C'est une première depuis le début de la comptabilité régionale des chiffres en ce domaine, en 2007: le taux de chômage bruxellois est passé, en novembre 2021, sous la barre des 15%. Si le niveau reste beaucoup trop élevé, il n'en constitue pas moins un signe positif: il fut un temps où les ministres de l'Emploi successifs se demandaient comment ils pourraient faire pour passer sous les 20%.
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C'est une première depuis le début de la comptabilité régionale des chiffres en ce domaine, en 2007: le taux de chômage bruxellois est passé, en novembre 2021, sous la barre des 15%. Si le niveau reste beaucoup trop élevé, il n'en constitue pas moins un signe positif: il fut un temps où les ministres de l'Emploi successifs se demandaient comment ils pourraient faire pour passer sous les 20%. "Pour autant, nous ne nous emballons pas, souligne Romain Adam, porte-parole d'Actiris, organisme régional chargé de la politique de l'emploi. Car nous savons qu'un retour de bâton est toujours possible." Les deux principales causes de la baisse - significative puisqu'elle est de 4,9% par rapport à novembre 2020 - sont la reprise économique, mais aussi le maintien des aides fédérales pour les secteurs touchés par la crise du covid. En d'autres termes, la fin de ces aides ou la levée du moratoire sur les faillites pourraient inverser la tendance. Deux autres éléments expliquent en outre cette baisse inédite: l'allongement de la durée d'études des jeunes et une explosion de l'intérim. Enfin, il pourrait y avoir un nombre important de Bruxellois partis travailler dans la périphérie flamande suite à l'accord entre Actiris et le VDAB."Si ce chiffre se confirme, je ne peux que m'en réjouir, mais je ne fanfaronnerais pas non plus, analyse Alexia Bertrand, cheffe de file du MR bruxellois, dans l'opposition. D'une part, ces chiffres ne reprennent pas les quelque 100.000 personnes qui bénéficient du chômage covid et la tendance pourrait en effet s'inverser avec la fin des mesures d'aide. D'autre part, d'après ce que j'entends, les employeurs recourent davantage à l'intérim qu'avant la pandémie. "Si cela se confirmait, cela risque de fragiliser le tissu de l'emploi bruxellois. Mais en tout état de cause, il y a une tendance à la baisse et c'est positif", conclut Alexia Bertrand.