Elle a assorti cette note d'une "perspective négative" dans la mesure où elle s'attend "à ce que le conflit militaire russo-ukrainien se prolonge", a-t-elle expliqué dans un communiqué.

En revanche, elle souligne avoir confirmé ses notations B-/B "en devise locale", estimant que "la dette publique ukrainienne libellée en hryvnia est moins vulnérable au défaut de paiement".

Les perspectives négatives reflètent les risques pour l'économie ukrainienne, le conflit compromettant la stabilité financière et "la capacité du gouvernement à honorer ses obligations de dette".

"Nous pourrions abaisser les notations au cours des 12 prochains mois si la position de liquidité du gouvernement devait se détériorer" ou si "les actions militaires russes affaiblissent considérablement la capacité administrative du gouvernement".

A contrario, S&P pourrait revoir la perspective à stable en cas d'amélioration de l'environnement sécuritaire de l'Ukraine et d'une meilleure visibilité sur ses perspectives macroéconomiques à moyen terme.

Pour l'heure, l'agence anticipe une "période prolongée d'instabilité macroéconomique" dans le pays.

"Les dommages importants causés (par la guerre) à l'économie ukrainienne et à sa capacité de générer des impôts ont rendu le paiement de la dette publique plus dépendant du flux régulier de soutien financier international", relève S&P.

Les trois premiers mois de l'agression militaire russe ont lourdement pesé sur l'économie et la société ukrainiennes.

"Environ un quart de la capacité de production du pays et la plupart de ses ports maritimes sont désormais situés dans des zones occupées ou bloquées par l'armée russe", note-t-elle.

Et, pour l'heure, "les perspectives de résolution sont incertaines".

En prenant l'hypothèse que le conflit persiste au second semestre 2022, le PIB de l'Ukraine pourrait se contracter de 40% en raison de l'effondrement des exportations, de la consommation et des investissements.

Etant donné les "dégâts considérables", les perspectives de croissance à moyen terme de l'Ukraine sont incertaines et "dépendent de la mesure dans laquelle le gouvernement retrouvera un niveau d'intégrité territoriale, parallèlement à des efforts de reconstruction importants".

La Russie a envahi l'Ukraine le 24 février.

Elle a assorti cette note d'une "perspective négative" dans la mesure où elle s'attend "à ce que le conflit militaire russo-ukrainien se prolonge", a-t-elle expliqué dans un communiqué.En revanche, elle souligne avoir confirmé ses notations B-/B "en devise locale", estimant que "la dette publique ukrainienne libellée en hryvnia est moins vulnérable au défaut de paiement".Les perspectives négatives reflètent les risques pour l'économie ukrainienne, le conflit compromettant la stabilité financière et "la capacité du gouvernement à honorer ses obligations de dette". "Nous pourrions abaisser les notations au cours des 12 prochains mois si la position de liquidité du gouvernement devait se détériorer" ou si "les actions militaires russes affaiblissent considérablement la capacité administrative du gouvernement".A contrario, S&P pourrait revoir la perspective à stable en cas d'amélioration de l'environnement sécuritaire de l'Ukraine et d'une meilleure visibilité sur ses perspectives macroéconomiques à moyen terme.Pour l'heure, l'agence anticipe une "période prolongée d'instabilité macroéconomique" dans le pays. "Les dommages importants causés (par la guerre) à l'économie ukrainienne et à sa capacité de générer des impôts ont rendu le paiement de la dette publique plus dépendant du flux régulier de soutien financier international", relève S&P.Les trois premiers mois de l'agression militaire russe ont lourdement pesé sur l'économie et la société ukrainiennes. "Environ un quart de la capacité de production du pays et la plupart de ses ports maritimes sont désormais situés dans des zones occupées ou bloquées par l'armée russe", note-t-elle. Et, pour l'heure, "les perspectives de résolution sont incertaines". En prenant l'hypothèse que le conflit persiste au second semestre 2022, le PIB de l'Ukraine pourrait se contracter de 40% en raison de l'effondrement des exportations, de la consommation et des investissements.Etant donné les "dégâts considérables", les perspectives de croissance à moyen terme de l'Ukraine sont incertaines et "dépendent de la mesure dans laquelle le gouvernement retrouvera un niveau d'intégrité territoriale, parallèlement à des efforts de reconstruction importants".La Russie a envahi l'Ukraine le 24 février.