Cette décision "signifie qu'il ne peut y avoir de nouveaux financements de projets ou d'activités de coopération technique" de la Berd en Russie ou en Biélorussie, a précisé l'institution dans un communiqué.

La banque, qui avait déjà annoncé être en train de fermer ses bureaux à Moscou et à Minsk, indique qu'elle "se réserve le droit de suspendre ou d'annuler de nouveaux versements de financements sur des projets existants". Cette annonce est intervenue alors que l'Union européenne discutait lundi de sanctions supplémentaires contre Moscou, après la découverte d'un grand nombre de corps de civils dans la région de Kiev, notamment à Boutcha, après le retrait russe. "Il est triste d'en être arrivé là après tant d'années de coopération et d'activité dans ces deux pays", a commenté Odile Renaud-Basso, présidente de la Berd, citée dans le communiqué. "Mais la guerre menée par la Russie contre l'Ukraine ne nous a laissé d'autre choix que de condamner avec davantage que des mots", a-t-elle ajouté.

La Berd dit se concentrer désormais sur le déploiement d'un programme de soutien de 2 milliards d'euros à l'Ukraine et aux pays de la région directement touchés par la crise des réfugiés, annoncé début mars. La banque s'est aussi engagée à participer à un programme de reconstruction de l'Ukraine dès que les conditions le permettront.

L'institution avait averti la semaine dernière que la guerre faisait peser sur l'économie mondiale le risque de se trouver confrontée au "plus fort choc d'approvisionnement depuis au moins le début des années 1970". Selon elle, l'économie de l'Ukraine devrait se contracter de 20% cette année à cause de l'invasion du pays par la Russie, qui verra de son côté son PIB plonger de 10% - en partant du principe qu'un arrêt des hostilités sera décidé sous quelques mois, suivi d'un effort majeur de reconstruction de l'Ukraine.

D'après ce scénario, l'économie de l'Ukraine devrait rebondir de 23% l'an prochain, tandis que le PIB de la Russie, qui devrait encore subir des sanctions, devrait tout juste se stabiliser avec une croissance nulle.

La Berd a été fondée en 1991 pour aider les pays de l'ex-bloc soviétique à passer à une économie de marché, mais elle a depuis étendu son périmètre pour inclure des pays du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord.

Cette décision "signifie qu'il ne peut y avoir de nouveaux financements de projets ou d'activités de coopération technique" de la Berd en Russie ou en Biélorussie, a précisé l'institution dans un communiqué.La banque, qui avait déjà annoncé être en train de fermer ses bureaux à Moscou et à Minsk, indique qu'elle "se réserve le droit de suspendre ou d'annuler de nouveaux versements de financements sur des projets existants". Cette annonce est intervenue alors que l'Union européenne discutait lundi de sanctions supplémentaires contre Moscou, après la découverte d'un grand nombre de corps de civils dans la région de Kiev, notamment à Boutcha, après le retrait russe. "Il est triste d'en être arrivé là après tant d'années de coopération et d'activité dans ces deux pays", a commenté Odile Renaud-Basso, présidente de la Berd, citée dans le communiqué. "Mais la guerre menée par la Russie contre l'Ukraine ne nous a laissé d'autre choix que de condamner avec davantage que des mots", a-t-elle ajouté. La Berd dit se concentrer désormais sur le déploiement d'un programme de soutien de 2 milliards d'euros à l'Ukraine et aux pays de la région directement touchés par la crise des réfugiés, annoncé début mars. La banque s'est aussi engagée à participer à un programme de reconstruction de l'Ukraine dès que les conditions le permettront. L'institution avait averti la semaine dernière que la guerre faisait peser sur l'économie mondiale le risque de se trouver confrontée au "plus fort choc d'approvisionnement depuis au moins le début des années 1970". Selon elle, l'économie de l'Ukraine devrait se contracter de 20% cette année à cause de l'invasion du pays par la Russie, qui verra de son côté son PIB plonger de 10% - en partant du principe qu'un arrêt des hostilités sera décidé sous quelques mois, suivi d'un effort majeur de reconstruction de l'Ukraine.D'après ce scénario, l'économie de l'Ukraine devrait rebondir de 23% l'an prochain, tandis que le PIB de la Russie, qui devrait encore subir des sanctions, devrait tout juste se stabiliser avec une croissance nulle. La Berd a été fondée en 1991 pour aider les pays de l'ex-bloc soviétique à passer à une économie de marché, mais elle a depuis étendu son périmètre pour inclure des pays du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord.