Alors qu'aux Pays-Bas, la construction et la rénovation sans gaz deviennent de plus en plus évidentes, l'idée de la pompe à chaleur tout-électrique n'enthousiasme pas le Belge moyen. Ce n'est pas parce qu'ils sont anti-pompes à chaleur, mais principalement en raison de la façon dont le marché de l'énergie fonctionne en Belgique.

Trois différences majeures

Si vous examinez le marché belge de l'installation, vous pouvez en fait constater trois différences majeures par rapport au marché néerlandais. La première est la pénétration limitée du réseau de gaz. Une partie assez importante de notre pays, notamment dans le sud et l'est, ne bénéficie pas d'un réseau de gaz étendu. De nombreux ménages s'y chauffent encore au fioul ou à la biomasse, comme le bois ou les pellets.

La deuxième différence réside dans le fait que la proportion de propriétaires privés est beaucoup plus importante en Belgique. Plus de 85% des logements dans notre pays sont habités par leur propriétaire. C'est beaucoup plus qu'aux Pays-Bas, où le secteur de la location, via des sociétés de logement ou des propriétaires privés, est beaucoup plus important. Cela signifie également qu'il est un peu plus simple de proposer des concepts de durabilité aux Pays-Bas que si l'on devait convaincre chaque propriétaire individuellement.

La troisième différence réside dans la capacité de chauffage moyenne du logement belge. Sans vouloir me vanter, la surface moyenne d'un logement en Belgique est nettement supérieure à celle d'un logement aux Pays-Bas. Cela signifie également que la capacité de la source de chauffage en Belgique est en moyenne plus élevée qu'aux Pays-Bas. Avec une (petite) pompe à chaleur, le confort auquel les gens sont habitués est loin d'être garanti dans de nombreux logements belges.

Marché de l'énergie clairement différent

Outre ces différences caractéristiques du marché de l'installation, le marché de l'énergie est également clairement différent. Le prix de l'électricité dans notre pays est le plus élevé ou le deuxième plus élevé de l'UE, donc également beaucoup plus élevé qu'aux Pays-Bas. En même temps, le prix du gaz en Belgique est environ la moitié de celui des Pays-Bas. L'incitation financière à passer au tout-électrique n'existe tout simplement pas pour les résidents dont le système est alimenté au gaz, ni d'ailleurs pour ceux dont le système est alimenté au fioul. En fait, pour le passage du gaz à l'électricité, nous n'avons aucun moyen de calculer un délai de récupération que les gens trouvent raisonnable.

Néanmoins, lorsque nous parlons de nos opportunités de marché dans le cadre de la transition énergétique, des rapports positifs nous parviennent également de Belgique. Dans le neuf, les réglementations sont tellement strictes et la durabilité est tellement importante qu'il est presque impossible de s'en sortir avec une installation à combustible fossile. En même temps, il faut relativiser ce potentiel, car seuls quelques 15% du marché sont constitués de bâtiments neufs.

Solutions acceptables et pragmatiques

La majeure partie, soit environ 85%, concerne la rénovation et le remplacement. Sur ce marché, c'est la recherche, avant tout, de l'offre d'une solution technique acceptable et pragmatique. Oubliez les pro-gaz, pro-fioul ou pro-électricité; la question est de savoir comment aider les familles et les organisations à évoluer vers une meilleure technologie. Une technologie qui les aide à réduire leurs factures d'énergie. Par conséquent, quelqu'un disposant actuellement d'une vieille chaudière au fioul sera mieux servi par un nouveau système de chauffage central au fioul à condensation et à haut rendement. Ses coûts énergétiques et ses émissions de CO2 vont immédiatement baisser de manière substantielle.

Les consommateurs ayant une chaudière à gaz - qu'elle ait besoin d'être remplacée ou non - choisir un système de chauffage central hybride. Et bien sûr, il y a des chauffe-eau solaires, des chaudières sol et murales et des pompes à chaleur.

En fin de compte, un 'tax shift' est nécessaire

De temps à autre, il existe également dans notre pays des régimes de subventions qui peuvent contribuer à rendre certains concepts plus attrayants. Mais en général, les subventions ont tendance à fausser le marché plutôt qu'à contribuer au développement d'un marché durable. La seule façon de concrétiser structurellement en Belgique la durabilité et la transition énergétique est un 'tax shift'. Il faudra que les autorités politiques prennent des mesures courageuses pour réduire à terme la différence entre les prix du gaz et de l'électricité. Cependant, divers arguments relatifs à la politique énergétique de notre pays font qu'il est très difficile de sortir de cette impasse. D'ici là, il convient d'utiliser des technologies à haut rendement, économes en énergie et réduisant les émissions, qui aident à économiser de l'énergie et des coûts, quelle que soit la forme d'énergie.

