Le taux d'inflation annuel de la zone euro a atteint 4,1% en octobre, d'après une estimation rapide de l'office statistique Eurostat publiée vendredi. Il n'avait plus été aussi élevé depuis la mi-2008, au moment de la crise financière. L'augmentation des prix à la consommation s'était alors également fixée à 4,1%. Les analystes avaient prévu une hausse, mais seulement de 3,7 %.

Le taux d'inflation annuel était de 3,4% en septembre. L'inflation a été principalement tirée par l'énergie, qui a connu la hausse la plus élevée (23,5% en octobre, contre 17,6 en septembre). Cette composante est suivie par les services (2,1%, comparé à 1,7% en septembre), les biens industriels hors énergie (2,0%, comparé à 2,1% en septembre) et de l'alimentation, alcool & tabac (2,0%, stable comparé à septembre).

L'inflation augmente depuis un certain temps déjà. Outre le gaz, le pétrole et l'électricité qui sont devenus plus chers, de nombreux autres produits ont également vu leur prix augmenter. Les fabricants répercutent en effet les coûts plus élevés qu'ils supportent pour l'énergie. Les prix ont également progressé parce que de nombreuses matières premières sont devenues plus onéreuses, tout comme le transport des marchandises. Les entreprises répercutent également ces coûts. En outre, il existe des effets temporaires.

En Allemagne, par exemple, l'inflation augmente rapidement parce que ce pays a temporairement réduit le taux le plus élevé de la TVA au cours du second semestre de l'année dernière. Cette année, les prix de nombreux biens sont donc beaucoup plus chers depuis juillet qu'ils ne l'étaient un an auparavant. Cet effet devrait disparaître en janvier prochain. Pour la Belgique, Eurostat table sur un taux d'inflation de 5,4 % en octobre.

Un chiffre supérieur à celui communiqué jeudi par le service statistique belge Statbel: 4,16%, le niveau le plus élevé depuis octobre 2008. Les deux institutions utilisent cependant une méthode de calcul différente, en particulier pour le mazout de chauffage. La Banque centrale européenne (BCE) vise un taux d'inflation de deux pour cent. Bien que cet objectif soit actuellement nettement dépassé, la BCE ne souhaite pas réagir à la tendance à la hausse des prix.

Elle considère que cette évolution est essentiellement temporaire et s'attend à ce que les taux diminuent au cours de l'année à venir. Un point de vue que ne partagent pas tous les experts.

LE PIB EN HAUSSE DANS LA ZONE EURO, L'AUTRICHE EN TETE DU CLASSEMENT

Au cours du troisième trimestre 2021, le PIB corrigé des variations saisonnières a augmenté de 2,2% dans la zone euro et de 2,1% dans l'UE, par rapport au trimestre précédent, selon l'estimation rapide publiée par Eurostat, l'office statistique de l'Union européenne. Au cours du deuxième trimestre 2021, le PIB avait augmenté de 2,1% dans la zone euro et 2,0% dans l'UE.

En comparaison avec le même trimestre de l'année précédente, le PIB a enregistré une hausse de 3,7% dans la zone euro et de 3,9% dans l'UE au troisième trimestre 2021, après +14,2% dans la zone euro et +13,7% dans l'UE au trimestre précédent.

Parmi les États membres pour lesquels les données pour le troisième trimestre 2021 sont disponibles, l'Autriche (+3,3%) a enregistré la hausse la plus importante par rapport au trimestre précédent, suivie de la France (+3,0%) et du Portugal (+2,9%).

La hausse la plus faible a été enregistrée en Lettonie (+0,3%). Les taux de croissance par rapport à l'année précédente ont été positifs pour tous les pays. En Belgique, la croissance du PIB est estimée à 1,8% par rapport au trimestre précédent et de 4,7% par rapport au 3e trimestre 2020.

Le taux d'inflation annuel de la zone euro a atteint 4,1% en octobre, d'après une estimation rapide de l'office statistique Eurostat publiée vendredi. Il n'avait plus été aussi élevé depuis la mi-2008, au moment de la crise financière. L'augmentation des prix à la consommation s'était alors également fixée à 4,1%. Les analystes avaient prévu une hausse, mais seulement de 3,7 %. Le taux d'inflation annuel était de 3,4% en septembre. L'inflation a été principalement tirée par l'énergie, qui a connu la hausse la plus élevée (23,5% en octobre, contre 17,6 en septembre). Cette composante est suivie par les services (2,1%, comparé à 1,7% en septembre), les biens industriels hors énergie (2,0%, comparé à 2,1% en septembre) et de l'alimentation, alcool & tabac (2,0%, stable comparé à septembre). L'inflation augmente depuis un certain temps déjà. Outre le gaz, le pétrole et l'électricité qui sont devenus plus chers, de nombreux autres produits ont également vu leur prix augmenter. Les fabricants répercutent en effet les coûts plus élevés qu'ils supportent pour l'énergie. Les prix ont également progressé parce que de nombreuses matières premières sont devenues plus onéreuses, tout comme le transport des marchandises. Les entreprises répercutent également ces coûts. En outre, il existe des effets temporaires. En Allemagne, par exemple, l'inflation augmente rapidement parce que ce pays a temporairement réduit le taux le plus élevé de la TVA au cours du second semestre de l'année dernière. Cette année, les prix de nombreux biens sont donc beaucoup plus chers depuis juillet qu'ils ne l'étaient un an auparavant. Cet effet devrait disparaître en janvier prochain. Pour la Belgique, Eurostat table sur un taux d'inflation de 5,4 % en octobre. Un chiffre supérieur à celui communiqué jeudi par le service statistique belge Statbel: 4,16%, le niveau le plus élevé depuis octobre 2008. Les deux institutions utilisent cependant une méthode de calcul différente, en particulier pour le mazout de chauffage. La Banque centrale européenne (BCE) vise un taux d'inflation de deux pour cent. Bien que cet objectif soit actuellement nettement dépassé, la BCE ne souhaite pas réagir à la tendance à la hausse des prix. Elle considère que cette évolution est essentiellement temporaire et s'attend à ce que les taux diminuent au cours de l'année à venir. Un point de vue que ne partagent pas tous les experts. Au cours du troisième trimestre 2021, le PIB corrigé des variations saisonnières a augmenté de 2,2% dans la zone euro et de 2,1% dans l'UE, par rapport au trimestre précédent, selon l'estimation rapide publiée par Eurostat, l'office statistique de l'Union européenne. Au cours du deuxième trimestre 2021, le PIB avait augmenté de 2,1% dans la zone euro et 2,0% dans l'UE. En comparaison avec le même trimestre de l'année précédente, le PIB a enregistré une hausse de 3,7% dans la zone euro et de 3,9% dans l'UE au troisième trimestre 2021, après +14,2% dans la zone euro et +13,7% dans l'UE au trimestre précédent. Parmi les États membres pour lesquels les données pour le troisième trimestre 2021 sont disponibles, l'Autriche (+3,3%) a enregistré la hausse la plus importante par rapport au trimestre précédent, suivie de la France (+3,0%) et du Portugal (+2,9%). La hausse la plus faible a été enregistrée en Lettonie (+0,3%). Les taux de croissance par rapport à l'année précédente ont été positifs pour tous les pays. En Belgique, la croissance du PIB est estimée à 1,8% par rapport au trimestre précédent et de 4,7% par rapport au 3e trimestre 2020.