La conclusion de l'accord entre l'Etat fédéral et Engie sur la prolongation de deux réacteurs nucléaires de Doel 4 et Tihange 3 reste suspendue à une précision importante. En mars, on devrait connaître la facture prévisible du démantèlement des centrales et de la gestion des déchets.
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La conclusion de l'accord entre l'Etat fédéral et Engie sur la prolongation de deux réacteurs nucléaires de Doel 4 et Tihange 3 reste suspendue à une précision importante. En mars, on devrait connaître la facture prévisible du démantèlement des centrales et de la gestion des déchets. Ce devrait être le "chantier du siècle" et, à vrai dire, la Belgique n'a pas encore décidé l'option concrète qui serait privilégiée. L'enjeu financier concerne les provisions qu'Engie doit mettre de côté pour la gestion de ce volet sensible. Ce fut un noeud de fixation dans les négociations: plus de 14 milliards avaient été provisionnés mais la Commission fédérale ad hoc a réclamé en décembre 3,3 milliards supplémentaires. Une "méthode de calcul" a été fixée pour déminer le sujet, Engie ayant obtenu un plafonnement de sa contribution. Pourtant, le montant global de... 40 milliards a parfois été mentionné pour le démantèlement des centrales et la gestion des déchets. Concrètement, les déchets les plus radioactifs, de type C, seront-ils enfouis dans le sol, dans une couche géologique susceptible de les neutraliser? C'est l'option la plus évidente. Ce pourrait être le cas à Mol, où des études sont déjà menées. La Fondation Roi Baudouin a été chargée par le gouvernement fédéral de mener un débat sociétal sur le sujet. Mais le "chantier du siècle" deviendra-t-il aussi le "marché du siècle", voire le "couac politique du siècle"?