L'idée que le premier consommateur mondial d'or noir va devoir se passer du brut russe en raison du conflit en Ukraine poussait le prix du Brent de mer du Nord, référence européenne, à 130,59 dollars (+5,99%) vers 14H50 GMT (15H50 à Paris).

Le baril de West Texas Intermediate (WTI), référence américaine, pour livraison en avril gagnait 6,72% à 127,42 dollars.

Après une légère accalmie mardi matin, les cours s'approchaient à nouveau de leurs sommets depuis 2008, atteints lundi, à 139,13 dollars pour le Brent et à 130,50 dollars pour le WTI.

Alors que les combats se poursuivent en Ukraine, les investisseurs sont focalisés sur l'idée que le pétrole va être touché directement par des sanctions venues des Etats-Unis, selon des informations de presse.

Le chef de l'Etat doit s'exprimer à 15H45 GMT pour "annoncer des actions visant à sanctionner la Russie pour sa guerre injustifiée et non provoquée" contre l'Ukraine, a indiqué mardi la Maison Blanche.

Joe Biden se démarque ainsi de ses homologues européens, qui se sont pour l'instant refusés à un embargo. L'Europe est, dans son ensemble, nettement plus dépendante des approvisionnements russes, qui représentent 40% de sa consommation en gaz naturel et 30% environ pour le pétrole.

En revanche, seules 8% des importations américaines de brut et produits pétroliers venaient de Russie en 2021, et les Etats-Unis n'importent pas de gaz russe.

"Les inquiétudes sur une telle annonce font monter les prix", commente Fiona Cincotta, analyste chez City Index, qui souligne que cela "alimente les craintes sur l'inflation".

Deuxième exportateur mondial, "la Russie n'est pas un producteur dont les extractions peuvent être aisément compensées par d'autres", souligne Giovanni Staunovo, analyste chez UBS.

Certains acheteurs de pétrole évitent déjà autant que possible d'acheter auprès d'entreprises russes: "Tous ont en mémoire les sanctions subies par les entreprises européennes qui avaient commercé avec l'Iran alors que ce pays était soumis à des sanctions", explique Benjamin Louvet, analyste chez OFI AM.

Volatil, le cours du gaz européen, qui avait atteint lundi un sommet historique à 345 euros le mégawattheure, s'inscrivait en baisse de 5,4% mardi à 215,00 euros.

"Le marché a été en partie rassuré par le chancelier allemand qui a affirmé que les sanctions ne toucheraient pas le gaz", commente Barbara Lambrecht, de Commerzbank.

L'idée que le premier consommateur mondial d'or noir va devoir se passer du brut russe en raison du conflit en Ukraine poussait le prix du Brent de mer du Nord, référence européenne, à 130,59 dollars (+5,99%) vers 14H50 GMT (15H50 à Paris).Le baril de West Texas Intermediate (WTI), référence américaine, pour livraison en avril gagnait 6,72% à 127,42 dollars.Après une légère accalmie mardi matin, les cours s'approchaient à nouveau de leurs sommets depuis 2008, atteints lundi, à 139,13 dollars pour le Brent et à 130,50 dollars pour le WTI.Alors que les combats se poursuivent en Ukraine, les investisseurs sont focalisés sur l'idée que le pétrole va être touché directement par des sanctions venues des Etats-Unis, selon des informations de presse.Le chef de l'Etat doit s'exprimer à 15H45 GMT pour "annoncer des actions visant à sanctionner la Russie pour sa guerre injustifiée et non provoquée" contre l'Ukraine, a indiqué mardi la Maison Blanche.Joe Biden se démarque ainsi de ses homologues européens, qui se sont pour l'instant refusés à un embargo. L'Europe est, dans son ensemble, nettement plus dépendante des approvisionnements russes, qui représentent 40% de sa consommation en gaz naturel et 30% environ pour le pétrole.En revanche, seules 8% des importations américaines de brut et produits pétroliers venaient de Russie en 2021, et les Etats-Unis n'importent pas de gaz russe."Les inquiétudes sur une telle annonce font monter les prix", commente Fiona Cincotta, analyste chez City Index, qui souligne que cela "alimente les craintes sur l'inflation".Deuxième exportateur mondial, "la Russie n'est pas un producteur dont les extractions peuvent être aisément compensées par d'autres", souligne Giovanni Staunovo, analyste chez UBS.Certains acheteurs de pétrole évitent déjà autant que possible d'acheter auprès d'entreprises russes: "Tous ont en mémoire les sanctions subies par les entreprises européennes qui avaient commercé avec l'Iran alors que ce pays était soumis à des sanctions", explique Benjamin Louvet, analyste chez OFI AM.Volatil, le cours du gaz européen, qui avait atteint lundi un sommet historique à 345 euros le mégawattheure, s'inscrivait en baisse de 5,4% mardi à 215,00 euros."Le marché a été en partie rassuré par le chancelier allemand qui a affirmé que les sanctions ne toucheraient pas le gaz", commente Barbara Lambrecht, de Commerzbank.