Dans le cadre de son plan de relance, le gouvernement wallon a signé lundi une déclaration commune inédite avec des partenaires issus du monde patronal, syndical et environnemental. L'accord implique l'Union wallonne des Entreprises (UWE), les syndicats FGTB et CSC, l'Union des Classes moyennes (UCM) et Inter-Environnement Wallonie (IEW).

Au cours des dernières semaines, les partenaires ont défini ensemble 42 actions prioritaires "structurantes et transversales" sur lesquelles travailler de concert. L'objectif est de maximiser les retombées positives du plande relance et d'accélérer la relance de la Wallonie. Quatre programmes distincts sont en construction pour un budget d'environ 2,5 milliards.

Des indicateurs de résultat seront établis, notamment en termes de création d'emplois, de réduction des gaz à effet de serre et de création de valeur ajoutée. En outre, le budget destiné aux projets prioritaires pourrait être accru si d'autres actions ne portaient par leurs fruits.

Ensemble, les partenaires ont également défini des prérequis. En outre, il s'agit de réformer et actualiser la formation des jeunes et des chercheurs d'emploi. La révision des clauses des marchés publics fait aussi partie des priorités. Elle doit permettre aux PME d'y accéder plus facilement et dès lors de créer un cercle vertueux de création d'emplois.

Un comité d'action, composé notamment des représentants gouvernementaux et des parties prenantes, est constitué afin d'assurer le suivi des projets prioritaires dans une optique de co-construction. En sus, les partenaires ont identifié des projets financés par l'UE, en matière de "Facilité pour la reprise et la résilience", qui leur paraissent prioritaires. Cette déclaration et ces engagements vont bien plus loin que ce qui est fait habituellement en matière de concertation, met en exergue le gouvernement wallon.

Celui-ci souligne également qu'il était indispensable d'obtenir l'adhésion la plus large possible à des mesures structurantes du plan de relance wallon.

Quatre axes stratégiques

Les quatre axes stratégiques généraux définis sont les suivants: la formation, sortir de la précarité, mener une politique économique et industrielle forte et durable, et enfin renforcer l'indépendance et la transition énergétique.

Elio Di Rupo , BELGA
Elio Di Rupo © BELGA

1. Sortir de la précarité

Parmi les principaux projets prioritaires en matière de sortie de la précarité (437.144.625 euros), on trouve la stimulation de la rénovation énergétique par quartiers, dans le cadre de la politique de la Ville et de pôles urbains de taille moyenne, en vue de développer et expérimenter des méthodes et approches (181.500.000 euros).

En tête de liste, figurent également l'augmentation de la création de logements d'intérêt public via le partenariat public-privé (174.250.000 euros), ou encore la réforme de la promotion de la santé et de la prévention grâce à la mise en oeuvre d'une programmation structurée (30.000.000 d'euros).

2. Une politique économique et industrielle forte et durable

En matière de politique économique et industrielle forte et durable (470.030.500 euros), les principaux postes sont la mise en oeuvre d'une gouvernance pour la stratégie régionale d'innovation (102.400.000 euros), le développement des programmes de recherche collective et d'excellence autour de thématiques clés (97.840.000 euros), et le soutien de la recherche stratégique en vue du déploiement économique des aires stratégiques définies dans les feuilles de route de la RIS3 et le Walloon Economic Program (68.000.000 d'euros).

3. Renforcer l'indépendance et la transition énergétique

Sur le plan du renforcement de l'indépendance et la transition énergétique (1.312.900.000 euros), la déclaration commune met en avant la rénovation énergétique de 25.000 logements d'utilité publique (721.000.000 d'euros) et la réalisation des rénovations énergétiques du bâti (401.900.000 euros).

4. Formation

Enfin, en termes de formation (278.375.500 euros), le plus gros montant va à la mise en place du passeport wallon à la formation pour l'ensemble des travailleurs, y compris les travailleurs non-standards en lien avec la réforme des aides à la formation et le chèque-carrière ainsi que la transition emploi-emploi (101.400.000 euros). Cette action ira de concert avec un investissement dans les infrastructures et les équipements de formation (93.010.000 euros).

Dans le cadre de son plan de relance, le gouvernement wallon a signé lundi une déclaration commune inédite avec des partenaires issus du monde patronal, syndical et environnemental. L'accord implique l'Union wallonne des Entreprises (UWE), les syndicats FGTB et CSC, l'Union des Classes moyennes (UCM) et Inter-Environnement Wallonie (IEW). Au cours des dernières semaines, les partenaires ont défini ensemble 42 actions prioritaires "structurantes et transversales" sur lesquelles travailler de concert. L'objectif est de maximiser les retombées positives du plande relance et d'accélérer la relance de la Wallonie. Quatre programmes distincts sont en construction pour un budget d'environ 2,5 milliards. Des indicateurs de résultat seront établis, notamment en termes de création d'emplois, de réduction des gaz à effet de serre et de création de valeur ajoutée. En outre, le budget destiné aux projets prioritaires pourrait être accru si d'autres actions ne portaient par leurs fruits. Ensemble, les partenaires ont également défini des prérequis. En outre, il s'agit de réformer et actualiser la formation des jeunes et des chercheurs d'emploi. La révision des clauses des marchés publics fait aussi partie des priorités. Elle doit permettre aux PME d'y accéder plus facilement et dès lors de créer un cercle vertueux de création d'emplois. Un comité d'action, composé notamment des représentants gouvernementaux et des parties prenantes, est constitué afin d'assurer le suivi des projets prioritaires dans une optique de co-construction. En sus, les partenaires ont identifié des projets financés par l'UE, en matière de "Facilité pour la reprise et la résilience", qui leur paraissent prioritaires. Cette déclaration et ces engagements vont bien plus loin que ce qui est fait habituellement en matière de concertation, met en exergue le gouvernement wallon. Celui-ci souligne également qu'il était indispensable d'obtenir l'adhésion la plus large possible à des mesures structurantes du plan de relance wallon.