Cette suppression est une excellente chose, sauf qu'elle risque d'exclure une partie de la population de la mobilité. D'abord, parce que les voitures électriques sont 30 à 50% plus chères que les voitures fossiles : le résultat c'est que nous achetons de plus en plus de voitures d'occasion et que nous faisons durer plus longtemps. Ce n'est pas top pour le climat puisque le renouvellement du parc automobile vers des véhicules moins polluants ne se fait plus aussi rapidement. Ensuite, parce que l'alternative, les voitures hybrides n'en n'est pas vraiment une, car avec leurs deux moteurs, l'un thermique et l'autre avec une batterie électrique, les voitures hybrides pèsent plus lourd et sont paradoxalement plus gourmandes en carburant.

D'où ma question : et si la solution venait de l'Allemagne ? C'est étonnant, mais personne n'en a parlé. Les ministres de l'Environnement des 16 Landers qui composent l'Allemagne ont voté et à l'unanimité la fin de la vitesse libre sur les autoroutes allemandes. Ces ministres doivent juste s'accorder sur le fait de limiter à 130 ou 110 km/H. Probablement que ce sera 110 km/h, car les Allemands veulent lancer un signal au reste de l'Europe. Il aura donc fallu une guerre aux portes de l'Europe et l'épée de Damoclès de la rupture des livraisons de gaz russe pour que même l'Allemagne, paradis de la voiture ose enfin bouger. Comme me le disait un homme d'affaires avisé, c'est une occasion historique pour nos politiques d'imposer enfin la limitation de vitesse partout en Europe.

Son idée, et j'ai vérifié, elle est validée par les experts : cette limitation de la vitesse va forcer les fabricants de voitures à repenser tout leur modèle. Il ne sera plus nécessaire "d'avoir plus de 100 chevaux, de surdimensionner roues, freins et châssis, d'insonoriser à l'extrême, d'accélérer sans cesse l'électronique. Bref, ce serait une manière élégante de sortir du cercle vicieux qui a alourdi nos voitures de 50% en 30 ans". La limitation de vitesse obligatoire partout en Europe, c'est aussi moins d'accidents, moins de morts, moins de pollution, moins de dépendance à l'égard de la Chine et de ses métaux rares. Mais c'est sans doute aussi moins de recettes fiscales pour les Etats à court terme. Est-ce la raison qui les fait hésiter à imposer une mesure de bon sens ?

Je n'en sais rien, mais cet homme d'affaires qui m'a mis la puce à l'oreille sur la limitation de vitesse et ses conséquences économiques ne dit finalement pas autre chose que Jean-Marc Jancovici, un polytechnicien français ultra médiatisé et spécialisé dans la lutte contre le réchauffement climatique. En effet, pendant le COVID, les hommes et les femmes politiques ont été capables de nous imposer de ne pas sortir de chez nous pendant deux mois. Mais ces mêmes politiques ne semblent pas être capables aujourd'hui d'imposer une baisse de la vitesse de circulation pour forcer l'industrie automobile à se réinventer. Dommage, car comme l'explique le site CARADISIAC, "des voitures conçues pour rouler à maximum 110 km, avec une bonne aérodynamique et un poids ramené sous la tonne descendrait la consommation à 2 litres au cent. Ce qui aurait un énorme avantage : respecter les engagements de diminution de CO2 tout en échappant à la conversion électrique. Ou à l'inverse, on pourrait y parvenir à cette conversion électrique, mais en se contentant de batteries plus petites". Au lieu de ça, nos politiques ont pris une voie qui risque d'offrir le marché automobile aux constructeurs et équipementiers chinois, parce que les matières et matériaux nous échappent et peut-être même bientôt les microprocesseurs taïwanais.

Ma question est donc simple : à quand donc une gigantesque pétition pour forcer les politiques à diminuer la vitesse partout en Europe ?

Cette suppression est une excellente chose, sauf qu'elle risque d'exclure une partie de la population de la mobilité. D'abord, parce que les voitures électriques sont 30 à 50% plus chères que les voitures fossiles : le résultat c'est que nous achetons de plus en plus de voitures d'occasion et que nous faisons durer plus longtemps. Ce n'est pas top pour le climat puisque le renouvellement du parc automobile vers des véhicules moins polluants ne se fait plus aussi rapidement. Ensuite, parce que l'alternative, les voitures hybrides n'en n'est pas vraiment une, car avec leurs deux moteurs, l'un thermique et l'autre avec une batterie électrique, les voitures hybrides pèsent plus lourd et sont paradoxalement plus gourmandes en carburant.D'où ma question : et si la solution venait de l'Allemagne ? C'est étonnant, mais personne n'en a parlé. Les ministres de l'Environnement des 16 Landers qui composent l'Allemagne ont voté et à l'unanimité la fin de la vitesse libre sur les autoroutes allemandes. Ces ministres doivent juste s'accorder sur le fait de limiter à 130 ou 110 km/H. Probablement que ce sera 110 km/h, car les Allemands veulent lancer un signal au reste de l'Europe. Il aura donc fallu une guerre aux portes de l'Europe et l'épée de Damoclès de la rupture des livraisons de gaz russe pour que même l'Allemagne, paradis de la voiture ose enfin bouger. Comme me le disait un homme d'affaires avisé, c'est une occasion historique pour nos politiques d'imposer enfin la limitation de vitesse partout en Europe.Son idée, et j'ai vérifié, elle est validée par les experts : cette limitation de la vitesse va forcer les fabricants de voitures à repenser tout leur modèle. Il ne sera plus nécessaire "d'avoir plus de 100 chevaux, de surdimensionner roues, freins et châssis, d'insonoriser à l'extrême, d'accélérer sans cesse l'électronique. Bref, ce serait une manière élégante de sortir du cercle vicieux qui a alourdi nos voitures de 50% en 30 ans". La limitation de vitesse obligatoire partout en Europe, c'est aussi moins d'accidents, moins de morts, moins de pollution, moins de dépendance à l'égard de la Chine et de ses métaux rares. Mais c'est sans doute aussi moins de recettes fiscales pour les Etats à court terme. Est-ce la raison qui les fait hésiter à imposer une mesure de bon sens ? Je n'en sais rien, mais cet homme d'affaires qui m'a mis la puce à l'oreille sur la limitation de vitesse et ses conséquences économiques ne dit finalement pas autre chose que Jean-Marc Jancovici, un polytechnicien français ultra médiatisé et spécialisé dans la lutte contre le réchauffement climatique. En effet, pendant le COVID, les hommes et les femmes politiques ont été capables de nous imposer de ne pas sortir de chez nous pendant deux mois. Mais ces mêmes politiques ne semblent pas être capables aujourd'hui d'imposer une baisse de la vitesse de circulation pour forcer l'industrie automobile à se réinventer. Dommage, car comme l'explique le site CARADISIAC, "des voitures conçues pour rouler à maximum 110 km, avec une bonne aérodynamique et un poids ramené sous la tonne descendrait la consommation à 2 litres au cent. Ce qui aurait un énorme avantage : respecter les engagements de diminution de CO2 tout en échappant à la conversion électrique. Ou à l'inverse, on pourrait y parvenir à cette conversion électrique, mais en se contentant de batteries plus petites". Au lieu de ça, nos politiques ont pris une voie qui risque d'offrir le marché automobile aux constructeurs et équipementiers chinois, parce que les matières et matériaux nous échappent et peut-être même bientôt les microprocesseurs taïwanais.Ma question est donc simple : à quand donc une gigantesque pétition pour forcer les politiques à diminuer la vitesse partout en Europe ?