"On est dans la dernière ligne droite de cette négociation. Elle ira à son terme de notre côté. Nous ne pratiquerons pas la politique de la chaise vide, c'est extrêmement clair", a affirmé Thierry Breton, chargé du marché intérieur, sur la chaîne de télévision française BFM Business. "Toute l'Europe, et c'est assez inédit pour le souligner, est derrière notre négociateur Michel Barnier qui fait un travail tout à fait remarquable et dont on peut apprécier (...) le flegme", a-t-il ajouté.

"Mais c'est vrai aussi que nous sommes déterminés", a encore insisté M. Breton, précisant que si les Britanniques voulaient pouvoir "bénéficier" du marché intérieur européen après leur sortie de l'UE, "ils devront accepter, respecter toutes les règles".

"Les traités doivent être respectés"

"Les traités doivent être respectés", a martelé, quant à lui, le ministre allemand des Finances, Olaf Scholz, en réaction au projet de loi du Royaume-Uni remettant en cause certains de ses engagements sur le Brexit. "Il est clair que chacun doit s'en tenir à ce qu'il a déjà accepté", a insisté le responsable allemand dont le pays occupe actuellement la présidence de l'UE. M. Scholz s'exprimait à son arrivée à une réunion des ministres des Finances européens à Berlin.

Le gouvernement britannique a confirmé jeudi son intention de faire adopter un projet de loi qui remettrait en cause certains des engagements conclus dans le cadre de l'accord de sortie de l'UE, malgré l'ultimatum de Bruxelles qui a donné à Londres jusqu'à la fin du mois pour y renoncer sous peine d'utiliser des recours juridiques.

La remise en cause, qui concerne notamment le protocole négocié pour éviter le retour d'une frontière sur l'île d'Irlande, complique un peu plus les discussions entamées depuis mars en vue d'un accord sur la future relation entre le Royaume-Uni et le continent. Le ministre irlandais de Finances, Paschal Donohoe, a d'ailleurs souligné que le respect des traités constituait "une condition préalable à ce à quoi pourrait ressembler toute relation future".

"Tout ce processus de négociation me rappelle un peu le film +Un jour sans fin+", où le héros se réveille chaque matin pour vivre inlassablement la même journée, a estimé le ministre autrichien des Finances Gernot Blümel.

"A chaque fois que vous réalisez des progrès, à un moment donné, c'est toujours le Royaume-Uni qui ne veut pas tenir ses promesses", a-t-il affirmé, jugeant qu'"à un moment donné, la partie britannique devra considérer à quel point elle prend l'ensemble de la question au sérieux".

Le Royaume-Uni a officiellement quitté l'UE le 31 janvier, quelques jours après la signature d'un accord de retrait scellant les conditions du divorce. Il est entré depuis dans une période de transition, jusqu'au 31 décembre, pendant laquelle il continue d'appliquer les règles européennes.

Pendant ce délai, Bruxelles et Londres négocient un accord sur leur future relation, notamment commerciale, avec l'espoir qu'il puisse entrer en vigueur le 1er janvier 2021.

Le huitième cycle de négociation s'est achevé jeudi à Londres, sans avancées majeures.

"On est dans la dernière ligne droite de cette négociation. Elle ira à son terme de notre côté. Nous ne pratiquerons pas la politique de la chaise vide, c'est extrêmement clair", a affirmé Thierry Breton, chargé du marché intérieur, sur la chaîne de télévision française BFM Business. "Toute l'Europe, et c'est assez inédit pour le souligner, est derrière notre négociateur Michel Barnier qui fait un travail tout à fait remarquable et dont on peut apprécier (...) le flegme", a-t-il ajouté."Mais c'est vrai aussi que nous sommes déterminés", a encore insisté M. Breton, précisant que si les Britanniques voulaient pouvoir "bénéficier" du marché intérieur européen après leur sortie de l'UE, "ils devront accepter, respecter toutes les règles"."Les traités doivent être respectés" "Les traités doivent être respectés", a martelé, quant à lui, le ministre allemand des Finances, Olaf Scholz, en réaction au projet de loi du Royaume-Uni remettant en cause certains de ses engagements sur le Brexit. "Il est clair que chacun doit s'en tenir à ce qu'il a déjà accepté", a insisté le responsable allemand dont le pays occupe actuellement la présidence de l'UE. M. Scholz s'exprimait à son arrivée à une réunion des ministres des Finances européens à Berlin.Le gouvernement britannique a confirmé jeudi son intention de faire adopter un projet de loi qui remettrait en cause certains des engagements conclus dans le cadre de l'accord de sortie de l'UE, malgré l'ultimatum de Bruxelles qui a donné à Londres jusqu'à la fin du mois pour y renoncer sous peine d'utiliser des recours juridiques.La remise en cause, qui concerne notamment le protocole négocié pour éviter le retour d'une frontière sur l'île d'Irlande, complique un peu plus les discussions entamées depuis mars en vue d'un accord sur la future relation entre le Royaume-Uni et le continent. Le ministre irlandais de Finances, Paschal Donohoe, a d'ailleurs souligné que le respect des traités constituait "une condition préalable à ce à quoi pourrait ressembler toute relation future"."Tout ce processus de négociation me rappelle un peu le film +Un jour sans fin+", où le héros se réveille chaque matin pour vivre inlassablement la même journée, a estimé le ministre autrichien des Finances Gernot Blümel."A chaque fois que vous réalisez des progrès, à un moment donné, c'est toujours le Royaume-Uni qui ne veut pas tenir ses promesses", a-t-il affirmé, jugeant qu'"à un moment donné, la partie britannique devra considérer à quel point elle prend l'ensemble de la question au sérieux".Le Royaume-Uni a officiellement quitté l'UE le 31 janvier, quelques jours après la signature d'un accord de retrait scellant les conditions du divorce. Il est entré depuis dans une période de transition, jusqu'au 31 décembre, pendant laquelle il continue d'appliquer les règles européennes.Pendant ce délai, Bruxelles et Londres négocient un accord sur leur future relation, notamment commerciale, avec l'espoir qu'il puisse entrer en vigueur le 1er janvier 2021.Le huitième cycle de négociation s'est achevé jeudi à Londres, sans avancées majeures.