Le CRM a été mis en place pour permettre la sortie du nucléaire en 2025. Il repose sur un système d'enchères qui doivent permettre d'obtenir une capacité de production d'électricité suffisante afin de garantir la sécurité d'approvisionnement du pays.

La première enchère a livré ses résultats pour l'année de livraison 2025-2026. Les acteurs traditionnels et de nouveaux acteurs du marché y ont participé et 40 projets ont été retenus. Ensemble, ils représentent une capacité de 4.447,7 MW. Des unités existantes s'y trouvent à concurrence de 56%, des batteries pour 1%, la gestion de la demande pour 7% ainsi que deux nouvelles unités pour 36%, soit les unités de Vilvorde et des Awirs (Liège) qui fourniront respectivement 796,25 MW et 805,35 MW et bénéficieront d'un contrat de 15 ans.

Le prix moyen pondéré des offres sélectionnées est de 31.671,57 euros par MW par an, précise encore Elia. En 2024, une seconde enchère sera organisée pour l'année de livraison 2025-2026.

La Commission de Régulation de l'Électricité et du Gaz (Creg) a validé la première enchère, a indiqué le CEO d'Elia, Chris Peeters, au cours d'une conférence de presse aux côtés de la ministre de l'Énergie, Tinne Van der Straeten. Celle-ci doit remettre dans le courant de novembre un rapport sur la sécurité d'approvisionnement et l'impact sur les prix de l'électricité.

"Les conditions des enchères sont remplies. Il y a plus de projets qui ont été soumis que ce qui était nécessaire, ce qui permet d'arriver à un prix plus bas. Il y a un minimum de gaz et un maximum de technologie comme les batteries et la gestion de la demande", a expliqué Mme Van der Straeten.

A ses yeux, le nombre de projets rentrés montre en outre l'intérêt des grands acteurs énergétiques et industriels d'investir dans la transition énergétique.

Les deux nouveaux projets de centrale au gaz devront recevoir un permis ou voir celui-ci validé par le rejet des recours au Conseil d'Etat. A Vilvorde, la députation du Brabant flamand a refusé l'autorisation. La balle est maintenant dans le camp du gouvernement flamand. "La sécurité d'approvisionnement est une responsabilité partagée", a fait remarquer la ministre.

Un délai de quatre ans s'ouvre pour mettre en oeuvre les projets. Chaque trimestre, Elia et la Creg évalueront l'état d'avancement de ceux-ci. "J'ai confiance", a toutefois précisé Mme Van der Straeten, en soulignant qu'une éventuelle prolongation de deux réacteurs nucléaires, qui fait l'objet d'un âpre débat politique, impliquerait elle aussi de franchir des étapes juridiques difficiles.

Cette question devra être tranchée d'ici la fin du mois sur la base du rapport que fournira la ministre. Mme Van der Straeten ne s'est pas avancée dimanche sur l'issue de la procédure. Aux yeux du patron d'Elia toutefois, la garantie de sécurité d'approvisionnement du pays "est en bonne voie".

Le MR se dit inquiet, Ecolo voit la garantie de la sécurité d'approvisionnement

Ecolo et le MR ont réagi dimanche de manière contrastée à l'annonce du résultat de la première enchère dans le cadre du Mécanisme de Rémunération de Capacité (CRM). Les libéraux francophones ont exprimé leurs "inquiétudes" tandis que les Verts saluaient le succès de l'opération qui permet, selon eux, de garantir la sécurité d'approvisionnement énergétique du pays.

"Le CRM reste à ce stade beaucoup trop incertain sur les capacités disponibles d'énergie. Nous avons aussi de grandes inquiétudes sur les émissions de CO2 et le prix. Prévoir deux centrales au gaz le premier jour de la COP26 doit nous amener à réfléchir", a lancé sur Twitter le président du MR, Georges-Louis Bouchez.

"Aujourd'hui, notre pays franchit une nouvelle étape importante dans le passage à une énergie 100 % renouvelable. Le résultat de la vente aux enchères montre clairement que nous pouvons garantir l'approvisionnement en énergie pour toutes et tous. C'est une très bonne nouvelle pour les familles et les entreprises", ont déclaré dans un communiqué les co-présidents d'Ecolo, Rajae Maouane et Jean-Marc Nollet.

