"Ces sanctions vont avoir un impact négatif pour l'Europe, pour nous et pour l'ensemble du marché mondial de l'énergie. Mais il y a une réorientation (de l'économie russe) qui va nous permettre de minimiser les conséquences négatives", a déclaré à la presse le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov.

Les dirigeants de l'Union européenne ont trouvé un accord lundi qui devrait permettre de réduire drastiquement leurs importations de pétrole russe d'ici la fin de l'année. Bruxelles espère ainsi priver la Russie d'une importante source de revenus pour financer son offensive en Ukraine.

Cette mesure s'inscrit dans le cadre d'un sixième paquet de sanctions adopté par l'UE prévoyant en outre l'exclusion de trois banques russes du système financier international Swift, dont Sberbank, principal établissement bancaire du pays. La Russie a jusqu'à présent toujours relativisé la portée des sanctions économiques prises depuis le début de l'intervention en Ukraine par les pays occidentaux. Moscou peut encore compter sur sa manne gazière, dont les Européens sont dépendants.

L'effet des sanctions commence toutefois à se faire sentir, avec notamment une accélération de l'inflation, et nombre d'économistes estiment que la situation va s'aggraver dans les prochains mois.

Washington livre de nouvelles armes à l'Ukraine

"La ligne des Etats-Unis est de combattre la Russie jusqu'au dernier Ukrainien. De telles livraisons n'encouragent pas les dirigeants ukrainiens à vouloir relancer les négociations de paix", a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov. "Les Etats-Unis jettent délibérément et soigneusement de l'huile sur le feu", a-t-il ajouté. Les négociations de paix entre Kiev et Moscou sont au point mort depuis la fin mars, lorsque la Russie a retiré ses troupes autour de Kiev et annoncé concentrer ses efforts dans l'Est de l'Ukraine.

Le président américain Joe Biden a écrit mardi dans le New York Times que son pays allait "fournir aux Ukrainiens des systèmes de missiles plus avancés et des munitions qui leur permettront de toucher plus précisément des objectifs clé sur le champ de bataille en Ukraine".

Selon un haut responsable de la Maison Blanche, il s'agit de systèmes Himars (High Mobility Artillery Rocket System), des lance-roquettes multiples montés sur des blindés légers, d'une portée de 80 kilomètres environ. Aucune date de livraison n'a été précisée.

Mercredi, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, a laissé entendre que ces livraisons pouvaient accroître le risque d'une confrontation directe entre Washington et Moscou. "Toutes les livraisons d'armes, qui se poursuivent et sont croissantes, augmentent les risques d'un tel développement", a-t-il affirmé, cité par l'agence de presse RIA-Novosti.

"Ces sanctions vont avoir un impact négatif pour l'Europe, pour nous et pour l'ensemble du marché mondial de l'énergie. Mais il y a une réorientation (de l'économie russe) qui va nous permettre de minimiser les conséquences négatives", a déclaré à la presse le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov. Les dirigeants de l'Union européenne ont trouvé un accord lundi qui devrait permettre de réduire drastiquement leurs importations de pétrole russe d'ici la fin de l'année. Bruxelles espère ainsi priver la Russie d'une importante source de revenus pour financer son offensive en Ukraine.Cette mesure s'inscrit dans le cadre d'un sixième paquet de sanctions adopté par l'UE prévoyant en outre l'exclusion de trois banques russes du système financier international Swift, dont Sberbank, principal établissement bancaire du pays. La Russie a jusqu'à présent toujours relativisé la portée des sanctions économiques prises depuis le début de l'intervention en Ukraine par les pays occidentaux. Moscou peut encore compter sur sa manne gazière, dont les Européens sont dépendants.L'effet des sanctions commence toutefois à se faire sentir, avec notamment une accélération de l'inflation, et nombre d'économistes estiment que la situation va s'aggraver dans les prochains mois.Washington livre de nouvelles armes à l'Ukraine "La ligne des Etats-Unis est de combattre la Russie jusqu'au dernier Ukrainien. De telles livraisons n'encouragent pas les dirigeants ukrainiens à vouloir relancer les négociations de paix", a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov. "Les Etats-Unis jettent délibérément et soigneusement de l'huile sur le feu", a-t-il ajouté. Les négociations de paix entre Kiev et Moscou sont au point mort depuis la fin mars, lorsque la Russie a retiré ses troupes autour de Kiev et annoncé concentrer ses efforts dans l'Est de l'Ukraine.Le président américain Joe Biden a écrit mardi dans le New York Times que son pays allait "fournir aux Ukrainiens des systèmes de missiles plus avancés et des munitions qui leur permettront de toucher plus précisément des objectifs clé sur le champ de bataille en Ukraine".Selon un haut responsable de la Maison Blanche, il s'agit de systèmes Himars (High Mobility Artillery Rocket System), des lance-roquettes multiples montés sur des blindés légers, d'une portée de 80 kilomètres environ. Aucune date de livraison n'a été précisée.Mercredi, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, a laissé entendre que ces livraisons pouvaient accroître le risque d'une confrontation directe entre Washington et Moscou. "Toutes les livraisons d'armes, qui se poursuivent et sont croissantes, augmentent les risques d'un tel développement", a-t-il affirmé, cité par l'agence de presse RIA-Novosti.