Les pays riches s'étaient engagés en 2009 à Copenhague (COP15) à mobiliser dès 2020 un financement climatique de 100 milliards de dollars par an en faveur des pays en développement. Un engagement confirmé en 2015 dans l'accord de Paris sur le climat, qui prévoit en outre un nouvel objectif à la hausse, à partir d'un plancher de 100 milliards de dollars, dès 2025.

Un précédent rapport publié fin octobre 2021 par l'Organisation de coopération et de développement économiques, en prélude à la COP26 de Glasgow, avait déjà laissé entendre que l'objectif de 100 milliards de dollars ne serait pas atteint mais les chiffres pour 2020 n'étaient pas encore disponibles.

"Nous savons qu'il faut en faire davantage. Le financement du climat a augmenté entre 2019 et 2020 mais, comme nous l'avions anticipé, il est resté en deçà de l'augmentation nécessaire pour atteindre l'objectif de 100 milliards USD en 2020", a déclaré le secrétaire général de l'OCDE, Mathias Cormann, cité dans un communiqué. "Les pays développés doivent continuer à intensifier leurs efforts conformément aux engagements affichés dans la perspective de la COP26, ce qui permettrait d'atteindre l'objectif des 100 milliards à partir de l'an prochain. Il s'agit d'un élément essentiel pour instaurer la confiance alors que nous continuons à approfondir notre réponse multilatérale au changement climatique", ajoute M. Cormann.

Selon l'OCDE, le financement climatique "fourni et mobilisé" par les pays développés a atteint 83,3 milliards de dollars en 2020, en hausse de 4% par rapport à 2019. Ce montant est majoritairement composé de financements publics (bilatéraux ou multilatéraux, pour 68,3 milliards de dollars) mais comprend également des financements privés (13,1 milliards de dollars), lesquels sont en baisse.

L'atténuation du réchauffement climatique se taille toujours la part du lion des financements mais les sommes dédiées à l'adaptation aux conséquences du dérèglement climatique sont en augmentation "tant en termes relatifs qu'absolus", selon l'OCDE. En matière d'atténuation du changement climatique, les financements ont ciblé avant tout les activités liées à l'énergie et aux transports, tandis que les fonds consacrés à l'adaptation ont été axés sur l'approvisionnement en eau et l'assainissement, ainsi que sur l'agriculture, la sylviculture et la pêche, constate l'organisation internationale.

Les pays en développement, les premières victimes du réchauffement mondial, demandent de longue date que les moyens consacrés à l'adaptation soient fortement revus à la hausse et que le financement climat soit plus équilibré entre atténuation et adaptation.

Comme les années précédentes, les financements publics en 2020 se sont principalement composés de prêts, lesquels ont compté pour 71% du total. Le volume de financements climatiques publics fournis sous forme de dons a lui aussi progressé en termes absolus, représentant 26% du total. Une petite part du financement se compose également de crédits à l'exportation.

Les pays riches s'étaient engagés en 2009 à Copenhague (COP15) à mobiliser dès 2020 un financement climatique de 100 milliards de dollars par an en faveur des pays en développement. Un engagement confirmé en 2015 dans l'accord de Paris sur le climat, qui prévoit en outre un nouvel objectif à la hausse, à partir d'un plancher de 100 milliards de dollars, dès 2025. Un précédent rapport publié fin octobre 2021 par l'Organisation de coopération et de développement économiques, en prélude à la COP26 de Glasgow, avait déjà laissé entendre que l'objectif de 100 milliards de dollars ne serait pas atteint mais les chiffres pour 2020 n'étaient pas encore disponibles."Nous savons qu'il faut en faire davantage. Le financement du climat a augmenté entre 2019 et 2020 mais, comme nous l'avions anticipé, il est resté en deçà de l'augmentation nécessaire pour atteindre l'objectif de 100 milliards USD en 2020", a déclaré le secrétaire général de l'OCDE, Mathias Cormann, cité dans un communiqué. "Les pays développés doivent continuer à intensifier leurs efforts conformément aux engagements affichés dans la perspective de la COP26, ce qui permettrait d'atteindre l'objectif des 100 milliards à partir de l'an prochain. Il s'agit d'un élément essentiel pour instaurer la confiance alors que nous continuons à approfondir notre réponse multilatérale au changement climatique", ajoute M. Cormann.Selon l'OCDE, le financement climatique "fourni et mobilisé" par les pays développés a atteint 83,3 milliards de dollars en 2020, en hausse de 4% par rapport à 2019. Ce montant est majoritairement composé de financements publics (bilatéraux ou multilatéraux, pour 68,3 milliards de dollars) mais comprend également des financements privés (13,1 milliards de dollars), lesquels sont en baisse.L'atténuation du réchauffement climatique se taille toujours la part du lion des financements mais les sommes dédiées à l'adaptation aux conséquences du dérèglement climatique sont en augmentation "tant en termes relatifs qu'absolus", selon l'OCDE. En matière d'atténuation du changement climatique, les financements ont ciblé avant tout les activités liées à l'énergie et aux transports, tandis que les fonds consacrés à l'adaptation ont été axés sur l'approvisionnement en eau et l'assainissement, ainsi que sur l'agriculture, la sylviculture et la pêche, constate l'organisation internationale.Les pays en développement, les premières victimes du réchauffement mondial, demandent de longue date que les moyens consacrés à l'adaptation soient fortement revus à la hausse et que le financement climat soit plus équilibré entre atténuation et adaptation.Comme les années précédentes, les financements publics en 2020 se sont principalement composés de prêts, lesquels ont compté pour 71% du total. Le volume de financements climatiques publics fournis sous forme de dons a lui aussi progressé en termes absolus, représentant 26% du total. Une petite part du financement se compose également de crédits à l'exportation.