Jean-Paul Wahl, chef de groupe MR au parlement wallon, a sonné la fin de la récréation, ce vendredi matin à la RTBF: "Le texte satisfait aujourd'hui le groupe MR. J'ai fait des propositions désormais acceptées." Le projet de réforme fiscale "pour un impôt plus juste" déposé par Jean-Luc Crucke (MR) devrait donc poursuivre son chemin en commission parlementaire, amendé à la marge, et la crise existentielle du gouvernement wallon devrait être évitée.

Jeudi, le gouvernement wallon a décidé de renvoyer au parlement le texte qui était contesté par les parlementaires MR et le président du parti, Georges-Louis Bouchez. Certains aspects, concernant notamment les donations, avaient suscité l'ire libérale car cela revenait à faire payer, une nouvelle fois, la "classe moyenne". Avec la fronde des députés et l'opposition du boulevard de la Toison d'or, la copie sera amendée, mais à la marge seulement. Et permettra au gouvernement Di Rupo de poursuivre sa route.

Le dénouement de la crise fait toutefois, encore, l'objet de divergences. Selon des sources reprises par la RTBF, le président du MR, Georges-Louis Bouchez, aurait encore tenté de bloquer le texte en mandatant le chef de file au gouvernement wallon, Willy Borsus, en ce sens. Selon nos informations, il aurait fixé des lignes de rupture et contribué aux amendements qui vont être déposés.

En tout état de cause, cette mini-crise laissera de vilaines traces, au moins à quatre niveaux.

- Le gouvernement wallon est fragilisé par cette secousse, alors que son action est déjà fortemenr critiquée. Les sorties des partenaires sociaux au sujet du plan de relance, jugé insatisfaisant, la situation budgétaire et les constats posés dans un dossier de Trends Tendances au sujet de la gestion wallonne ont malmené l'équipe.

- Le MR semble plus écartelé que jamais. Les relations entre les ministres du gouvernement wallon et le président du parti sont compliquées. Depuis l'incident du casting ministériel, à la naissance de l'arc-en-ciel, quand Bouchez avait voulu recaser Denis Ducarme, les plaies n'ont jamais été vraiment pansées. Et une forme de confiance est rompue: selon la RTBF et certaines sources que nous avons eues, aucun texte importantne remonte vers la Toison d'or, délibérément by-passée par le PS et Ecolo, mais aussi par certains ministres.

Le ministre du Budget, Jean-Luc Crucke, sort lui aussi affaibli de cette crise. La rupture est consommée avec son président de parti, suite à ce qui est considéré comme une "traitrise". C'est lui, en effet, qui a mis le malaise sur la place publique en parlant d'un échec" dont il tirerait les leçons, quand sont texte a été initialement recalé. Selon certains, "Crucke ne peut pas rester".

Pour Georges-Louis Bouchez, ce n'est pas non plus une victoire: le projet décrié devrait bien passé, sans que son équilibre ne soit fondamentalement modifié - ce qui témoigne de son poids plus que relatif à Namur. Le MR, dansson ensemble, se serait bien passé de cet incident. Dont on reparlera en bureau de parti lundi, c'est une évidence.

Jean-Paul Wahl, chef de groupe MR au parlement wallon, a sonné la fin de la récréation, ce vendredi matin à la RTBF: "Le texte satisfait aujourd'hui le groupe MR. J'ai fait des propositions désormais acceptées." Le projet de réforme fiscale "pour un impôt plus juste" déposé par Jean-Luc Crucke (MR) devrait donc poursuivre son chemin en commission parlementaire, amendé à la marge, et la crise existentielle du gouvernement wallon devrait être évitée.Jeudi, le gouvernement wallon a décidé de renvoyer au parlement le texte qui était contesté par les parlementaires MR et le président du parti, Georges-Louis Bouchez. Certains aspects, concernant notamment les donations, avaient suscité l'ire libérale car cela revenait à faire payer, une nouvelle fois, la "classe moyenne". Avec la fronde des députés et l'opposition du boulevard de la Toison d'or, la copie sera amendée, mais à la marge seulement. Et permettra au gouvernement Di Rupo de poursuivre sa route.Le dénouement de la crise fait toutefois, encore, l'objet de divergences. Selon des sources reprises par la RTBF, le président du MR, Georges-Louis Bouchez, aurait encore tenté de bloquer le texte en mandatant le chef de file au gouvernement wallon, Willy Borsus, en ce sens. Selon nos informations, il aurait fixé des lignes de rupture et contribué aux amendements qui vont être déposés.En tout état de cause, cette mini-crise laissera de vilaines traces, au moins à quatre niveaux.- Le gouvernement wallon est fragilisé par cette secousse, alors que son action est déjà fortemenr critiquée. Les sorties des partenaires sociaux au sujet du plan de relance, jugé insatisfaisant, la situation budgétaire et les constats posés dans un dossier de Trends Tendances au sujet de la gestion wallonne ont malmené l'équipe.- Le MR semble plus écartelé que jamais. Les relations entre les ministres du gouvernement wallon et le président du parti sont compliquées. Depuis l'incident du casting ministériel, à la naissance de l'arc-en-ciel, quand Bouchez avait voulu recaser Denis Ducarme, les plaies n'ont jamais été vraiment pansées. Et une forme de confiance est rompue: selon la RTBF et certaines sources que nous avons eues, aucun texte importantne remonte vers la Toison d'or, délibérément by-passée par le PS et Ecolo, mais aussi par certains ministres.Le ministre du Budget, Jean-Luc Crucke, sort lui aussi affaibli de cette crise. La rupture est consommée avec son président de parti, suite à ce qui est considéré comme une "traitrise". C'est lui, en effet, qui a mis le malaise sur la place publique en parlant d'un échec" dont il tirerait les leçons, quand sont texte a été initialement recalé. Selon certains, "Crucke ne peut pas rester". Pour Georges-Louis Bouchez, ce n'est pas non plus une victoire: le projet décrié devrait bien passé, sans que son équilibre ne soit fondamentalement modifié - ce qui témoigne de son poids plus que relatif à Namur. Le MR, dansson ensemble, se serait bien passé de cet incident. Dont on reparlera en bureau de parti lundi, c'est une évidence.