Pour les indépendants et les PME, c'est un soulagement. L'Union des classes moyennes réclamait cette mesure à cor et à cri. Rappelons que des pans entiers de l'économie sont à l'arrêt et que le pouvoir d'achat de nombreux citoyens est en berne, ce qui provoque un effondrement de la demande.
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Pour les indépendants et les PME, c'est un soulagement. L'Union des classes moyennes réclamait cette mesure à cor et à cri. Rappelons que des pans entiers de l'économie sont à l'arrêt et que le pouvoir d'achat de nombreux citoyens est en berne, ce qui provoque un effondrement de la demande. Le gouvernement met donc une nouvelle fois les faillites en mode pause. C'est une bouffée d'oxygène pour les entreprises - mais pour une partie d'entre elles seulement puisque les fournisseurs des entreprises en difficulté n'ont, pendant la durée du moratoire, plus de levier à leur disposition pour obtenir le paiement de leurs factures. Le risque est que ces firmes créancières soient elles-mêmes plongées dans d'insoutenables difficultés de trésorerie. C'est la raison pour laquelle les praticiens et les tribunaux de l'entreprise conseillent aux sociétés d'utiliser, pour traverser cette mauvaise passe, tous les outils à leur disposition: médiateur d'entreprise, chambre des entreprises en difficulté, procédure de réorganisation judiciaire..., laquelle pourrait d'ailleurs subir prochainement un lifting qui la rendrait plus accessible aux petites structures. Malheureusement, à la sortie du moratoire, le 31 janvier 2021 ou plus tard en cas de prolongation, les problèmes de liquidités n'auront pas disparu. La vague tant redoutée des faillites pourrait alors déferler plus violemment encore que prévu.