Quand je suis arrivée comme ministre de la Défense (en octobre 2020, Ndlr), j'ai trouvé un département qui était sous-financé depuis le milieu des années 1990". En 1983, le budget de la Défense représentait encore 3,3% du PIB. Il ne pesait plus que 1,1% en 2021. La reconstruction de l'armée, entreprise depuis, s'est donc basée sur un refinancement et plusieurs plans d'action. Au chapitre budgétaire, on parle surtout du plan STAR (pour "Security, Technology, Ambition, Resilient"). "La trajectoire de croissance a été décidée quelques jours avant l'invasion de l'Ukraine. Nous avions déjà prévu une augmentation de notre budget d'environ 11 milliards d'ici 2030 pour arriver à ce que le budget de la Défense représente 1,54% du PIB à l'horizon 2030", rappelle Ludivine Dedonder. A cette date, le budget pèsera 6,9 milliards, contre 4,2 milliards aujourd'hui.

Sans la sécurité, nous ne pouvons nous épanouir."

Ludivine Dedonder

Suite à l'invasion de l'Ukraine, le gouvernement a débloqué une enveloppe supplémentaire d'1 milliard d'euros pour cette législature: 450 millions cette année, 275 millions pour les deux suivantes.

Cette enveloppe "apporte des moyens supplémentaires pour les missions, la disponibilité opérationnelle, les systèmes d'armement, la protection des soldats, le renseignement, la cybersécurité et l'amélioration des infrastructures", précise la ministre. Le gouvernement a d'ailleurs décidé quelques jours après la TSU d'atteindre 2% du PIB en 2035, supposant de dégager une dizaine milliards d'euros supplémentaire mais moyennant plusieurs conditions. Parmi celles-ci, un retour sur investissement plus important pour l'industrie belge et l'assurance que ces investissements ne soient pas réalisés au détriment des autres défis à relever.

"D'autres secteurs en difficulté sont également prioritaires: soins de santé et sécurité sociale, environnement, reconversion de certains secteurs économiques", souligne Ludivine Dedonder.

Outre STAR, la Défense a également décidé du plan POP (People Our Priority). "Un plan de recrutement inédit, souligne la ministre. Nous avions atteint des chiffres qui ne permettaient plus d'assurer les missions de base. Nous recrutons 10.000 militaires sur quatre ans ainsi que des centaines de civils. Une revalorisation salariale a été entreprise pour rendre le département plus attractif."

Un troisième programme est le plan Quartier: "Fini la fermeture des casernes. Nous en créons au contraire deux nouvelles. Une à Charleroi, l'autre en Flandre-Orientale, dont la localisation précise sera bientôt dévoilée. Nous voulons des casernes du futur, ancrées dans le tissu local et qui établissent des partenariats avec les entreprises locales, les centres de recherche, les centres de formation, les centres universitaires". Un plan qui n'oublie pas l'environnement: "Nous avons décidé de rénover l'ensemble de nos infrastructures pour atteindre la neutralité carbone en 2040".

La Défense va également renforcer les moyens de l'hôpital militaire de Neder-Over-Heembeek afin d'en faire un "hub médical" militaire et civil d'ici 2030, ouvert à la recherche et aux partenariats avec les autres hôpitaux.

Quand je suis arrivée comme ministre de la Défense (en octobre 2020, Ndlr), j'ai trouvé un département qui était sous-financé depuis le milieu des années 1990". En 1983, le budget de la Défense représentait encore 3,3% du PIB. Il ne pesait plus que 1,1% en 2021. La reconstruction de l'armée, entreprise depuis, s'est donc basée sur un refinancement et plusieurs plans d'action. Au chapitre budgétaire, on parle surtout du plan STAR (pour "Security, Technology, Ambition, Resilient"). "La trajectoire de croissance a été décidée quelques jours avant l'invasion de l'Ukraine. Nous avions déjà prévu une augmentation de notre budget d'environ 11 milliards d'ici 2030 pour arriver à ce que le budget de la Défense représente 1,54% du PIB à l'horizon 2030", rappelle Ludivine Dedonder. A cette date, le budget pèsera 6,9 milliards, contre 4,2 milliards aujourd'hui. Suite à l'invasion de l'Ukraine, le gouvernement a débloqué une enveloppe supplémentaire d'1 milliard d'euros pour cette législature: 450 millions cette année, 275 millions pour les deux suivantes. Cette enveloppe "apporte des moyens supplémentaires pour les missions, la disponibilité opérationnelle, les systèmes d'armement, la protection des soldats, le renseignement, la cybersécurité et l'amélioration des infrastructures", précise la ministre. Le gouvernement a d'ailleurs décidé quelques jours après la TSU d'atteindre 2% du PIB en 2035, supposant de dégager une dizaine milliards d'euros supplémentaire mais moyennant plusieurs conditions. Parmi celles-ci, un retour sur investissement plus important pour l'industrie belge et l'assurance que ces investissements ne soient pas réalisés au détriment des autres défis à relever. "D'autres secteurs en difficulté sont également prioritaires: soins de santé et sécurité sociale, environnement, reconversion de certains secteurs économiques", souligne Ludivine Dedonder. Outre STAR, la Défense a également décidé du plan POP (People Our Priority). "Un plan de recrutement inédit, souligne la ministre. Nous avions atteint des chiffres qui ne permettaient plus d'assurer les missions de base. Nous recrutons 10.000 militaires sur quatre ans ainsi que des centaines de civils. Une revalorisation salariale a été entreprise pour rendre le département plus attractif." Un troisième programme est le plan Quartier: "Fini la fermeture des casernes. Nous en créons au contraire deux nouvelles. Une à Charleroi, l'autre en Flandre-Orientale, dont la localisation précise sera bientôt dévoilée. Nous voulons des casernes du futur, ancrées dans le tissu local et qui établissent des partenariats avec les entreprises locales, les centres de recherche, les centres de formation, les centres universitaires". Un plan qui n'oublie pas l'environnement: "Nous avons décidé de rénover l'ensemble de nos infrastructures pour atteindre la neutralité carbone en 2040". La Défense va également renforcer les moyens de l'hôpital militaire de Neder-Over-Heembeek afin d'en faire un "hub médical" militaire et civil d'ici 2030, ouvert à la recherche et aux partenariats avec les autres hôpitaux.