France: une remise à la pompe de 15 centimes par litre

En France, le premier ministre français Jean Castex a annoncé une remise à la pompe de 15 cent/litre. La mesure sera appliquée à partir du 1er avril et aura une durée de 4 mois pour tous les Français.

Cette mesure, qui coûtera environ 2 milliards d'euros à l'Etat, concerne les ménages comme les entreprises et sera "valable sur tous les carburants", a précisé le Premier ministre, qui appelle "pétroliers" et "distributeurs" à "faire un geste complémentaire".

"Cela signifie que pour chaque plein de 60 litres, vous économiserez 9 euros", a ainsi évalué Castex dans une interview au quotidien français Le Parisien.

Il précise dans les colonnes du journal que la réduction s'effectuera au moment du paiement, en caisse ou par carte bancaire à la pompe, et ne sera donc pas visible d'emblée sur les prix affichés à l'entrée de la station.

Le gouvernement français a déjà pris des mesures pour alléger la facture d'énergie : blocage du prix du gaz, limitation à 4 % de la hausse de l'électricité, chèque énergie exceptionnel, indemnité inflation pour 38 millions de personnes, ou encore hausse du barème des indemnités kilométriques, détaille Le Soir. L'ensemble de décisions pèse pour plus de 20 milliards, selon Castex.

Pays-Bas : baisse des accises sur le carburant

Le gouvernement néerlandais va, de son côté, allouer 2,8 milliards d'euros pour renforcer le pouvoir d'achat, a annoncé vendredi dernier la ministre des Affaires sociales Karien van Gennip, à l'issue du conseil des ministres. Les citoyens disposant d'un bas revenu recevront 800 euros pour leur facture d'énergie, au lieu de 200 euros initialement. Les accises sur le carburant baisseront en outre à partir du 1er avril. La TVA sur l'énergie baissera aussi au 1er juillet.

Les quatre plus grandes villes des Pays-Bas (Amsterdam, Rotterdam, La Haye et Utrecht) ont demandé au gouvernement d'indemniser les personnes avec un petit revenu de 1.000 euros. Cet argent s'ajoute aux centaines de millions d'euros débloqués l'an dernier pour compenser la hausse du prix du gaz.

Allemagne : suppression de la taxe spéciale sur l'énergie verte

Les consommateurs et entreprises en Allemagne ne devront plus payer la taxe spéciale qu'ils doivent payer pour assurer la transition vers des sources d'énergies renouvelables. La suppression de cette taxe spéciale sera financée par le budget fédéral, précise le ministre de l'Economie Robert Habeck. Des ménages avec une consommation annuelle de 6.000 KwH devraient épargner 130 euros, rapporte Le Soir.

GETTY
© GETTY

Suède: réduction des taxes sur les carburants

Le gouvernement suédois va réduire les taxes sur le diesel et l'essence du 1er juin au 31 décembre, a annoncé lundi le ministre des Finances Mikael Damberg.

Cette mesure doit permettre de gagner 1,30 couronne suédoise par litre soit environ 12 centimes d'euro. Le gouvernement veut aussi octroyer une prime unique de 1.000 à 1.500 couronnes (94 à 141 euros) à tous les propriétaires de voiture. Ce paquet de soutien, qui comprend aussi d'autres mesures pour le pouvoir d'achat, représente un montant de 14 milliards de couronnes soit 1,3 milliard d'euros. Le parlement doit encore approuver les propositions.

Plafonnements temporaires de prix

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a confirmé, de son côté, avoir reçu pour mandat de clarifier d'ici la fin mars les options, au niveau européen, pour contrer la hausse des prix de l'énergie. Les dirigeants des 27, rassemblés en sommet informel à Versailles, ont demandé de préparer le terrain "pour limiter l'effet de contagion des prix du gaz aux prix de l'électricité", indique-t-elle. Des plafonnements temporaires de prix font partie des options.

Cette piste a été avancée par Alexander De Croo jeudi, évoquant à la Chambre des plafonnements sur le marché de gros du gaz naturel, pour empêcher les transactions au-delà d'une certaine limite.

"À court terme, nous devons gérer les prix élevés de l'énergie et préparer l'hiver prochain", indique Ursula von der Leyen. Dans une série de schémas, l'Allemande évoque pour les prix de l'électricité la possibilité pour les États de fixer temporairement des prix de détail pour les ménages et les petites entreprises, et de taxer les bénéfices exceptionnels des producteurs. La Commission va aussi mettre sur la table un cadre temporaire "de crise", permettant plus largement les aides d'État à l'industrie pour faire face aux coûts de l'énergie et aux conséquences de la guerre en Ukraine. Un projet en ce sens a été envoyé jeudi aux États membres, pour consultation.

La Commission avait déjà indiqué cette semaine qu'elle proposerait avant avril une politique européenne de stockage de gaz, imposant d'avoir les réserves souterraines remplies à au moins 90% pour le 1er octobre de chaque année. Elle a aussi mis sur la table, sous le titre "REPOwerEU", un ensemble de mesures qui permettraient selon elle de réduire la demande européenne en gaz russe de deux tiers d'ici à la fin de cette année. Cela comprend une diversification des fournisseurs de gaz, ce que la Commission a déjà commencé à faire en misant sur le GNL. Mais cela passera essentiellement par une réduction drastique de l'utilisation de combustibles fossiles.

