L'espace aérien belge a été fermé jeudi de 09h30 à 13h00 en raison d'un arrêt de travail mené par le syndicat chrétien ACV. Celui-ci ne soutient pas l'accord social conclu vendredi dernier au sein de l'entreprise publique chargée du contrôle aérien.

La FEB ne s'immisce que très rarement dans un conflit social précis. "Mais l'action de ce matin chez Skeyes est celle de trop", s'insurge Pieter Timmermans.

"Il y a des limites au droit de grève"

L'administrateur-délégué de la fédération patronale a pris contact avec le Premier ministre Charles Michel et le ministre de l'Economie Kris Peeters afin de leur faire part de la préoccupation des employeurs. "Ces mouvements de grève causent un préjudice aux aéroports, aux entreprises et aux consommateurs. La réputation de notre pays est en jeu", selon lui. "Un petit groupe d'individus ne peut pas prendre tout le monde en otage."

La FEB lance un appel en direction de Skeyes et des syndicats. Elle les invite à reprendre la concertation et à cesser les actions de grève pendant au moins trois à quatre mois. "Il y a des limites au droit de grève."

Si nécessaire, un médiateur social ou gouvernemental doit être nommé, plaide encore la FEB.