La nouvelle a franchi nos frontières. Même la presse économique française, qui d'habitude ne parle jamais de la Belgique, l'a fait cette fois-ci. C'est dire que cette information a choqué - en bien ou en mal peu importe, même si d'autres partis, notamment le MR, avait déjà proposé la même chose. Comme quoi le timing en politique est presque aussi important qu'en Bourse.

Vouloir aider les jeunes à se frayer un chemin dans la vie, je ne vois pas qui serait contre. Après, le diable est dans les détails. Moi, ce qui me chagrine, c'est l'absence de contrepartie de cette somme. ECOLO offre 30.000 euros, mais ne demande rien en retour et fait confiance aux jeunes pour l'utiliser au mieux. J'utilise le verbe offrir à dessein, car je l'ai vu utilisé par la presse belge. Rien n'est plus faux : en réalité, on prend dans la poche de Pierre pour remplir celle de Paul. En clair, le parti ECOLO distribue de l'argent qui n'est pas à lui pour le donner à quelqu'un d'autre, c'est de la redistribution forcée. En d'autres termes, Ecolo joue au Robin des Bois version 2022 et la forêt de Sherwood est remplacée par le cadastre du fisc belge.

Mais soit, partons du principe que cet argent ne serait qu'une juste aide de la partie la plus riche de la population à destination des jeunes - ce ne serait que justice. Comment éviter que des jeunes, souvent peu habitués à recevoir pareille somme d'argent ne la dilapide pas ? Tapez Google et vous constaterez de vous-même que l'écrasante majorité des gagnants de la Loterie sont tombés en faillite quelques années après avoir gagné le gros lot. Gérer de l'argent demande un mental particulier et nous n'avons pas tous été bien préparés à le gérer convenablement. C'est un constat que je regrette, mais il est là, bien réel.

Et je ne parle même pas de l'aspect psychologique désastreux de cette offre de 30.000 euros sur la véritable valeur de l'argent. Prendre de l'argent en échange de rien est une habitude facile à prendre et très difficile à perdre. Le message subliminal revient à dire aux jeunes : "pas besoin de planter si l'on n'a pas besoin de récolter ". En son temps, le MR avait aussi proposé de donner 25.000 euros, mais avec une contrepartie par exemple via le lancement d'une entreprise. Pas certain que ce soit mieux comme proposition. J'ai pas mal d'expérience en la matière et toute la littérature sur le business vous le confirmera : le premier vendeur, le premier commercial d'une entreprise, c'est son patron. Et sa première vente, le patron en herbe l'a fait auprès de sa famille, de ses amis, de ses proches. Les Américains, les rois du business le disent souvent : si tu n'es pas capable de convaincre ta famille et tes proches à te donner de l'argent pour lancer ta boite, alors stp, ne te lance pas dans le business, tu vas juste faire faillite.

Ce qui me gêne dans ces propositions envers les jeunes, qu'elles soient avec ou sans contrepartie (je mets Ecolo et MR dans le même sac), c'est qu'elles partent du principe que le politique n'a plus de pouvoir pour créer les conditions d'un avenir pour les jeunes. Elles accréditent la thèse que le personnel politique est désarmé, sans pouvoir et que ne pouvant plus faire grandir le gâteau pour rassasier tout le monde, il ne nous reste plus qu'à gérer la pénurie. Et ça commence par prendre un petit bout de gâteau chez le voisin. Kennedy faisait rêver les jeunes avec la conquête de la Lune, nous on découpe en petites tranches le gâteau. Comme le pensait le regretté Robin Williams : "nous ne pouvons pas continuer à ramasser les gens, à un moment donné, nous devons surtout les empêcher de tomber".

La nouvelle a franchi nos frontières. Même la presse économique française, qui d'habitude ne parle jamais de la Belgique, l'a fait cette fois-ci. C'est dire que cette information a choqué - en bien ou en mal peu importe, même si d'autres partis, notamment le MR, avait déjà proposé la même chose. Comme quoi le timing en politique est presque aussi important qu'en Bourse. Vouloir aider les jeunes à se frayer un chemin dans la vie, je ne vois pas qui serait contre. Après, le diable est dans les détails. Moi, ce qui me chagrine, c'est l'absence de contrepartie de cette somme. ECOLO offre 30.000 euros, mais ne demande rien en retour et fait confiance aux jeunes pour l'utiliser au mieux. J'utilise le verbe offrir à dessein, car je l'ai vu utilisé par la presse belge. Rien n'est plus faux : en réalité, on prend dans la poche de Pierre pour remplir celle de Paul. En clair, le parti ECOLO distribue de l'argent qui n'est pas à lui pour le donner à quelqu'un d'autre, c'est de la redistribution forcée. En d'autres termes, Ecolo joue au Robin des Bois version 2022 et la forêt de Sherwood est remplacée par le cadastre du fisc belge.Mais soit, partons du principe que cet argent ne serait qu'une juste aide de la partie la plus riche de la population à destination des jeunes - ce ne serait que justice. Comment éviter que des jeunes, souvent peu habitués à recevoir pareille somme d'argent ne la dilapide pas ? Tapez Google et vous constaterez de vous-même que l'écrasante majorité des gagnants de la Loterie sont tombés en faillite quelques années après avoir gagné le gros lot. Gérer de l'argent demande un mental particulier et nous n'avons pas tous été bien préparés à le gérer convenablement. C'est un constat que je regrette, mais il est là, bien réel. Et je ne parle même pas de l'aspect psychologique désastreux de cette offre de 30.000 euros sur la véritable valeur de l'argent. Prendre de l'argent en échange de rien est une habitude facile à prendre et très difficile à perdre. Le message subliminal revient à dire aux jeunes : "pas besoin de planter si l'on n'a pas besoin de récolter ". En son temps, le MR avait aussi proposé de donner 25.000 euros, mais avec une contrepartie par exemple via le lancement d'une entreprise. Pas certain que ce soit mieux comme proposition. J'ai pas mal d'expérience en la matière et toute la littérature sur le business vous le confirmera : le premier vendeur, le premier commercial d'une entreprise, c'est son patron. Et sa première vente, le patron en herbe l'a fait auprès de sa famille, de ses amis, de ses proches. Les Américains, les rois du business le disent souvent : si tu n'es pas capable de convaincre ta famille et tes proches à te donner de l'argent pour lancer ta boite, alors stp, ne te lance pas dans le business, tu vas juste faire faillite. Ce qui me gêne dans ces propositions envers les jeunes, qu'elles soient avec ou sans contrepartie (je mets Ecolo et MR dans le même sac), c'est qu'elles partent du principe que le politique n'a plus de pouvoir pour créer les conditions d'un avenir pour les jeunes. Elles accréditent la thèse que le personnel politique est désarmé, sans pouvoir et que ne pouvant plus faire grandir le gâteau pour rassasier tout le monde, il ne nous reste plus qu'à gérer la pénurie. Et ça commence par prendre un petit bout de gâteau chez le voisin. Kennedy faisait rêver les jeunes avec la conquête de la Lune, nous on découpe en petites tranches le gâteau. Comme le pensait le regretté Robin Williams : "nous ne pouvons pas continuer à ramasser les gens, à un moment donné, nous devons surtout les empêcher de tomber".