Lorsque le souffle nauséabond de la guerre commence à caresser le cou des citoyens, ceux-ci ont le réflexe de se mettre derrière leur chef. Ce mardi, le quotidien Les Echos a publié un baromètre réalisé par Elabe qui donne au président Emmanuel Macron une cote de confiance de 40 %, soit 5% de plus qu'avant le déclenchement du conflit russo-ukrainien.

Mais si le conflit conforte Emmanuel Macron, il met mal à l'aise certains autres qui ont du mal à retrouver leurs lignes directrices.

Prenez Marine Le Pen dont le parti se tourne souvent vers l'Est pour financer ses campagnes. Cette année, par exemple, le Rassemblement national a fait appel à une banque hongroise qui lui a généreusement prêté une dizaine de millions d'euros. Voici quelques années, c'était vers une société russe, répondant au doux nom d'Aviazapchast, que le RN s'était tourné. Il avait d'ailleurs eu des problèmes pour rembourser son prêt de 9 millions et finalement il avait fallu une procédure à l'amiable pour solder le litige en 2020.

Aujourd'hui, Marine Le Pen affirme qu'"aucune raison ne peut justifier le lancement d'une opération militaire contre l'Ukraine par la Russie, qui rompt l'équilibre de la paix en Europe. Elle doit sans ambiguïté être condamnée". Mais qui disait en 2011 au quotidien économique russe Kommersant : "Je ne cache pas que dans une certaine mesure j'admire Vladimir Poutine" ? Qui s'était fait photographiée en 2017 au côté du même Poutine, lequel avait salué "une femme de conviction, de stature internationale" ? Et qui, nous apprend Libération, est bien embêtée aujourd'hui parce qu'elle a fait imprimer cette photo sur 1,2 million de tracts difficilement utilisables désormais ? Une certaine Le Pen, Marine.

A gauche, Jean Luc Mélenchon, l'insoumis, expliquait le 25 février lors d'une tournée dans l'île de La Réunion : "La Russie agresse l'Ukraine, manifestant une volonté de puissance sans mesure." Il ajoutait que l'action de Moscou créait "le danger immédiat d'un conflit généralisé qui menace toute l'humanité". Mais qui disait quelques semaines plus tôt, dans Le Monde : "Les Russes mobilisent à leurs frontières ? Qui ne ferait pas la même chose avec un voisin pareil, un pays lié à une puissance qui les menace continuellement" ? Un certain Mélenchon, Jean-Luc.

Éric Zemmour a condamné "sans réserve l'intervention militaire russe en Ukraine" le 24 février. Mais qui souhait voici trois ans l'apparition d'un "Poutine français" et disait il y a moins d'un mois sur France Inter : "Vladimir Poutine est un patriote russe. Il est légitime qu'il défende les intérêts de la Russie" ? Un certain Zemmour, Éric.

Emmanuel Macron prend donc la stature de chef de guerre, et sa cote de popularité en profite. Mais attention. On lui rappelle qu'il a jusque vendredi pour se déclarer candidat, ce qu'il n'a pas encore fait. Quel suspens !

Lorsque le souffle nauséabond de la guerre commence à caresser le cou des citoyens, ceux-ci ont le réflexe de se mettre derrière leur chef. Ce mardi, le quotidien Les Echos a publié un baromètre réalisé par Elabe qui donne au président Emmanuel Macron une cote de confiance de 40 %, soit 5% de plus qu'avant le déclenchement du conflit russo-ukrainien.Mais si le conflit conforte Emmanuel Macron, il met mal à l'aise certains autres qui ont du mal à retrouver leurs lignes directrices.Prenez Marine Le Pen dont le parti se tourne souvent vers l'Est pour financer ses campagnes. Cette année, par exemple, le Rassemblement national a fait appel à une banque hongroise qui lui a généreusement prêté une dizaine de millions d'euros. Voici quelques années, c'était vers une société russe, répondant au doux nom d'Aviazapchast, que le RN s'était tourné. Il avait d'ailleurs eu des problèmes pour rembourser son prêt de 9 millions et finalement il avait fallu une procédure à l'amiable pour solder le litige en 2020. Aujourd'hui, Marine Le Pen affirme qu'"aucune raison ne peut justifier le lancement d'une opération militaire contre l'Ukraine par la Russie, qui rompt l'équilibre de la paix en Europe. Elle doit sans ambiguïté être condamnée". Mais qui disait en 2011 au quotidien économique russe Kommersant : "Je ne cache pas que dans une certaine mesure j'admire Vladimir Poutine" ? Qui s'était fait photographiée en 2017 au côté du même Poutine, lequel avait salué "une femme de conviction, de stature internationale" ? Et qui, nous apprend Libération, est bien embêtée aujourd'hui parce qu'elle a fait imprimer cette photo sur 1,2 million de tracts difficilement utilisables désormais ? Une certaine Le Pen, Marine.A gauche, Jean Luc Mélenchon, l'insoumis, expliquait le 25 février lors d'une tournée dans l'île de La Réunion : "La Russie agresse l'Ukraine, manifestant une volonté de puissance sans mesure." Il ajoutait que l'action de Moscou créait "le danger immédiat d'un conflit généralisé qui menace toute l'humanité". Mais qui disait quelques semaines plus tôt, dans Le Monde : "Les Russes mobilisent à leurs frontières ? Qui ne ferait pas la même chose avec un voisin pareil, un pays lié à une puissance qui les menace continuellement" ? Un certain Mélenchon, Jean-Luc.Éric Zemmour a condamné "sans réserve l'intervention militaire russe en Ukraine" le 24 février. Mais qui souhait voici trois ans l'apparition d'un "Poutine français" et disait il y a moins d'un mois sur France Inter : "Vladimir Poutine est un patriote russe. Il est légitime qu'il défende les intérêts de la Russie" ? Un certain Zemmour, Éric.Emmanuel Macron prend donc la stature de chef de guerre, et sa cote de popularité en profite. Mais attention. On lui rappelle qu'il a jusque vendredi pour se déclarer candidat, ce qu'il n'a pas encore fait. Quel suspens !