En réponse à l'invasion de l'Ukraine par la Russie, l'Occident a émis une longue série de sanctions économiques contre la Russie. Les sanctions sont nécessaires, mais elles comportent des dangers, estime Johan Vanderplaetse, cadre supérieur de la multinationale française Schneider Electric, qui a trente ans d'expérience en Russie. On assiste aujourd'hui à une sorte d'euphorie des sanctions. Les pays et même les entreprises essaient de se surpasser les uns les autres en matière de sanctions", déclare M. Vanderplaetse. Les sanctions ne punissent pas seulement le régime russe, mais aussi le Russe moyen, qui n'a rien à voir avec la guerre en Ukraine".

Dans un pays vindicatif comme la Russie, c'est "jouer avec le feu", dit M. Vanderplaetse. La population, qui est en colère contre Poutine, menace de se rallier à nouveau au président. Poutine est un combattant de rue, qui se sent acculé dans un coin, et peut vraiment se déchaîner. Si nous ne lui offrons pas la possibilité d'inverser l'escalade, sans perdre la face, la situation pourrait devenir beaucoup plus dangereuse".

ChineEn attendant, devant les banques en Russie, on voit de longues files d'attente de Russes qui font la queue pour s'emparer des roubles qu'ils peuvent encore se procurer. En quelques jours, le rouble a perdu la moitié de sa valeur, ce qui va déclencher une énorme flambée des prix de nombreux biens de consommation importés. En plus de cela, il y aura des vagues de licenciements, prédit M. Vanderplaetse. Les sanctions font vraiment mal aux Russes.

Tweet partagé par Guy Verhofstadt, Président du groupe ADLE au Parlement européen.

Au moment de la crise financière russe de 1998, l'Occident a fait ce qu'il pouvait pour aider la Russie. Aujourd'hui, l'Occident fait tout ce qu'il peut pour détruire l'économie russe", déclare M. Vanderplaetse. Cela poussera les Russes encore plus dans les bras de la Chine, au détriment de l'Europe. Ces dernières années, la Russie a déjà acheté beaucoup de marchandises à la Chine. Cette tendance va maintenant s'accélérer", affirme M. Vanderplaetse.

Faites vos valisesDe nombreuses entreprises occidentales ont déjà suspendu leurs activités en Russie, notamment Schneider Electric, la société pour laquelle je travaille. Nous avons quatre usines en Russie, qui emploient ensemble 8 000 personnes. Les usines sont fermées. Nous n'acceptons pas de nouvelles commandes, car nous ne savons pas si et comment nous serons payés. Mais nous ne nous retirerons pas du marché russe comme ça. Schneider Electric est présent en Russie depuis le 19e siècle. Nous avons même survécu à la révolution d'octobre 1917. Nous n'abandonnons pas maintenant.

M. Vanderplaetse ne connaît pas d'entreprises belges qui ferment leurs portes. Au siège d'un certain nombre d'entreprises belges, on pèse le pour et le contre. Je soupçonne qu'un certain nombre d'entre elles vont mettre un terme à leurs activités en Russie, ou du moins les mettre en veilleuse pendant un certain temps.

En réponse à l'invasion de l'Ukraine par la Russie, l'Occident a émis une longue série de sanctions économiques contre la Russie. Les sanctions sont nécessaires, mais elles comportent des dangers, estime Johan Vanderplaetse, cadre supérieur de la multinationale française Schneider Electric, qui a trente ans d'expérience en Russie. On assiste aujourd'hui à une sorte d'euphorie des sanctions. Les pays et même les entreprises essaient de se surpasser les uns les autres en matière de sanctions", déclare M. Vanderplaetse. Les sanctions ne punissent pas seulement le régime russe, mais aussi le Russe moyen, qui n'a rien à voir avec la guerre en Ukraine".Dans un pays vindicatif comme la Russie, c'est "jouer avec le feu", dit M. Vanderplaetse. La population, qui est en colère contre Poutine, menace de se rallier à nouveau au président. Poutine est un combattant de rue, qui se sent acculé dans un coin, et peut vraiment se déchaîner. Si nous ne lui offrons pas la possibilité d'inverser l'escalade, sans perdre la face, la situation pourrait devenir beaucoup plus dangereuse".ChineEn attendant, devant les banques en Russie, on voit de longues files d'attente de Russes qui font la queue pour s'emparer des roubles qu'ils peuvent encore se procurer. En quelques jours, le rouble a perdu la moitié de sa valeur, ce qui va déclencher une énorme flambée des prix de nombreux biens de consommation importés. En plus de cela, il y aura des vagues de licenciements, prédit M. Vanderplaetse. Les sanctions font vraiment mal aux Russes.Tweet partagé par Guy Verhofstadt, Président du groupe ADLE au Parlement européen.Au moment de la crise financière russe de 1998, l'Occident a fait ce qu'il pouvait pour aider la Russie. Aujourd'hui, l'Occident fait tout ce qu'il peut pour détruire l'économie russe", déclare M. Vanderplaetse. Cela poussera les Russes encore plus dans les bras de la Chine, au détriment de l'Europe. Ces dernières années, la Russie a déjà acheté beaucoup de marchandises à la Chine. Cette tendance va maintenant s'accélérer", affirme M. Vanderplaetse.Faites vos valisesDe nombreuses entreprises occidentales ont déjà suspendu leurs activités en Russie, notamment Schneider Electric, la société pour laquelle je travaille. Nous avons quatre usines en Russie, qui emploient ensemble 8 000 personnes. Les usines sont fermées. Nous n'acceptons pas de nouvelles commandes, car nous ne savons pas si et comment nous serons payés. Mais nous ne nous retirerons pas du marché russe comme ça. Schneider Electric est présent en Russie depuis le 19e siècle. Nous avons même survécu à la révolution d'octobre 1917. Nous n'abandonnons pas maintenant.M. Vanderplaetse ne connaît pas d'entreprises belges qui ferment leurs portes. Au siège d'un certain nombre d'entreprises belges, on pèse le pour et le contre. Je soupçonne qu'un certain nombre d'entre elles vont mettre un terme à leurs activités en Russie, ou du moins les mettre en veilleuse pendant un certain temps.