La décision finale de fermer les centrales nucléaires est entre les mains du gouvernement qui devra se prononcer d'ici la fin du mois sur la base d'un rapport fourni par la ministre de l'Energie, Tinne Van der Straeten, sur la sécurité d'approvisionnement et le prix de l'énergie.

"Tous les éléments sont sur la table pour la poursuite de la mise en oeuvre de l'accord de coalition", ont souligné les co-présidents.

L'accord de coalition Vivaldi confirme la sortie du nucléaire en 2025 mais ouvre la porte à la prolongation de deux réacteurs si la sécurité d'approvisionnement ou les prix étaient menacés.

Les Verts saluent le travail du gouvernement. "Après le triplement de l'éolien en mer, la première stratégie fédérale en matière d'hydrogène pour l'industrie, la réforme structurelle de la loi sur l'énergie et l'introduction de la norme énergétique, c'est un autre dossier qui est traité avec expertise et selon le calendrier prévu. Au début du mois d'août, la Commission européenne avait déjà donné son feu vert et félicité notre pays pour son approche dans ce dossier", ont-ils encore dit.

Le CRM a été mis en place pour permettre la sortie du nucléaire en 2025. Il repose sur un système d'enchères qui doivent permettre d'obtenir une capacité de production d'électricité suffisante afin de garantir la sécurité d'approvisionnement du pays. La première enchère a livré ses résultats pour l'année de livraison 2025-2026. Les acteurs traditionnels et de nouveaux acteurs du marché y ont participé et 40 projets ont été retenus. Ensemble, ils représentent une capacité de 4.447,7 MW. Des unités existantes s'y trouvent à concurrence de 56%, des batteries pour 1%, la gestion de la demande pour 7% ainsi que deux nouvelles unités pour 36%, soit les unités de Vilvorde et des Awirs (Liège) qui fourniront respectivement 796,25 MW et 805,35 MW et bénéficieront d'un contrat de 15 ans. Le prix moyen pondéré des offres sélectionnées est de 31.671,57 euros par MW par an, précise encore Elia. En 2024, une seconde enchère sera organisée pour l'année de livraison 2025-2026. La Commission de Régulation de l'Électricité et du Gaz (Creg) a validé la première enchère, a indiqué le CEO d'Elia, Chris Peeters, au cours d'une conférence de presse aux côtés de la ministre de l'Énergie, Tinne Van der Straeten. Celle-ci doit remettre dans le courant de novembre un rapport sur la sécurité d'approvisionnement et l'impact sur les prix de l'électricité. "Les conditions des enchères sont remplies. Il y a plus de projets qui ont été soumis que ce qui était nécessaire, ce qui permet d'arriver à un prix plus bas. Il y a un minimum de gaz et un maximum de technologie comme les batteries et la gestion de la demande", a expliqué Mme Van der Straeten. A ses yeux, le nombre de projets rentrés montre en outre l'intérêt des grands acteurs énergétiques et industriels d'investir dans la transition énergétique. Les deux nouveaux projets de centrale au gaz devront recevoir un permis ou voir celui-ci validé par le rejet des recours au Conseil d'Etat. A Vilvorde, la députation du Brabant flamand a refusé l'autorisation. La balle est maintenant dans le camp du gouvernement flamand. "La sécurité d'approvisionnement est une responsabilité partagée", a fait remarquer la ministre. Un délai de quatre ans s'ouvre pour mettre en oeuvre les projets. Chaque trimestre, Elia et la Creg évalueront l'état d'avancement de ceux-ci. "J'ai confiance", a toutefois précisé Mme Van der Straeten, en soulignant qu'une éventuelle prolongation de deux réacteurs nucléaires, qui fait l'objet d'un âpre débat politique, impliquerait elle aussi de franchir des étapes juridiques difficiles. Cette question devra être tranchée d'ici la fin du mois sur la base du rapport que fournira la ministre. Mme Van der Straeten ne s'est pas avancée dimanche sur l'issue de la procédure. Aux yeux du patron d'Elia toutefois, la garantie de sécurité d'approvisionnement du pays "est en bonne voie".