Yves Vanpoucke, Directeur commercial Sales Unit Belgique et Luxembourg

Alors qu'aux Pays-Bas, la construction et la rénovation sans gaz deviennent de plus en plus évidentes, l'idée de la pompe à chaleur tout-électrique n'enthousiasme pas le Belge moyen. Ce n'est pas parce qu'ils sont anti-pompes à chaleur, mais principalement en raison de la façon dont le marché de l'énergie fonctionne en Belgique.Trois différences majeuresSi vous examinez le marché belge de l'installation, vous pouvez en fait constater trois différences majeures par rapport au marché néerlandais. La première est la pénétration limitée du réseau de gaz. Une partie assez importante de notre pays, notamment dans le sud et l'est, ne bénéficie pas d'un réseau de gaz étendu. De nombreux ménages s'y chauffent encore au fioul ou à la biomasse, comme le bois ou les pellets. La deuxième différence réside dans le fait que la proportion de propriétaires privés est beaucoup plus importante en Belgique. Plus de 85% des logements dans notre pays sont habités par leur propriétaire. C'est beaucoup plus qu'aux Pays-Bas, où le secteur de la location, via des sociétés de logement ou des propriétaires privés, est beaucoup plus important. Cela signifie également qu'il est un peu plus simple de proposer des concepts de durabilité aux Pays-Bas que si l'on devait convaincre chaque propriétaire individuellement. La troisième différence réside dans la capacité de chauffage moyenne du logement belge. Sans vouloir me vanter, la surface moyenne d'un logement en Belgique est nettement supérieure à celle d'un logement aux Pays-Bas. Cela signifie également que la capacité de la source de chauffage en Belgique est en moyenne plus élevée qu'aux Pays-Bas. Avec une (petite) pompe à chaleur, le confort auquel les gens sont habitués est loin d'être garanti dans de nombreux logements belges.Marché de l'énergie clairement différentOutre ces différences caractéristiques du marché de l'installation, le marché de l'énergie est également clairement différent. Le prix de l'électricité dans notre pays est le plus élevé ou le deuxième plus élevé de l'UE, donc également beaucoup plus élevé qu'aux Pays-Bas. En même temps, le prix du gaz en Belgique est environ la moitié de celui des Pays-Bas. L'incitation financière à passer au tout-électrique n'existe tout simplement pas pour les résidents dont le système est alimenté au gaz, ni d'ailleurs pour ceux dont le système est alimenté au fioul. En fait, pour le passage du gaz à l'électricité, nous n'avons aucun moyen de calculer un délai de récupération que les gens trouvent raisonnable.Néanmoins, lorsque nous parlons de nos opportunités de marché dans le cadre de la transition énergétique, des rapports positifs nous parviennent également de Belgique. Dans le neuf, les réglementations sont tellement strictes et la durabilité est tellement importante qu'il est presque impossible de s'en sortir avec une installation à combustible fossile. En même temps, il faut relativiser ce potentiel, car seuls quelques 15% du marché sont constitués de bâtiments neufs.Solutions acceptables et pragmatiquesLa majeure partie, soit environ 85%, concerne la rénovation et le remplacement. Sur ce marché, c'est la recherche, avant tout, de l'offre d'une solution technique acceptable et pragmatique. Oubliez les pro-gaz, pro-fioul ou pro-électricité; la question est de savoir comment aider les familles et les organisations à évoluer vers une meilleure technologie. Une technologie qui les aide à réduire leurs factures d'énergie. Par conséquent, quelqu'un disposant actuellement d'une vieille chaudière au fioul sera mieux servi par un nouveau système de chauffage central au fioul à condensation et à haut rendement. Ses coûts énergétiques et ses émissions de CO2 vont immédiatement baisser de manière substantielle.Les consommateurs ayant une chaudière à gaz - qu'elle ait besoin d'être remplacée ou non - choisir un système de chauffage central hybride. Et bien sûr, il y a des chauffe-eau solaires, des chaudières sol et murales et des pompes à chaleur.En fin de compte, un 'tax shift' est nécessaireDe temps à autre, il existe également dans notre pays des régimes de subventions qui peuvent contribuer à rendre certains concepts plus attrayants. Mais en général, les subventions ont tendance à fausser le marché plutôt qu'à contribuer au développement d'un marché durable. La seule façon de concrétiser structurellement en Belgique la durabilité et la transition énergétique est un 'tax shift'. Il faudra que les autorités politiques prennent des mesures courageuses pour réduire à terme la différence entre les prix du gaz et de l'électricité. Cependant, divers arguments relatifs à la politique énergétique de notre pays font qu'il est très difficile de sortir de cette impasse. D'ici là, il convient d'utiliser des technologies à haut rendement, économes en énergie et réduisant les émissions, qui aident à économiser de l'énergie et des coûts, quelle que soit la forme d'énergie.Yves Vanpoucke, Directeur commercial Sales Unit Belgique et Luxembourg