En France, le premier ministre français Jean Castex a annoncé une remise à la pompe de 15 cent/litre. La mesure sera appliquée à partir du 1er avril et aura une durée de 4 mois pour tous les Français.Cette mesure, qui coûtera environ 2 milliards d'euros à l'Etat, concerne les ménages comme les entreprises et sera "valable sur tous les carburants", a précisé le Premier ministre, qui appelle "pétroliers" et "distributeurs" à "faire un geste complémentaire"."Cela signifie que pour chaque plein de 60 litres, vous économiserez 9 euros", a ainsi évalué Castex dans une interview au quotidien français Le Parisien. Il précise dans les colonnes du journal que la réduction s'effectuera au moment du paiement, en caisse ou par carte bancaire à la pompe, et ne sera donc pas visible d'emblée sur les prix affichés à l'entrée de la station.Le gouvernement français a déjà pris des mesures pour alléger la facture d'énergie : blocage du prix du gaz, limitation à 4 % de la hausse de l'électricité, chèque énergie exceptionnel, indemnité inflation pour 38 millions de personnes, ou encore hausse du barème des indemnités kilométriques, détaille Le Soir. L'ensemble de décisions pèse pour plus de 20 milliards, selon Castex. Le gouvernement néerlandais va, de son côté, allouer 2,8 milliards d'euros pour renforcer le pouvoir d'achat, a annoncé vendredi dernier la ministre des Affaires sociales Karien van Gennip, à l'issue du conseil des ministres. Les citoyens disposant d'un bas revenu recevront 800 euros pour leur facture d'énergie, au lieu de 200 euros initialement. Les accises sur le carburant baisseront en outre à partir du 1er avril. La TVA sur l'énergie baissera aussi au 1er juillet.Les quatre plus grandes villes des Pays-Bas (Amsterdam, Rotterdam, La Haye et Utrecht) ont demandé au gouvernement d'indemniser les personnes avec un petit revenu de 1.000 euros. Cet argent s'ajoute aux centaines de millions d'euros débloqués l'an dernier pour compenser la hausse du prix du gaz.Les consommateurs et entreprises en Allemagne ne devront plus payer la taxe spéciale qu'ils doivent payer pour assurer la transition vers des sources d'énergies renouvelables. La suppression de cette taxe spéciale sera financée par le budget fédéral, précise le ministre de l'Economie Robert Habeck. Des ménages avec une consommation annuelle de 6.000 KwH devraient épargner 130 euros, rapporte Le Soir. Le gouvernement suédois va réduire les taxes sur le diesel et l'essence du 1er juin au 31 décembre, a annoncé lundi le ministre des Finances Mikael Damberg. Cette mesure doit permettre de gagner 1,30 couronne suédoise par litre soit environ 12 centimes d'euro. Le gouvernement veut aussi octroyer une prime unique de 1.000 à 1.500 couronnes (94 à 141 euros) à tous les propriétaires de voiture. Ce paquet de soutien, qui comprend aussi d'autres mesures pour le pouvoir d'achat, représente un montant de 14 milliards de couronnes soit 1,3 milliard d'euros. Le parlement doit encore approuver les propositions. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a confirmé, de son côté, avoir reçu pour mandat de clarifier d'ici la fin mars les options, au niveau européen, pour contrer la hausse des prix de l'énergie. Les dirigeants des 27, rassemblés en sommet informel à Versailles, ont demandé de préparer le terrain "pour limiter l'effet de contagion des prix du gaz aux prix de l'électricité", indique-t-elle. Des plafonnements temporaires de prix font partie des options.Cette piste a été avancée par Alexander De Croo jeudi, évoquant à la Chambre des plafonnements sur le marché de gros du gaz naturel, pour empêcher les transactions au-delà d'une certaine limite. "À court terme, nous devons gérer les prix élevés de l'énergie et préparer l'hiver prochain", indique Ursula von der Leyen. Dans une série de schémas, l'Allemande évoque pour les prix de l'électricité la possibilité pour les États de fixer temporairement des prix de détail pour les ménages et les petites entreprises, et de taxer les bénéfices exceptionnels des producteurs. La Commission va aussi mettre sur la table un cadre temporaire "de crise", permettant plus largement les aides d'État à l'industrie pour faire face aux coûts de l'énergie et aux conséquences de la guerre en Ukraine. Un projet en ce sens a été envoyé jeudi aux États membres, pour consultation. La Commission avait déjà indiqué cette semaine qu'elle proposerait avant avril une politique européenne de stockage de gaz, imposant d'avoir les réserves souterraines remplies à au moins 90% pour le 1er octobre de chaque année. Elle a aussi mis sur la table, sous le titre "REPOwerEU", un ensemble de mesures qui permettraient selon elle de réduire la demande européenne en gaz russe de deux tiers d'ici à la fin de cette année. Cela comprend une diversification des fournisseurs de gaz, ce que la Commission a déjà commencé à faire en misant sur le GNL. Mais cela passera essentiellement par une réduction drastique de l'utilisation de combustibles fossiles.