est chez moi, à la maison. Ca me permet vraiment de pouvoir tout le temps aller à l'atelier, si j'ai dix-quinze minutes ou parfois m'y mettre une après-midi tout en étant chez moi, où je peux aller faire tourner deux machines, etc. Je pense que le fait d'avoir mon atelier chez moi, c'est vraiment comme ça que j'arrive à combiner les deux plus facilement."Face à la généralisation du numérique, parvenez-vous à vous offrir des moments hors ligne ?SVB : "Si je pouvais, je ne ferais que ça ! J'adore avoir les mains dans la terre. Dans tout le processus, je crois que c'est quand même la partie que je préfère, c'est la création et c'est le début, les mains dans la terre."Comment vous habillez-vous pour travailler ?SVB : "J'adore cette question (rires). Le fait d'avoir son atelier chez soi, ça a des avantages et des inconvénients. Mais c'est vrai que, comme quand je travaille je me dégueulasse de partout, je reste souvent en pyjama et puis je me dis que je prendrai ma douche après, quand je m'habillerai. En pyjama ou en tenue confortable, on va dire !"Comment retirez-vous de la satisfaction de votre travail ?SVB : "Je crois que pour les sculptures, c'est quand les gens viennent voir mes expos et me disent qu'ils ont l'impression que mes créations les regardent (Stéphanie sculpte des animaux, NDLR), qu'elles sont vivantes. Quand les gens ressentent l'émotion que j'ai réussi à faire transparaitre. Pour la partie céramique, c'est un peu fou, et je l'ai vécu aussi au tout début : le thé ou le petit café du matin est meilleur quand il est servi dans une tasse qu'on a faite soi-même ou dont on connait le créateur. Plein de gens m'envoient des photos de leur café du matin et c'est vraiment gai de se rendre compte qu'on fait partie de la vie quotidienne de ces personnes."Quel est le plus grand luxe à vos yeux ?SVB : "Ne plus devoir compter ! Savoir que la fin du mois se passera bien d'un point de vue financier."Quel sommet professionnel souhaiteriez-vous atteindre ?SVB : "Vendre mes sculptures dans le monde entier !"Quelle est la meilleure leçon que vous a enseignée votre carrière ?SVB : "Je l'ai appris durement, mais la patience, malheureusement. Je pense qu'il n'y a pas de secret, il faut être patient, et ce n'est pas toujours ma meilleure force."