Même si un des virologues officiels continue à éructer "blijf in uw kot" ("restez à la maison", Ndlr), les citoyens ne risquent pas, cette fois, de devoir se justifier à des barrages de police dès qu'ils sortent de chez eux. Ce stigmate des régimes totalitaires est désormais réservé à la nuit, durant laquelle les promeneurs sont soumis à un couvre-feu.
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Même si un des virologues officiels continue à éructer "blijf in uw kot" ("restez à la maison", Ndlr), les citoyens ne risquent pas, cette fois, de devoir se justifier à des barrages de police dès qu'ils sortent de chez eux. Ce stigmate des régimes totalitaires est désormais réservé à la nuit, durant laquelle les promeneurs sont soumis à un couvre-feu. Cette relative satisfaction est toutefois peu de chose devant le drame que les gouvernements fédéral et régionaux infligent aux travailleurs indépendants dans nombre de secteurs. Beaucoup d'entreprises n'étaient déjà pas sorties vivantes du lockdown imposé en mars pendant près de trois mois. Pour le secteur horeca, le massacre était déjà annoncé par une fermeture obligatoire, contestée et contestable, décidée il y a deux semaines, prétendument pour un mois... Aujourd'hui, c'est l'ensemble du commerce qui, en plus de l'événementiel, de la culture et du tourisme, affronte une nouvelle fermeture, donc aucune recette à prévoir, et cela tout en supportant une grande partie des frais généraux. Ces mesures sont à nouveau décidées par des politiciens, sur conseils d'experts, soit deux espèces qui, dans leur quasi-totalité, sont rémunérées directement ou indirectement par les pouvoirs publics et sont bien à l'abri des drames dont ils sont la cause. Le vocabulaire même qu'ils utilisent trahit leur indifférence. L'exception accordée aux "commerces essentiels" laisse entendre que l'activité indépendante, à l'exception de l'alimentation et de la pharmacie, serait dépourvue d'intérêt. Or, tous les commerces sont essentiels parce qu'ils contribuent tous aux besoins de la population et concourent à la richesse du pays. Laisser en connaissance de cause une partie d'entre eux à l'abandon, c'est une faute politique majeure que ne compensent guère les maigres aumônes accordées au moyen des deniers publics et que l'on ose appeler "aides". Les petites et moyennes entreprises forment une part essentielle de ceux qui créent de la richesse dans ce pays. De cette richesse qui sert chaque année à financer les dépenses d'un Etat glouton dont profite une autre partie de la population aujourd'hui à l'abri des effets économiques du confinement: ceux qui tirent leurs revenus des dépenses publiques. On remarquera donc qu'une fois de plus, ce sont ces créateurs de richesses, ces entreprises qui font la force relative de l'économie belge, qui supportent les effets de la crise. En provoquant la faillite de nombreuses petites entreprises, l'Etat assure, en plus, la prospérité de grandes multinationales, par exemple dans la vente sur Internet. Un Etat qui se révèle ainsi peu crédible lorsqu'il offre une part essentielle du marché belge à Amazon tout en prétendant par ailleurs, dans le programme gouvernemental, lui imposer une taxe, d'ailleurs modique, dont il est certain qu'elle sera supportée par les consommateurs. Il est triste de constater que par ce double confinement, qui est une défaite cuisante des Etats incapables de protéger notre santé malgré des pouvoirs propres d'une dictature sanitaire, ce sont les forces vives du pays, soit une part essentielle des PME, que l'on détruit. Un jour, on se rendra compte que les seuls responsables de la destruction de l'économie, ce sont les Etats. Malheureusement, ce jour-là, ce sera trop tard pour tous ceux dont l'activité et la vie elle-même auront été ruinées par des politiques liberticides, changeantes, arbitraires et inconsistantes.