"Il faut les aider. Les discussions avec les experts se poursuivront jusqu'à samedi, mais l'intervention correspondra à un montant maximal qui est celui d'une maison ouvrière. Quel est le prix à neuf pour une petite maison? Est-ce 100.000, est-ce 120.000 ou 140.000 (euros)?, affirme Elio Di Rupo dans une interview publiée par le journal L'Echo.

"Mais nous devons être prudents et ne pas donner l'impression que nous donnons le signal de ne pas se faire assurer", précise toutefois M. Di Rupo au quotidien La Libre Belgique. Si les estimations financières restent à calculer, le ministre-président estime qu'entre 2.000 et 4.000 sinistrés n'étaient pas assurés.

Les entreprises sinistrées, qui ne sont pas assurées à 100%, seront soutenues par des subsides et des prêts. L'assurance incendie étendue aux inondations n'est pas obligatoire. On estime que 5 % des Belges n'y souscrivent pas.

La proposition d'Elio Di Rupo d'aider les personnes non-assurées est critiquée, notamment par l'économiste Etienne de Callataÿ. Interviewé par nos confrères du Vif, il dit "regretter cette volonté".

"Il n'y a pas de raison que l'on décourage les personnes de s'assurer en démontrant qu'en cas de grosse crise, tout le monde sera assuré, que l'on soit assuré, mal assuré ou pas du tout", estime Etienne de Callataÿ.

Du "populisme"

Pour l'économiste, cette proposition s'apparente à "du populisme" et est un mauvais signal donné à la population: "Cela déséquilibre complètement le système, oui. Pourquoi chercherais-je à m'assurer complètement si, en cas de gros sinistres, je sais de toute façon que les pouvoirs publics interviendront?" Il ajoute:Je ferais une exception à cela, pour les personnes dans le besoin. Mais tous ceux qui sont mal assurés ou non assurés, par négligence ou par choix, je ne vois pas pourquoi on les soutiendrait."

Avec une deuxième question soulevée: "A partir du moment où il y a un plafond à partir duquel les assureurs savent que les pouvoirs publics interviendront, ne seront-ils pas tentés d'être généreux dans leur intervention? Que le montant soit de un ou deux ou trois milliards, l'indemnisation est garantie. Je connais déjà un cas d'une chaudière qui aurait pu être réparée, mais qui va être remplacée."

Di Rupo a convié ses ministres à participer à un séminaire le week-end prochain, avec l'objectif de parvenir à un "accord politique global" sur une série de dossiers urgents comme la problématique des sinistrés non assurés.

La Wallonie devrait également arriver à un accord pour dégager plusieurs centaines de millions d'euros afin de soutenir les entreprises et les commerces dévastés par les eaux, rapporte aussi L'Echo. "Il faudra les aider si on veut avoir une chance qu'elles redémarrent leurs activités. Il y aura deux types d'intervention: en subvention et en prêt . On discutera samedi de la fourchette d'intervention." Pour le financement de toutes ces mesures, Elio Di Rupo reconnaît qu'il faudra emprunter et faire "exploser" la dette

"Il faut les aider. Les discussions avec les experts se poursuivront jusqu'à samedi, mais l'intervention correspondra à un montant maximal qui est celui d'une maison ouvrière. Quel est le prix à neuf pour une petite maison? Est-ce 100.000, est-ce 120.000 ou 140.000 (euros)?, affirme Elio Di Rupo dans une interview publiée par le journal L'Echo. "Mais nous devons être prudents et ne pas donner l'impression que nous donnons le signal de ne pas se faire assurer", précise toutefois M. Di Rupo au quotidien La Libre Belgique. Si les estimations financières restent à calculer, le ministre-président estime qu'entre 2.000 et 4.000 sinistrés n'étaient pas assurés. Les entreprises sinistrées, qui ne sont pas assurées à 100%, seront soutenues par des subsides et des prêts. L'assurance incendie étendue aux inondations n'est pas obligatoire. On estime que 5 % des Belges n'y souscrivent pas. La proposition d'Elio Di Rupo d'aider les personnes non-assurées est critiquée, notamment par l'économiste Etienne de Callataÿ. Interviewé par nos confrères du Vif, il dit "regretter cette volonté". "Il n'y a pas de raison que l'on décourage les personnes de s'assurer en démontrant qu'en cas de grosse crise, tout le monde sera assuré, que l'on soit assuré, mal assuré ou pas du tout", estime Etienne de Callataÿ.Pour l'économiste, cette proposition s'apparente à "du populisme" et est un mauvais signal donné à la population: "Cela déséquilibre complètement le système, oui. Pourquoi chercherais-je à m'assurer complètement si, en cas de gros sinistres, je sais de toute façon que les pouvoirs publics interviendront?" Il ajoute:Je ferais une exception à cela, pour les personnes dans le besoin. Mais tous ceux qui sont mal assurés ou non assurés, par négligence ou par choix, je ne vois pas pourquoi on les soutiendrait." Avec une deuxième question soulevée: "A partir du moment où il y a un plafond à partir duquel les assureurs savent que les pouvoirs publics interviendront, ne seront-ils pas tentés d'être généreux dans leur intervention? Que le montant soit de un ou deux ou trois milliards, l'indemnisation est garantie. Je connais déjà un cas d'une chaudière qui aurait pu être réparée, mais qui va être remplacée."Di Rupo a convié ses ministres à participer à un séminaire le week-end prochain, avec l'objectif de parvenir à un "accord politique global" sur une série de dossiers urgents comme la problématique des sinistrés non assurés.La Wallonie devrait également arriver à un accord pour dégager plusieurs centaines de millions d'euros afin de soutenir les entreprises et les commerces dévastés par les eaux, rapporte aussi L'Echo. "Il faudra les aider si on veut avoir une chance qu'elles redémarrent leurs activités. Il y aura deux types d'intervention: en subvention et en prêt . On discutera samedi de la fourchette d'intervention." Pour le financement de toutes ces mesures, Elio Di Rupo reconnaît qu'il faudra emprunter et faire "exploser" la dette