L'UE "condamne dans les termes les plus forts les atrocités rapportées commises par les forces armées russes dans plusieurs villes ukrainiennes occupées, qui ont maintenant été libérées", a déclaré M. Borrell dans un communiqué. Un nouveau train de sanctions est en discussions entre les 27, mais l'unanimité est nécessaire pour l'adoption de nouvelles mesures.

Le président français Emmanuel Macron a évoqué lundi des sanctions individuelles et des mesures sur "le charbon et le pétrole", mais il n'a pas mentionné les achats de gaz, sujet de division entre les Européens. Le chancelier allemand Olaf Scholz avait lui aussi réclamé dimanche de nouvelles sanctions après la découverte des corps de civils à Boutcha, près de Kiev, des meurtres imputés à l'armée russe qu'il a qualifiés de "crimes de guerre". Berlin exclut toujours de frapper le secteur gazier russe. "Nous devons envisager de dures sanctions, mais à court terme, les livraisons de gaz russe ne sont pas substituables" et les interrompre "nous nuirait plus qu'à la Russie", a déclaré le ministre allemand des Finances, Christian Lindner, avant une réunion avec ses homologues de l'UE lundi à Luxembourg.

Interrogé sur la possibilité de sanctions sur le charbon et le pétrole, M. Lindner a botté en touche. "Pas de spéculations de ma part", a-t-il répondu. "L'Autriche n'est pas en faveur de sanctions sur le gaz. Nous sommes très dépendants du gaz russe en Autriche. Les sanctions ne doivent pas nous affecter plus que la Russie", a abondé le ministre autrichien des Finances, Magnus Brunner.

Une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE est programmée le 11 avril à Luxembourg et un sommet européen extraordinaire consacré au conflit en Ukraine, à la situation économique et à la Défense européenne est prévu "fin avril début mai", ont indiqué les services de Josep Borrell.

Le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a appelé lundi à la création d'une commission d'enquête internationale sur "le génocide" commis selon lui par l'armée russe dans des villes ukrainiennes, dont Boutcha, où les corps de 410 civils ont été découverts après le retrait des troupes russes, selon la procureure générale d'Ukraine.

Moscou dément avoir tué des civils et le ministère russe de la Défense affirme que les images de cadavres étaient "une nouvelle production du régime de Kiev pour les médias occidentaux".

L'UE "condamne dans les termes les plus forts les atrocités rapportées commises par les forces armées russes dans plusieurs villes ukrainiennes occupées, qui ont maintenant été libérées", a déclaré M. Borrell dans un communiqué. Un nouveau train de sanctions est en discussions entre les 27, mais l'unanimité est nécessaire pour l'adoption de nouvelles mesures. Le président français Emmanuel Macron a évoqué lundi des sanctions individuelles et des mesures sur "le charbon et le pétrole", mais il n'a pas mentionné les achats de gaz, sujet de division entre les Européens. Le chancelier allemand Olaf Scholz avait lui aussi réclamé dimanche de nouvelles sanctions après la découverte des corps de civils à Boutcha, près de Kiev, des meurtres imputés à l'armée russe qu'il a qualifiés de "crimes de guerre". Berlin exclut toujours de frapper le secteur gazier russe. "Nous devons envisager de dures sanctions, mais à court terme, les livraisons de gaz russe ne sont pas substituables" et les interrompre "nous nuirait plus qu'à la Russie", a déclaré le ministre allemand des Finances, Christian Lindner, avant une réunion avec ses homologues de l'UE lundi à Luxembourg.Interrogé sur la possibilité de sanctions sur le charbon et le pétrole, M. Lindner a botté en touche. "Pas de spéculations de ma part", a-t-il répondu. "L'Autriche n'est pas en faveur de sanctions sur le gaz. Nous sommes très dépendants du gaz russe en Autriche. Les sanctions ne doivent pas nous affecter plus que la Russie", a abondé le ministre autrichien des Finances, Magnus Brunner.Une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE est programmée le 11 avril à Luxembourg et un sommet européen extraordinaire consacré au conflit en Ukraine, à la situation économique et à la Défense européenne est prévu "fin avril début mai", ont indiqué les services de Josep Borrell. Le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a appelé lundi à la création d'une commission d'enquête internationale sur "le génocide" commis selon lui par l'armée russe dans des villes ukrainiennes, dont Boutcha, où les corps de 410 civils ont été découverts après le retrait des troupes russes, selon la procureure générale d'Ukraine.Moscou dément avoir tué des civils et le ministère russe de la Défense affirme que les images de cadavres étaient "une nouvelle production du régime de Kiev pour les médias occidentaux".