La fondation Abbé Pierre vient de remettre en ce début de mois de février son rapport (le 27ème) sur le mal logement en France. Et l'on ne peut pas dire que la situation se soit vraiment améliorée depuis le jour où, face au terrible hiver 54 qui a vu le thermomètre tomber à -15 degrés, l'abbé avait lancé son dramatique appel pour donner un toit aux sans-abri.

Le rapport pointe toujours le manque crucial de logements : en 2022, il y a en France 300.000 personnes sans domicile fixe (un doublement en dix ans), 4 millions de personnes sans toit ou mal logées et 14,6 millions de personnes fragilisées par la crise du logement. Il est vrai que dans l'Hexagone, le prix des logements a bondi de plus de 150% entre le début des années 2000 et aujourd'hui.

"En sept ans, souligne encore la fondation, la demande de logement social a progressé cinq fois plus vite que le nombre de ménages et deux fois plus vite que le nombre de logements sociaux, pour atteindre 2,2 millions de ménages." En résumé : les ménages modestes sont à bout de souffle. D'autant que le confinement a rendu la vie plus difficile encore aux personnes mal logées.

Problème : la politique du logement n'est pas la tasse de thé d'Emmanuel Macron, qui voit dans la brique un investissement non productif. "La production de logements sociaux est en baisse constante depuis le début du quinquennat, à un niveau qui n'a jamais été aussi bas depuis 15 ans (87.000 agréments en 2020, environ 95.000 en 2021)" souligne la fondation. Dans une France qui se caractérise par la propension à puiser dans les caisses publiques sans compter (voir la page précédente de notre carnet de campagne), le budget des HLM est sans doute un des rares qui soient en baisse. Il est passé de 42 milliards en 2017 à 37,6 milliards en 2020. "Avec 15 milliards d'euros d'économies réalisées sur l'ensemble du quinquennat, le logement aura été le premier contributeur à la réduction des dépenses publiques, et elles touchent en priorité le secteur HLM et les ménages assez modestes pour percevoir ces aides", déplore dans Le Monde Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre.

Qui disait : "on sait que 300 000 logements sont construits chaque année et contribuent directement au rendement du travail national" ? Ah oui. C'était un certain Charles de Gaulle. En 1960.

La fondation Abbé Pierre vient de remettre en ce début de mois de février son rapport (le 27ème) sur le mal logement en France. Et l'on ne peut pas dire que la situation se soit vraiment améliorée depuis le jour où, face au terrible hiver 54 qui a vu le thermomètre tomber à -15 degrés, l'abbé avait lancé son dramatique appel pour donner un toit aux sans-abri. Le rapport pointe toujours le manque crucial de logements : en 2022, il y a en France 300.000 personnes sans domicile fixe (un doublement en dix ans), 4 millions de personnes sans toit ou mal logées et 14,6 millions de personnes fragilisées par la crise du logement. Il est vrai que dans l'Hexagone, le prix des logements a bondi de plus de 150% entre le début des années 2000 et aujourd'hui."En sept ans, souligne encore la fondation, la demande de logement social a progressé cinq fois plus vite que le nombre de ménages et deux fois plus vite que le nombre de logements sociaux, pour atteindre 2,2 millions de ménages." En résumé : les ménages modestes sont à bout de souffle. D'autant que le confinement a rendu la vie plus difficile encore aux personnes mal logées.Problème : la politique du logement n'est pas la tasse de thé d'Emmanuel Macron, qui voit dans la brique un investissement non productif. "La production de logements sociaux est en baisse constante depuis le début du quinquennat, à un niveau qui n'a jamais été aussi bas depuis 15 ans (87.000 agréments en 2020, environ 95.000 en 2021)" souligne la fondation. Dans une France qui se caractérise par la propension à puiser dans les caisses publiques sans compter (voir la page précédente de notre carnet de campagne), le budget des HLM est sans doute un des rares qui soient en baisse. Il est passé de 42 milliards en 2017 à 37,6 milliards en 2020. "Avec 15 milliards d'euros d'économies réalisées sur l'ensemble du quinquennat, le logement aura été le premier contributeur à la réduction des dépenses publiques, et elles touchent en priorité le secteur HLM et les ménages assez modestes pour percevoir ces aides", déplore dans Le Monde Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre.Qui disait : "on sait que 300 000 logements sont construits chaque année et contribuent directement au rendement du travail national" ? Ah oui. C'était un certain Charles de Gaulle. En 1960.